Un homme recevant un traitement contre le choléra dans le Akkar, au Liban-Nord, en octobre 2022. Photo João Sousa
Le Liban a enregistré vendredi quatre nouveaux cas de choléra mais aucun nouveau décès en 24 heures, portant le total à 573 cas confirmés et 20 décès, a indiqué le ministère de la Santé dans son rapport quotidien.
L'épidémie de choléra - la première dans le pays depuis 1993 - a commencé le 5 octobre lorsque le premier cas a été identifié dans le nord du Liban. Parallèlement, le nombre de lits d'hôpitaux occupés par des patients souffrant de la maladie ou soupçonnés de l'avoir contractée a diminué, passant de 55 à 50, selon le bilan du ministère, publié vendredi soir.
Le choléra est généralement causé par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés par la bactérie Vibrio cholerae, souvent présente dans les matières fécales. Les personnes infectées peuvent souffrir de diarrhée aiguë, mais la maladie peut aussi être asymptomatique.
Le ministre sortant de la Santé, Firas Abiad, a annoncé vendredi que la moitié des personnes vaccinées contre le choléra jusqu'à présent sont des Libanais, suivis des ressortissants syriens et des Palestiniens. Lors d'une conférence de presse, M. Abiad a précisé que les personnes vaccinées sont "53 % de femmes et 47 % d'hommes, et que la majorité des vaccinés sont âgés de 5 à 14 ans". La campagne de vaccination se poursuit dans des régions ciblées, notamment au Liban-Nord et dans la Békaa.
Quelque 24.353 vaccins ont été administrés entre jeudi et vendredi, pour un total de 189.953 doses depuis le début de la campagne samedi dernier, date où le ministère de la Santé a lancé une campagne prévue pour durer trois semaines et visant à vacciner environ 600.000 personnes.


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