Le chef d’un parti tunisien, opposant de premier plan au président Kaïs Saïed, a annoncé hier qu’il avait été interdit de quitter le pays, alimentant les inquiétudes quant au droit à la dissidence et au pluralisme démocratique en Tunisie. Fadel Abdel Kefi, chef du parti Afek Tounès, a déclaré que la police l’avait arrêté à l’aéroport international de Carthage et l’avait empêché de voyager. Cet événement intervient au lendemain de l’ouverture d’une enquête policière sur un journaliste local pour avoir écrit un article critique à l’égard du Premier ministre et à l’approche des élections législatives que les opposants de Kaïs Saïed ont qualifiées d’antidémocratiques. En juillet, Kaïs Saïed avait dissous le Parlement élu et renforcé ses pouvoirs présidentiels par le biais d’un référendum constitutionnel soutenu par une Assemblée législative affaiblie.
Monde - Dissidence
Un opposant politique tunisien interdit de quitter le pays
OLJ / le 17 novembre 2022 à 00h00


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avait dissout
13 h 23, le 17 novembre 2022