L’activiste germano-iranienne pour les droits humains, Nahid Taghavi, autorisée à quitter en juillet la prison d’Evin en Iran où elle était détenue depuis près de deux ans afin de bénéficier d’un traitement médical, a été à nouveau incarcérée, a annoncé dimanche sa fille. L’architecte de 67 ans, qui milite en particulier pour les droits des femmes, a été arrêtée dans son appartement à Téhéran le 16 octobre 2020, selon l’ONG Société internationale pour les droits de l’homme (SIDH), et condamnée en août 2021 à 10 ans et 8 mois de prison pour appartenance à un groupe illégal et pour propagande contre le régime. Par ailleurs, les autorités iraniennes ont affirmé hier avoir fourni des « preuves » aux pays concernés sur les actes commis selon elles par leurs ressortissants lors des manifestations qui agitent le pays depuis bientôt deux mois suite à la mort de Mahsa Amini, qualifiées par le régime d’« émeutes » fomentées par des « ingérences » étrangères. Si elles n’ont pas précisé leurs nationalités, les autorités iraniennes avaient annoncé en octobre l’arrestation de neuf étrangers, originaires notamment de Pologne, d’Italie et de France, et accusés de lien avec le mouvement de contestation.
Moyen-Orient - Iran
La militante binationale Nahid Taghavi retourne en prison
OLJ / le 15 novembre 2022 à 00h00


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