L’Union européenne est en train d’examiner de nouvelles sanctions contre l’Iran, en raison de la répression dans le pays de la vague de contestation déclenchée par la mort de Mahsa Amini, a indiqué lundi le chancelier allemand. « Je suis bouleversé que des personnes qui manifestaient pacifiquement en Iran aient perdu la vie, nous condamnons la violence disproportionnée des forces de sécurité et soutenons la population », a affirmé sur Twitter Olaf Scholz. « Nos sanctions de l’Union européenne sont importantes, nous sommes en train d’examiner des mesures supplémentaires », a-t-il ajouté, sans plus de détail. La veille, sa ministre des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, avait indiqué que la possibilité de désigner les gardiens de la révolution comme une organisation terroriste était à l’étude. « Comme je l’ai clairement indiqué la semaine dernière, nous lancerons un nouveau paquet de sanctions, nous examinons également comment nous pouvons répertorier les gardiens de la révolution comme une organisation terroriste », avait-elle dit à la chaîne de télévision publique allemande ARD. L’Iran a dénoncé lundi par avance comme « illégal » un tel projet.
Sur un autre plan, les autorités iraniennes ont annoncé lundi avoir arrêté sept personnes impliquées dans un attentat meurtrier revendiqué par le groupe jihadiste État islamique, qui a visé mercredi dernier un sanctuaire chiite à Chiraz, dans le sud du pays. Au moins 13 personnes avaient été tuées.


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