Robert Lewandowski (de dos, au centre de l’image) célébrant son but victorieux avec ses coéquipiers lors du précieux succès du FC Barcelone sur la pelouse de Valence. Pablo Morano/Reuters
Merci « Lewy » ! Trois jours après la claque 3-0 reçue face au Bayern Munich et l’élimination de la C1 subie au Camp Nou, le Barça était encore engourdi à Valence, mais a finalement réussi à emporter les trois points grâce à un but providentiel de son goleador polonais, à la conclusion d’un joli centre de Raphinha.
Les scènes de joie aperçues côté blaugrana au coup de sifflet final en disent long sur le rescapé qu’est le Barça, auteur d’un match brouillon et pauvre en occasions... et contrastent avec les coups durs encaissés pendant le match.
Après la sortie d’Edinson Cavani dès la 18e minute (visiblement touché à la cheville droite) côté valencien, les Catalans ont perdu Eric Garcia juste avant la pause, qui a cédé sa place à Marcos Alonso (42e)... et au retour des vestiaires, c’est le défenseur international Jules Koundé qui a demandé le changement (73e), après être resté plusieurs minutes assis sur la pelouse de Mestalla en se tenant l’arrière de la cuisse gauche.
Une sortie qui a déclenché toutes les alarmes en Catalogne et au sein de l’équipe de France, déjà décimée par les blessures (Lucas Hernandez, Raphaël Varane, Paul Pogba...) à trois semaines du Mondial au Qatar (20 novembre – 18 décembre).
Ce n’est pas la première fois que Koundé subit une blessure musculaire à la cuisse gauche cette saison. Le 22 septembre, il avait dû céder sa place en première période contre l’Autriche avec les Bleus (2-0).
Après la rencontre, Xavi, son entraîneur au Barça, sans précision, a voulu minimiser la gravité de la blessure de l’ancien Bordelais : « On dirait que ce n’est pas une blessure, que c’est une grosse douleur. On espère que ce n’est pas une blessure », a-t-il souhaité.
Malgré ces gros bémols, le Barça a réussi à arracher la victoire et revient provisoirement à hauteur du Real Madrid (31 points).
L’Atléti déchante
Plus tôt dans la journée, l’Atlético Madrid n’a pas connu la même fortune. Trois jours après le cruel 2-2 contre Leverkusen en C1, avec un penalty accordé après le coup de sifflet final, mais loupé par Yannick Carrasco, l’Atlético Madrid a encore déchanté à Cadix après une fin de match complètement folle qui a vu les Colchoneros revenir à 2-2 avant d’encaisser un but fatal à la 90e+9.
Les Rojiblancos ont été surpris après seulement 28 secondes de jeu par une reprise du gauche de Théo Bongonda et ont encaissé un second but signé Alex Fernandez à la 81e qui semblait sceller la défaite... mais les Madrilènes ont sonné la révolte grâce à Antoine Griezmann et João Felix en fin de match.
Les deux remplaçants, entrés à l’heure de jeu, ont relancé leur équipe encore meurtrie par leur élimination dès la phase de poules de la Ligue des champions. À la 85e, le Français trouvait, sur corner au second poteau, le Portugais qui a décoché une reprise acrobatique déviée dans ses propres cages par Luis Hernandez pour le 2-1.
Puis à la 89e, le Menino de ouro (le Garçon en or, en portugais) a remis les siens à flot avec une frappe pure et tendue du droit depuis l’extérieur de la surface.
Séville s’enfonce
Mais au bout du temps additionnel, Ruben Sobrino, esseulé au second poteau, a hérité d’un long centre d’Ivan Alejo, avant de le pousser de manière peu académique dans la cage adverse (90e+9) pour enterrer définitivement les espoirs madrilènes, toujours troisièmes, mais qui pointent désormais à huit longueurs du Barça et du Real.
Pire, Diego Simeone a perdu son attaquant Alvaro Morata, sorti visiblement touché à la cheville droite dès la 10e minute après un contact dans la surface.
Pour Cadix, il s’agit d’une victoire majuscule. Les Andalous, avant-derniers de Liga avant cette rencontre, n’avaient gagné qu’un seul match avant celui-ci cette saison (1-0 à Valladolid le 16 septembre).
Les Gaditains enregistrent ainsi leur premier succès de la saison à domicile et reviennent à égalité de points avec le Séville FC de Jorge Sampaoli (10 points), qui continuent leur descente aux enfers, surpris 1-0 à domicile par le Rayo Vallecano samedi.
Patxi VRIGNON- ETXEZAHARRETA/AFP

