En hommage au professeur Melhem Chaoul, intellectuel pluridisciplinaire dont le décès prématuré a profondément affecté ses nombreux amis dans les milieux culturels et universitaires libanais, au vu du large éventail de sujets auxquels il s’est intéressé durant sa carrière, de ses nombreux écrits sociologiques et politiques, des multiples causes qu’il a soutenues et des luttes qu’il a menées, l’Institut des sciences politiques de l’USJ organise un colloque intitulé : « Réflexions sur le soulèvement populaire libanais. La thaoura d’octobre 2019 trois ans après : de l’espoir à la désillusion ? »
L’initiative de ce colloque revient au professeur Karim-Émile Bitar, ancien directeur de l’ISP, avec le soutien du recteur de l’USJ, le RP Salim Daccache, s.j. de la nouvelle doyenne de la faculté de droit et des sciences politiques de l’USJ Marie-Claude Najm et du nouveau directeur de l’ISP Sami Nader, et en collaboration avec l’ambassadeur Nawaf Salam, juge à la Cour internationale de justice et ami de longue date de Melhem Chaoul, ainsi que de son épouse, la professeure Nada Nassar-Chaoul. Son enjeu consiste à lier les questions analysées par Melhem Chaoul à une actualité pouvant intéresser un large public, aussi bien ses compagnons de route que les jeunes étudiants dont les préoccupations sont prioritairement axées sur l’avenir politique, économique et social du Liban.
De ce fait, il a été décidé d’analyser le soulèvement d’octobre 2019 selon trois axes de réflexion :
- Le premier axe sera consacré au « Phénomène politique de la thaoura. Présidé par Nawaf Salam, qui présentera quelques réflexions introductives au thème, il traitera successivement de « La révolution et l’État de droit » (Melhem Khalaf), de la question « du soulèvement à la contre-révolution » (Karim-Émile Bitar), des « Valeurs libérales dans la révolution » (Maha Yahya, en anglais) et des « Destins d’une révolution » (Joseph Maïla).
- Le deuxième axe aura pour thème « Le changement dans une société polarisée et segmentée ». Présidé par Karim-Émile Bitar, qui se demandera « Quel changement à l’ombre d’une milice et d’une oligarchie politico-financière rétives à toute réforme ? », il débutera par une intervention ayant pour thème : « Confessionnalisme, violence, pandémie et bandits : comment le soulèvement populaire fut étouffé » (Ziad Majed), suivi par « La lutte pour le changement social et économique dans un contexte postrévolutionnaire » (Jad Ghosn, en arabe) puis par la question de savoir « Quelle théorie pour un changement dans la période à venir ? » (Diana Menhem, en arabe). Pour clôturer cet axe, Pierre Issa se demandera : « Quelle action politique et quelle organisation de l’opposition après la thaoura ? »
- Le troisième axe, quant à lui, traitera en toute logique des « perspectives d’avenir ». Présidé par Marie-Claude Najm, qui introduira la dimension culturelle du colloque avec « Révolution culturelle et culture de l’espoir », il débutera par la question « Des droits dans le droit à la révolution » (Ziyad Baroud), suivi par un thème très actuel, « Le changement par la jeunesse ? Fossé générationnel et nouveaux modes de mobilisation politique » (Michel Hélou), puis par la dimension éducative avec « Éducation au changement et transformations dans l’enseignement supérieur » (Nada Moghaizel-Nasr) et, enfin, par le bilan final d’Alexandre Najjar « Acquis et carences de la révolution ».
Chacun des axes sera suivi d’un débat dans lequel le public aura l’occasion d’exprimer ses idées et ses observations autour du thème traité.
La note finale, plus personnelle, sera donnée par l’épouse de Melhem Chaoul, Nada Nassar-Chaoul, qui présentera « Melhem Chaoul l’homme ».
Ce colloque se tiendra en hommage au professeur Melhem Chaoul, ISP, USJ : « Réflexions sur le soulèvement populaire libanais. La thaoura d’octobre 2019, trois ans après : de l’espoir à la désillusion ? »
Date : vendredi 28 octobre, de 15h à 20h30.
Lieu : Université Saint-Joseph, amphithéâtre Gulbenkian, campus des sciences sociales, rue Huvelin, Achrafieh
Programme complet sur https://www.usj.edu.lb/intranet/actu/pdf/12530_2216.pdf


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