LeBron James (à droite) en action face à la défense de Wendell Moore Jr. des Timberwolves de Minnesota durant un match de préparation à la Crypto.com Arena. Richard Mackson/« USA Today Sports »
Nouvelle saison sans bague pour les L.A. Lakers ? Loin de la confiance affichée l’an passé à la même époque, la franchise de Los Angeles peine toujours à s’affirmer comme l’un des favoris au titre NBA. Désormais moins bien armés sur le papier que leurs voisins honnis des Clippers, les champions 2020 demeurent dans l’inconnu à l’aune de cette nouvelle saison (qu’ils débuteront ce jeudi par un choc sur le parquet des Golden State Warriors), eux qui n’ont même pas atteint les play-offs dans l’exercice précédent.
Malgré le recrutement de Russell Westbrook, recordman du nombre de triples doubles en NBA, la mayonnaise n’a jusqu’à maintenant jamais pris entre le MVP 2017 et sa nouvelle franchise. Véritable boule d’énergie sur un parquet, il a grandement peiné à s’intégrer dans un projet de jeu devenu vite balbutiant, voire inexistant, faisant même l’objet de moqueries pour des bourdes à répétition qui trahirent un évident malaise.
Avec son salaire de 47 millions de dollars la saison, les L.A. n’ont pas réussi à le vendre et ont dans le même temps recruté Pat Beverley, alors que les deux joueurs ont un passif. Ce dernier, qui aimait aussi empoisonner la vie de LeBron James quand il jouait dans l’équipe rivale des Clippers, a assuré que la hache de guerre était enterrée, qualifiant même Westbrook de « meilleur ami » des Lakers.
Cette relation, pour l’heure tout sourire, devra passer l’épreuve du terrain, car ils seront en concurrence au poste de meneur. À moins que Darvin Ham, forcément sous pression pour sa première année au poste d’entraîneur, ne décide de les associer... sur le banc au profit du revenant Dennis Shröder. Mais l’Allemand vient de se blesser à un doigt.
Saison record pour LeBron ?
Le nouveau coach des L.A. a néanmoins fait de la défense son chantier prioritaire. Sur ce plan, Beverley va apporter sa hargne et sa dureté à un groupe qui en a énormément manqué la saison passée. « Les équipes qui savent être dissuasives quand c’est nécessaire sont celles qui gagnent. Si on défend bien, si on oblige les adversaires à prendre des tirs difficiles, si on limite leurs possibilités de marquer, si on est présent au rebond, cela nous mettra sur la voie de la réussite », a estimé LeBron James à l’aube de sa 20e saison, durant laquelle il pourrait dépasser le légendaire Kareem Abdul-Jabbar comme meilleur marqueur de l’histoire de la Ligue.
À 37 ans, son objectif reste toutefois une cinquième bague de champion. Pour cela, « le plus important est d’être disponible pour l’équipe », a dit la superstar, moins en jambes que les années précédentes, lui qui n’a joué que 56 des 82 matchs de la dernière saison régulière.
L’ancien ailier des Miami Heats et des Cleveland Cavaliers espère surtout être épargné par les blessures, tout comme le pivot Anthony Davis au cours des deux années passées, au point d’avoir été critiqué pour sa prétendue fragilité. Il aura d’autant plus de choses à prouver que James lui a demandé « de prendre les rênes en attaque ».
Enfin la paix et l’unité chez les Nets ?
L’été fut orageux à Brooklyn. Après l’annus horribilis que les Nets viennent de traverser, jalonnée par la non-vaccination du meneur Kyrie Irving, longtemps resté hors des parquets, et le départ en février de l’arrière James Harden à Philadelphie en échange de Ben Simmons, qui n’a pas joué un seul match avec les Nets lors de la seconde partie de saison à cause de son dos.
Frustré, Kevin Durant est alors parti au bras de fer en réclamant d’être transféré, avant de consentir à rester à Brooklyn, à condition que le manager général Sean Marks et l’entraîneur Steve Nash soient évincés. Rien de cela ne s’est produit : tout comme Irving, convoité par les Lakers, « KD » demeure un joueur des Nets avec lesquels il n’a jamais dépassé les demi-finales de conférence Est en deux saisons.
« Est-ce qu’on peut passer à autre chose ? Je sais que c’est une histoire intéressante, que le drame est vendeur, je comprends ça. Mais je n’ai manqué aucun match, je n’ai manqué aucun entraînement, je suis toujours là. J’espère donc que nous pourrons dépasser cela », a-t-il récemment déclaré.
Une situation toujours explosive qu’a tenté de dédramatiser le coach de la franchise new-yorkaise : « Ça va... toutes les familles ont des problèmes. Ça arrive, c’est une situation courante dans la Ligue. Mais c’est derrière nous », a rassuré Steve Nash, qui sera plus sous pression que jamais pour enfin bâtir un collectif performant et créer une identité de jeu.
Sa tâche sera grandement facilitée si Irving et Simmons redeviennent des joueurs de basket à part entière. Mais les Nets ne semblent toutefois pas en mesure de lutter avec les Bucks de Milwaukee ou les Boston Celtics, les deux grands favoris de la conférence Est, vu le peu de renforts enregistrés à l’intersaison, seulement ponctuée par les arrivées des ailiers Markieff Morris et Royce O’Nealet, ainsi que de l’arrière TJ Warren.
G.B. avec AFP


La France soutient un cessez-le-feu, se « tient à disposition », déclare Macron