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Moyen-Orient - Mort De Mahsa Amini

Raïssi accuse les États-Unis de vouloir déstabiliser l’Iran

Raïssi accuse les États-Unis de vouloir déstabiliser l’Iran

Capture d’écran d’une vidéo montrant des femmes se faisant malmener par les forces de sécurité iraniennes à Rasht, dans la province de Gilan, le 12 octobre 2022. Photo AFP

Le président iranien a accusé jeudi les États-Unis de chercher à déstabiliser son pays, confronté depuis près d’un mois à des manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini, une mobilisation qui ne faiblit pas malgré la répression accrue.

Le décès le 16 septembre de cette Kurde iranienne de 22 ans a déclenché la plus grande vague de manifestations et de violence que la République islamique ait connue depuis près de trois ans. La jeune femme avait été arrêtée trois jours auparavant par la police des mœurs à Téhéran pour avoir, selon celle-ci, enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique pour les femmes, prévoyant notamment le port du voile.

Depuis, des jeunes femmes, étudiantes et écolières sont à l’avant-garde des manifestations au cours desquelles elles scandent des slogans antigouvernementaux, mettent le feu à leur foulard et affrontent les forces de sécurité dans les rues.

« Femme, vie, liberté » – slogan du mouvement de contestation – ont à nouveau été scandés dans la nuit de mercredi à jeudi à Boukan (Nord-Ouest), ville où des manifestants ont brûlé le drapeau iranien.

Le mouvement de contestation en Iran, le plus important depuis celui de 2019 contre la hausse du prix de l’essence, a entraîné des manifestations de solidarité dans de nombreuses villes du monde ainsi que des sanctions américaines et européennes visant des responsables iraniens impliqués dans la répression des manifestations qui a fait des dizaines de morts et entraîné des centaines d’arrestations.

Une nouvelle fois jeudi, le régime iranien s’en est pris aux États-Unis, accusant son ennemi juré d’être responsable de la situation : « Washington et ses alliés ont recours à une politique de déstabilisation vouée à l’échec », a déclaré le président ultraconservateur, Ebrahim Raïssi.

Répression croissante

La répression des manifestations a déjà fait au moins 108 morts, selon des ONG. Des coups de feu et des gaz lacrymogènes ont de nouveau été tirés contre des manifestants descendus dans la nuit dans tout le pays, notamment dans les villes d’Ispahan (Sud), de Machhad (Nord-Est), de Rasht (Nord), de Saghez (ville natale d’Amini), et dans la capitale Téhéran. Des vidéos en ligne montrent des manifestants qui affrontent les forces de sécurité cherchant à les arrêter, obligeant parfois des policiers à fuir. Sur une vidéo, des femmes se font malmener par les forces de sécurité, notamment un homme qui semble être Armin Amoozad Haramzadeh, le gouverneur adjoint de Rasht, dans la province de Gilan.

Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo, des ouvriers du secteur énergétique se sont joints au mouvement de contestation cette semaine en se mettant en grève à l’usine pétrochimique d’Asalouyeh (Sud-Ouest), à Abadan (Ouest) et Bouchehr (Sud).

Des affrontements meurtriers ont frappé en particulier Sanandaj, capitale de la province du Kurdistan d’où est originaire Mahsa Amini. La ville de Zahedan (Sud-Est) a également été touchée par des violences déclenchées le 30 septembre lors de manifestations contre le viol présumé d’une jeune fille par un policier, qui ont fait au moins 93 morts, selon l’IHR.

Pour faire face à la contestation, les autorités iraniennes ont bloqué l’accès aux réseaux sociaux, notamment aux applications Instagram et WhatsApp, et lancé une campagne d’arrestations massives, alors que la répression s’accroît.

Et les juges en Iran ont reçu pour consigne de ne pas prononcer des peines « faibles » contre les « principaux éléments des émeutes », a rapporté jeudi le site d’information du pouvoir judiciaire, en référence aux manifestations.

Dans un rapport publié mercredi, l’agence de presse Human Rights Activists News Agency a déploré « l’utilisation non réglementée de fusils de chasse à plomb par les forces de l’ordre provoquant des blessures chez de nombreux manifestants », notamment contre des personnes âgées, des adolescents ou même des enfants. « Le nombre de détenus est estimé à au moins 5 500 personnes » depuis le début du mouvement, selon l’agence.

Source : AFP

Le président iranien a accusé jeudi les États-Unis de chercher à déstabiliser son pays, confronté depuis près d’un mois à des manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini, une mobilisation qui ne faiblit pas malgré la répression accrue.Le décès le 16 septembre de cette Kurde iranienne de 22 ans a déclenché la plus grande vague de manifestations et de violence que la République islamique ait connue depuis près de trois ans. La jeune femme avait été arrêtée trois jours auparavant par la police des mœurs à Téhéran pour avoir, selon celle-ci, enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique pour les femmes, prévoyant notamment le port du voile.Depuis, des jeunes femmes, étudiantes et écolières sont à l’avant-garde des manifestations au cours desquelles elles scandent des slogans...
commentaires (2)

Par ailleurs aujourd'hui à Zahedan ville sunnite baloutche les manifestants sont sortis en très grand nombre après la prière du vendredi en clamant Mort aux Bassiji accompagnés de Takbirs. Ce qui montre bien qu'il ne s'agit ni d'une révolution féministe ni d'une révolution "laïque" mais bien AVANT TOUT d'une révolution des iraniens, TOUS les iraniens, contre leur régime. Il suffit de voir sur une carte de l'Iran où est Saqqez ville de Mahsa Amini emblème de la révolution et où est Zahedan pour comprendre l'immensité de la colère des iraniens contre leur régime. Cette dernière semaine a connu TOUS LES JOURS des manifestations similaires aux vendredis de la révolution syrienne. Depuis les quelques années que je commente l'OLJ, je n'ai de cesse de montrer que l'entité néo-safavide cancer du Moyen-Orient de Beyrouth à Téhéran en passant par Damas Baghdad et Sanaa est bien plus faible qu'on ne le pense. Tout le monde comprend maintenant que cette entité est bien moins populaire, bien moins forte à Téhéran qu'à Dahiyeh. Même à Qom, citadelle par excellence du régime des mollah, des manifestants ont bloqué les rues en brûlant des pneus et en insultant Khamenei, chose qu'on n'est pas prêt de voir à Dahiyeh. Il faut bien comprendre que c'est maintenant notre Liban qui est l'ultime forteresse de cette entité malade en perdition. A nous de lui porter le coup de grâce, il en va de la survie du Liban !

MAKE LEBANON GREAT AGAIN

23 h 03, le 14 octobre 2022

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Commentaires (2)

  • Par ailleurs aujourd'hui à Zahedan ville sunnite baloutche les manifestants sont sortis en très grand nombre après la prière du vendredi en clamant Mort aux Bassiji accompagnés de Takbirs. Ce qui montre bien qu'il ne s'agit ni d'une révolution féministe ni d'une révolution "laïque" mais bien AVANT TOUT d'une révolution des iraniens, TOUS les iraniens, contre leur régime. Il suffit de voir sur une carte de l'Iran où est Saqqez ville de Mahsa Amini emblème de la révolution et où est Zahedan pour comprendre l'immensité de la colère des iraniens contre leur régime. Cette dernière semaine a connu TOUS LES JOURS des manifestations similaires aux vendredis de la révolution syrienne. Depuis les quelques années que je commente l'OLJ, je n'ai de cesse de montrer que l'entité néo-safavide cancer du Moyen-Orient de Beyrouth à Téhéran en passant par Damas Baghdad et Sanaa est bien plus faible qu'on ne le pense. Tout le monde comprend maintenant que cette entité est bien moins populaire, bien moins forte à Téhéran qu'à Dahiyeh. Même à Qom, citadelle par excellence du régime des mollah, des manifestants ont bloqué les rues en brûlant des pneus et en insultant Khamenei, chose qu'on n'est pas prêt de voir à Dahiyeh. Il faut bien comprendre que c'est maintenant notre Liban qui est l'ultime forteresse de cette entité malade en perdition. A nous de lui porter le coup de grâce, il en va de la survie du Liban !

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    23 h 03, le 14 octobre 2022

  • "ville où des manifestants ont brûlé le drapeau iranien". L'AFP devrait un minimum surveiller ses articles. En lisant que des manifestants à Bukan ont brûlé le drapeau iranien on pourrait croire que ses habitants Kurdes ou Azéris il me semble rejettent leur appartenance à l'Iran. Il n'en est absolument rien. Tous les iraniens qui manifestent rejettent le drapeau actuel parce qu'il contient en son centre la "chahada en forme de tulipe" inventée de toutes pièces par Khomeiny pour remplacer le lion solaire emblème de la monarchie. Ce n'est pas le drapeau de l'Iran qui est brûlé, c'est le drapeau du régime des mollah.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    22 h 37, le 14 octobre 2022

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