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Sport - Ligue Des Champions

Barcelone déchante, Marseille revient dans la course

Tenu en échec (3-3) sur sa pelouse par l’Inter Milan, le Barça est aux portes de la C3. En enchaînant un second succès d’affilée (0-2) face au Sporting Portugal, l’OM peut à nouveau rêver de sa première qualification en 8es depuis plus d’une décennie.

Barcelone déchante, Marseille revient dans la course

Robert Lewandowski dépité après le match nul (3-3) concédé par le FC Barcelone face à l’Inter Milan au Camp Nou lors de la 4e journée de Ligue des champions. Josep Lago/AFP

Grâce à deux buts en fin de match de Robert Lewandowski, le FC Barcelone a arraché le nul 3 à 3 contre l’Inter Milan mercredi, mais ne garde plus qu’un infime espoir de voir les 8es de finale de la Ligue des champions, qui semblent promis aux Italiens.

S’il y avait un match à voir et revoir en ce début de saison européenne, ce serait bien celui-là. Passés par toutes les émotions, les Catalans, qualifiés avant la pause, ont ensuite cru être évincés de la compétition, mais Robert Lewandowski, par deux fois, a permis aux Blaugranas de conserver un mince espoir et d’arracher le nul (3-3) dans les ultimes instants d’une rencontre complètement folle.

« Nos erreurs nous ont tués »

Dans un Camp Nou bouillant et plein de 92 302 spectateurs, les hommes de Xavi ont joué leur va-tout et ont commencé à y croire avant la pause. Au terme d’une première période jalonnée de multiples occasions de part et d’autre, l’ailier français Ousmane Dembélé trouvait enfin la faille à la 40e minute en coupant un centre de Sergi Roberto. De quoi électriser tout le stade et replacer le club catalan à la deuxième place du groupe C.

Mais la joie barcelonaise fut de courte durée. Vainqueurs (1-0) au match aller, les Nerazzurri ont réagi dès le retour des vestiaires. À la 50e, Nicolo Barella est trouvé en profondeur par Alessandro Bastoni. Il contrôle de la poitrine avant d’ajuster Marc-André ter Stegen du gauche pour remettre l’Inter à niveau. Xavi lance un regard noir à Gérard Piqué qui a couvert Barella par un positionnement défensif hasardeux.

Une erreur qui aura enclenché la déferlante intériste. À la 63e, après une perte de balle du capitaine Sergio Busquets au milieu du terrain, Eric Garcia laisse Lautaro Martinez contrôler un ballon long à l’entrée de la surface et ajuster une frappe millimétrée qui heurtera les deux poteaux de Marc-André ter Stegen avant de faire trembler les filets.

Jetant leurs dernières forces dans la bataille, les Catalans tenteront de revenir jusqu’au bout. Muet face aux buts adverses depuis la première journée, Robert Lewandowski redonne espoir aux siens à la 82e en propulsant d’une frappe soudaine un ballon mal dégagé par la défense milanaise qui a surpris André Onana... mais la joie sera vite coupée par le but de Robin Gosens à la 89e, célébré sans retenue par tout le banc nerazzurro, entré sur la pelouse pour sauter dans les bras de l’Allemand.

Des effusions de joie auxquelles répliquera le « goleador » polonais dans la foulée (90e+2) d’une magnifique tête décroisée sur un centre d’Eric Garcia. Pas non plus de quoi satisfaire les supporters blaugranas, dont les quelques huées au coup de sifflet final ont témoigné de leur mécontentement, conscients que ce résultat nul est quasiment synonyme d’élimination.

« Même si on a mathématiquement encore une chance, ce n’est plus de notre ressort. On garde espoir, mais ce sera très difficile. Et c’est à cause de nos erreurs, rien d’autre. Nos erreurs nous ont tués. C’est cruel, c’est dur. C’est ma responsabilité. Je suis fâché, déçu, triste, contrarié et un peu enragé aussi. Cette compétition a été cruelle avec nous », a regretté Xavi en conférence de presse d’après-match.

Le Barça peut aussi remercier ter Stegen. Le portier allemand, décisif à de multiples reprises tout au long du match, a également évité le 4e but lombard en remportant un ultime duel face à Matteo Darmian à la 95e minute. Un arrêt capital qui évite la défaite, mais qui ne rendra pas la tâche des Blaugranas beaucoup plus aisée.

Parti pour être à nouveau reversé en Ligue Europa, comme la saison passée, le Barça devra trouver d’urgence des solutions pour corriger ses lacunes défensives en vue du clásico qui s’annonce ce week-end face au Real Madrid.

Devançant de trois unités ses adversaires du soir, l’Inter (7 pts) n’aura plus qu’à terminer le travail dans deux semaines sur ses terres face à la modeste équipe du Victoria Plzen, une nouvelle fois largement dominée (4-2) par l’autre grosse cylindrée de cette « poule de la mort », le Bayern Munich, qui a déjà assuré sa qualification.

Liverpool écrase les Rangers

Grâce à un doublé de Roberto Firmino et au triplé le plus rapide de l’histoire en Ligue des champions par Mohammad Salah, Liverpool a pris une belle option pour les huitièmes de finale en étrillant chez eux les Glasgow Rangers (7-1).

Les Reds sont désormais deuxièmes du groupe A avec 9 points, six de plus que l’Ajax Amsterdam (3e) chez qui ils se rendront le 26 octobre, avant de recevoir de surprenants Napolitains le 1er novembre. Les Italiens ont une nouvelle fois impressionné en dominant largement l’Ajax Amsterdam (4-2) sur leur pelouse du stade Diego Armando Maradona et s’affirment encore un peu plus comme l’équipe la plus prolifique de cette C1 avec 17 buts inscrits en 4 matchs.

C’est une grosse bouffée d’air frais pour les Reds avant de voir débouler à Anfield, dimanche, un Manchester City déjà qualifié en laissant Erling Haaland sur le banc 90 minutes, mardi, à Copenhague (0-0). Jürgen Klopp avait, lui, décidé de laisser Mohammad Salah près de 70 minutes sur le banc, expliquant ce choix par les efforts défensifs importants faits par l’Égyptien lors de la défaite 3-2 contre Arsenal ce week-end.

Avec une défense affaiblie par les absences de Joël Matip et Trent Alexander-Arnold, les Reds ont subi l’entame de match très tonique des Écossais dans un Ibrox Park bouillant.

Jouant leur dernière chance à fond, les Rangers y ont même cru très fort quand Scott Arfield a ouvert le score après une magnifique combinaison (1-0, 17e), leur premier but dans la compétition depuis près de 12 ans.

« On a pris ce but qui était bien joué, mais la réaction a été bonne », a souligné après le match Jürgen Klopp. « Tout le monde a été au top dans un match difficile et qui aurait pu être beaucoup plus compliqué, on le sait. C’est pour ça que je suis vraiment satisfait », a-t-il ajouté.

De fait, loin de s’écrouler, Liverpool n’a guère eu le temps de gamberger en égalisant sept minutes après sur une tête de Firmino au premier poteau sur corner (1-1, 24e).

La seconde période a été à sens unique. « Plus le match avançait, plus on jouait court, ce qui fait qu’on a eu plus de pression de leur part, et cela ne nous a pas réussi », a déploré le coach du club écossais Giovanni Van Bronckhorst.

Dès la 55e, les Anglais ont pris les commandes sur un caviar de Joe Gomez, qui remplaçait Alexander-Arnold à droite, pour l’inévitable Firmino (1-1). Le Brésilien a ensuite offert, d’une déviation derrière sa jambe d’appui, une passe décisive délicieuse à Darwin Nunez pour le 3-1 (66e).

« Après ça, tout est allé très vite, on a concédé trop de buts faciles », a analysé Van Bronckhorst. Deux minutes plus tard, l’Uruguayen a cédé sa place à un Salah longtemps bougon, lui qui est habituellement si souriant.

Ni son premier but (4-1, 75e) ni le deuxième (5-1, 80e) n’avait suffi pour activer ses zygomatiques. Mais le troisième, inscrit d’une superbe frappe enveloppée dans le petit filet opposé (6-1, 81e), a bien fini par illuminer son visage. L’Égyptien peut en effet se satisfaire d’avoir réalisé le triplé le plus rapide de l’histoire en C1 en seulement six minutes et douze secondes.

Grâce à trois passes décisives de Jota, rentré cinq minutes après lui, il a ainsi doublé le nombre de buts qu’il avait inscrits dans le jeu cette saison et a porté son total à 38 sur la scène européenne, faisant de lui le joueur le plus prolifique dans la compétition pour un club de Premier League.

« À jamais les premiers »

Seul club de l’Hexagone à avoir soulevé la coupe aux grandes oreilles, l’OM pourra désormais se targuer d’être la première équipe française à remporter un match de Coupe d’Europe en terres lusitaniennes.

Sortis vainqueurs (4-1) de la première manche la semaine dernière au stade Vélodrome, les Olympiens ont récidivé à Lisbonne en dominant à nouveau le Sporting Portugal (0-2) grâce à une prestation très sérieuse qui a ravi l’entraîneur phocéen : « On a fait un bon match du début à la fin. (...) Je suis fier pour le club et les fans. Maintenant, avec ces six points, on peut commencer à rêver de passer », s’est félicité Igor Tudor à la fin de la rencontre.

Comme au match aller il y a une semaine, l’OM, porté par les jambes de feu de l’international marocain Amine Harit, a profité des maladresses du Sporting qui a encore dû évoluer en infériorité numérique avec ces deux nouveaux cartons rouges.

Alors qu’il venait d’être averti, le très fruste Ricardo Esgaio est ainsi intervenu très en retard sur Harit en pleine surface pour une terrible double peine : second avertissement et penalty. Parfaitement transformé par Mattéo Guendouzi à l’aide du poteau droit, Marseille prenait le score dès la 20e avec en prime le luxe d’évoluer à onze contre dix pendant plus d’une heure.

La jeune équipe portugaise a encore facilité la vie de l’OM et n’a pu faire le poids dans une telle situation. Après une première frappe d’Alexis Sanchez péniblement repoussée par l’inquiétant Franco Israel, gardien numéro 2, le Chilien n’a pas manqué une seconde fois de doubler la mise au bout d’une action tranchante de Harit, inarrêtable tout au long du match (30e, 2-0).

Celui-ci est devenu plus déséquilibré encore avec une nouvelle expulsion de l’ailier portugais Pedro Gonçalves (61e). Bénéficiant d’une fin de match très tranquille, les Phocéens se sont même offert le luxe de faire tourner et de préparer au mieux le « Classique » du championnat de France face au PSG dimanche prochain.

Fort de ses six points pris contre les Lisboètes, l’OM dépasse s’installe à la deuxième place du groupe aux dépens du Sporting D, un point derrière Tottenham et deux devant Francfort où il se rendra dans deux semaines.

G.B. avec AFP

Grâce à deux buts en fin de match de Robert Lewandowski, le FC Barcelone a arraché le nul 3 à 3 contre l’Inter Milan mercredi, mais ne garde plus qu’un infime espoir de voir les 8es de finale de la Ligue des champions, qui semblent promis aux Italiens.S’il y avait un match à voir et revoir en ce début de saison européenne, ce serait bien celui-là. Passés par toutes les émotions, les Catalans, qualifiés avant la pause, ont ensuite cru être évincés de la compétition, mais Robert Lewandowski, par deux fois, a permis aux Blaugranas de conserver un mince espoir et d’arracher le nul (3-3) dans les ultimes instants d’une rencontre complètement folle.« Nos erreurs nous ont tués » Dans un Camp Nou bouillant et plein de 92 302 spectateurs, les hommes de Xavi ont joué leur va-tout et ont commencé à y...
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