Le Brésilien Neymar devancé par le milieu portugais Florentino Luis lors du match-nul (1-1) concédé par les Parisiens face au Benfica Lisbonne ce mardi au Parc des Princes. Anne-Christine Poujoulat/AFP
La qualification attendra... Si le PSG espérait conclure l’affaire dès la quatrième des six journées, l’opposition accrocheuse de Benfica et les remous en coulisses autour de Mbappé, buteur sur penalty, incitent à se contenter de ce nul, le troisième consécutif toutes compétitions confondues.
Malgré ce résultat peu flatteur, Paris reste coleader du groupe H (8 points) en compagnie de leurs adversaires lisboètes, et profit de la nouvelle défaite de la Juventus Turin (3 points), qui a sombré 2-0 face au Maccabi Haïfa (3 points) et voit ses chances de qualifications être quasiment réduites à néant.
Contexte tendu
Au Parc des Princes, sans Lionel Messi (touché à un mollet), tous les regards étaient tournés vers Mbappé, héros d’un mauvais psychodrame comme le PSG en a le secret. Quelques heures avant le coup d’envoi, Marca, un célèbre quotidien sportif espagnol, étayait dans ses colonnes les envies d’ailleurs de l’attaquant français, lui qui a pourtant prolongé de 3 ans son aventure parisienne en juin dernier. Une information qui s’est répandue comme un traînée de poudre après avoir été relayée par de nombreux médias français, au point de contraindre les dirigeants de démentir fermement cette hypothèse.
« Kylian ne m’a jamais parlé de ça. Je démens cette info », a réfuté Luis Campos, nouveau directeur sportif du club parisien depuis cet été. Des velléités de départ dès le mois de janvier auxquelles a réagi l’entraîneur parisien Christophe Galtier au micro de Canal+. « Je vois Kylian tous les jours, il a donné une très bonne réponse ce soir, il a été buteur, il a été créatif, dangereux », a-t-il assuré à la fin de la rencontre.
De fait, avant et pendant le match, le mécontentement supposé de Mbappé n’a jamais transparu. C’est même lui qui a ouvert le score sur un penalty obtenu par Juan Bernat (40e), devenant par la même occasion le meilleur buteur de l’histoire du club parisien en Ligue des champions (31 buts). Le Bondynois a toutefois dû céder sa place dans les dix dernières minutes de la rencontre en raison d’une douleur à la cheville causée par un mauvais tacle d’un joueur portugais. Une petite blessure qui ne l’a pas empêché de propulser une reprise de volée dans les filets benfiquistes à la 85e minute, mais ce but salvateur a été logiquement invalidé pour hors-jeu.
Plus tôt, Benfica a profité d’une erreur d’inattention de Marco Verratti, auteur d’une faute évitable dans la surface de réparation, pour revenir au score à nouveau sur penalty, transformé par Joao Mario à la 61e minute. Les deux équipes se sont ainsi séparées sur un nouveau nul qui les rapproche de leur objectif, les 8es de finale, à quatre jours du classique de Ligue 1 entre le PSG et l’OM.
City freiné mais qualifié
Même sans Erling Haaland remplaçant, Manchester City a assuré l’essentiel avec un nul 0-0 à Copenhague qui qualifie mathématiquement l’équipe de Pep Guardiola pour les phases finales de la compétition, à la faveur d’un nul 1-1 de Dortmund et Séville dans l’autre match, avec un but du Français Tanguy Nianzou.
Les Citizens auraient dû se rendre les choses plus faciles à Copenhague mais Riyad Mahrez a raté un penalty (24e) et le défenseur Sergio Gomez a été exclu (30e). Mais en laissant leur « cyborg » norvégien sur le banc, les Skyblues disposeront d’une machine à marquer totalement reposée pour le choc en Premier League contre Liverpool, dimanche.
Le Real égalise à l’arraché
Grâce à un but in extremis et empreint de sacrifice d’Antonio Rüdiger, le Real Madrid ramène un nul 1-1 quasi miraculeux de Varsovie, où ils affrontaient les Ukrainiens du Shakhtar Donetsk, basés dans la capitale polonaise depuis le début de l’invasion russe dans le Donbass.
Un nul suffisait au tenant du titre pour s’assurer son billet pour le tour suivant. Mais l’équipe de Carlo Ancelotti aura dû attendre les ultimes secondes et une tête de Rüdiger, le visage en sang après avoir heurté le crâne du portier adverse, pour obtenir le partage des points face à de vaillants Ukrainiens qui avaient ouvert le score sur dès de la seconde période (45e). Passés tout proches de doubler la mise, les hommes de l’entraîneur croate Igor Jovicevic pourront regretter d’avoir laissé passer un succès qui leur aurait assuré la deuxième place du groupe F.
Le Real, largement en tête du groupe (10 pts), devance le RB Leipzig (6 points), tombeur 2-0 du Celtic à Glasgow, et le Shakhtar (5 points). Une bonne chose de faite pour les Madrilènes avant le clasico de Liga dimanche face au FC Barcelone.
Chelsea enfonce Milan et passe en tête
Chelsea n’a plus le blues. Mal partis après une défaite inaugurale à Zagreb, les Londoniens ont entièrement renversé la situation en prenant la première place de leur poule avec un succès 2-0 sur la pelouse de l’AC Milan, confirmant leur victoire de la semaine dernière face aux Rossoneri (3-0).
Les hommes de Graham Potter ont été bien aidés à Milan par l’exclusion aussi précoce que scandaleuse du défenseur Fikayo Tomori (18e). L’arbitre allemand, Daniel Siebert, a largement déséquilibré la rencontre en offrant ce penalty à Chelsea, transformé par Jorginho (21e), doublé d’un carton rouge plus que sévère suite à une faute peu évidente sur l’Anglais Mason Mount.
Malgré quelques réactions d’orgueil, les Rossoneri n’ont pas fait le poids dans cette double confrontation. Pierre-Emerick Aubameyang s’est même permis de doubler la mise (34e) assommant des Lombards qui, avec seulement 4 unités au compteur, vont devoir cravacher pour rattraper le RB Salzbourg (6 points), freiné à Zagreb (1-1).
G.B. avec AFP


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