L’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 26 mai 2021. Photo d'archives Jack Guez/AFP
L'ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a estimé mardi soir que la proposition de résolution du litige frontalier entre le Liban et Israël, approuvée plus tôt dans la journée par les deux pays et saluée comme un accord "historique", est en fait une "capitulation historique".
"Il s'agit non pas d'un accord historique mais d'une capitulation historique", a commenté M. Netanyahu dans une déclaration en direct sur Facebook, accusant le Premier ministre actuel, son rival Yaïr Lapid, d'avoir cédé aux pressions du Hezbollah pro-iranien et de son chef Hassan Nasrallah, qui doit d'ailleurs s'exprimer mardi soir.
"Celui qui capitule devant Nasrallah ne peut pas être Premier ministre (...) Israël ne peut pas s'autoriser d'avoir un Premier ministre amateur et faible", a martelé M. Netanyahu, répétant sa menace de ne pas honorer l'accord s'il retourne au pouvoir.
Des élections législatives sont prévues le 1er novembre en Israël, et M. Netanyahu a de très bonnes chances de pouvoir former une coalition gouvernementale selon les sondages d'opinion en Israël.
Après d'intenses négociations sous l'égide des Etats-Unis, Israël a annoncé mardi avoir conclu un accord "historique" avec le Liban pour délimiter leur frontière maritime et lever des obstacles clés à l'exploitation de gisements gaziers en Méditerranée orientale. Le Liban a, pour sa part, espéré mardi que l'accord serait "annoncé au plus tôt".


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