L’attaquant brésilien Gabriel Martinelli célébrant avec ses coéquipiers le premier but d’Arsenal inscrit dans la première minute de leur victoire (3-2) face à Liverpool sur la pelouse de l’Emirates Stadium lors de la 9e journée du championnat d’Angleterre. Peter Cziborra/Reuters
Malgré le rythme infernal de Manchester City et d’Erling Haaland, encore buteur face à Southampton (4-0), Arsenal maintient la cadence. Déjà vainqueurs le week-end précédent de leurs rivaux londoniens de Tottenham (31-), les Gunners devancent toujours les tenants du titre d’une longueur grâce à ce 8e succès de la saison, alors que Liverpool, avec seulement dix points en huit rencontres, semble déjà irrémédiablement distancé dans la course au titre.
Mais le classement est presque le cadet des soucis de Jürgen Klopp à l’heure actuelle, tant son équipe a encore montré des lacunes défensives qui lui interdisent toute ambition. Dès la 58e seconde de jeu, Arsenal s’était enfoncé dans sa défense pour permettre à Gabriel Martinelli d’ouvrir le score (1-0), après une passe superbe de Martin Odegaard. Un but décisif devenu en prime le plus rapide jamais inscrit par Arsenal dans l’histoire de cette confrontation.
Les Reds loin du compte
Sur le deuxième but des Londoniens, dans le temps additionnel du premier acte, inscrit par Bukayo Saka, à la réception d’un centre de Martinelli (2-1, 45+5), Trent Alexander Arnold sera encore pointé du doigt pour s’être précipité sur le Brésilien, qui l’a effacé d’un crochet, au lieu de rester dans l’axe pour bloquer la trajectoire du centre.
Le latéral droit, touché à la cheville à la 23e minute, n’a d’ailleurs pas repris après la pause. Le but de la victoire est venu d’un penalty pour une faute de Thiago Alcantara sur Gabriel Jesus, transformé par Saka pour son doublé (3-2, 76e). Quelques secondes plus tôt, les Gunners, dans un temps fort, avaient déjà contraint Alisson à une double parade, que les Londoniens auront mis à contribution de la première à la dernière minute de la partie.
Certes, Jürgen Klopp pourra se rassurer en se félicitant de la fin de la longue période de disette de son attaquant Darwin Nunez, auteur du but du 1-1 (34e), ou encore du retour en forme de Roberto Firmino, remplaçant de Luis Diaz sorti sur blessure, qui a ramené les siens à 2-2 en début de seconde période (53e).
Mais cela sera certainement trop peu pour aborder sereinement la réception de Manchester City, qui viendra samedi prochain à Anfield défier les Reds, qui devront déjà gérer un déplacement capital chez les Glasgow Rangers en Ligue des Champions mercredi. Erling Haaland risque de bien s’amuser au milieu des carences défensives de son équipe si l’Allemand ne trouve pas très rapidement la solution.
CR700
En début de soirée, Manchester United a montré que la correction subie dans le derby face à City la semaine dernière (6-3) était digérée, en allant gagner à Everton (2-1), avec le 700e but en club de Cristiano Ronaldo, un record absolu.
Cette victoire replace les Red Devils à la 5e place de la Premier League à 9 longueurs d’Arsenal, mais avec un match en moins.
Rien n’aura encore été simple pour les hommes d’Erik ten Hag, rapidement menés sur un ballon perdu par Casimero à 30 mètres de ses buts et qui avait abouti à une frappe victorieuse d’Alex Iwobi (1-0, 5e). Mais grâce à Antony, idéalement servi par le Français Anthony Martial, dont c’était la première titularisation de la saison, les Mancuniens sont rapidement revenus au score (1-1, 34e) avant de reprendre l’ascendant dans le second acte.
Rentré à la place de l’attaquant français, victime d’un nouveau pépin physique, Ronaldo a profité du bon travail de son ancien coéquipier au Real Madrid, Casemiro, soucieux de racheter son erreur de la première période. Récupérant le ballon dans les pieds d’Iwobi, le Brésilien a lancé immédiatement le Portugais dans la profondeur dont la frappe à ras de terre n’a laissé aucune chance à Jordan Pickford (1-2, 44e).
Il s’agissait ni plus ni moins de son 144e but sous le maillot des Red Devils, dont le tout premier avait été inscrit il y a 20 ans et 2 jours. Un soulagement pour le quintuple Ballon d’or qui reprend quelques couleurs au milieu du début de saison le plus délicat de sa carrière.
Source : AFP

