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Sport - Football

Les Bleus retrouvent des couleurs contre l’Autriche

Deux nouveaux pépins physiques, mais enfin une victoire. L’équipe de France s’est rassurée à deux mois du Mondial en dominant l’Autriche (2-0) à Saint-Denis en Ligue des nations, avec un duo Olivier Giroud-Kylian Mbappé décisif.

Les Bleus retrouvent des couleurs contre l’Autriche

Olivier Giroud félicité par Kylian Mbappé après avoir inscrit le second but lors de la victoire (2-0) de l’équipe de France face à l’Autriche le 22 septembre au Stade de France. Franck Fife/AFP

Jusqu’à l’éclair de génie du Parisien à la 56e minute, la soirée des Bleus pouvait être résumée en deux mots. La frustration d’abord, celle de voir autant d’occasions gâchées, comme sur le magnifique ciseau retourné tenté par Aurélien Tchouaméni en fin de première période. Puis la poisse, avec deux nouvelles blessures, celles de Jules Koundé (ischio-jambiers) et de Mike Maignan (mollet), venues garnir une infirmerie déjà plus que remplie (Lloris, Kimpembe, Théo et Lucas Hernandez, Pogba, Coman ou encore Benzema).

Mais Mbappé avait gardé le meilleur pour la fin. Déjà buteur au match aller (1-1) à Vienne après son entrée en jeu, l’attaquant, titulaire jeudi, a délivré les Bleus d’un festival de dribbles conclu par une frappe puissante en plein centre des cages autrichiennes.

Il ne manquait que cela pour ranimer le Stade de France et débloquer le jeu tricolore, vite récompensé ensuite par Olivier Giroud, buteur de la tête sur une passe d’Antoine Griezmann (65e).

Le risque de la relégation s’éloigne

Cette victoire est plus que bienvenue pour Didier Deschamps et ses hommes. Elle met fin à une série quasi noire de quatre matchs sans victoire lors du rassemblement de juin (deux nuls, deux défaites). Elle permet également aux Bleus (3es, 5 pts) de passer devant leur adversaire du soir (derniers, 4 pts) au classement, même s’il faudra assurer dimanche au Danemark pour éviter une indigne relégation en deuxième division de cette Ligue des nations dont les Français sont tenants du titre.

Mais au-delà de sa valeur sportive, ce succès permet d’apaiser, très légèrement, le climat qui entoure la sélection depuis plusieurs semaines. Ou du moins, de ne pas rajouter une négativité supplémentaire omniprésente à Clairefontaine depuis le début des affaires extrasportives (Pogba, audit ministériel à la Fédération), des négociations épineuses sur le droit à l’image (suite au bras de fer entamé par Mbappé, qui refuse de voir son image associée à certains sponsors de l’équipe de France). Sans parler de cette hécatombe inédite de blessures qui touche le groupe de Didier Deschamps.

Pour le sélectionneur, c’est aussi et surtout un succès tactique. Celui du système à cinq défenseurs, de retour à Saint-Denis après avoir été laissé de côté – sans succès – en juin. « D.D. » est conforté dans le choix des hommes, également, car face à une douzaine de blessures, il n’était pas couru d’avance, par exemple, que Youssouf Fofana réaliserait une première sélection aussi autoritaire au milieu de terrain, aux côtés de son ancien partenaire à Monaco, Aurélien Tchouaméni.

Giroud s’approche d’Henry

Il n’était pas dit, non plus, que Mbappé et Giroud afficheraient une aussi belle complicité, en l’absence de Karim Benzema. Leur association aurait même pu fournir plus de buts si le Parisien n’avait pas manqué son dernier geste après un superbe une-deux avec son acolyte à la 26e minute, ainsi que quelques autres frappes.

Après avoir agité le rassemblement par ses demandes sur le droit à l’image, Mbappé a tout de même répondu sur la pelouse par une implication totale, entrant dans le top 10 des buteurs bleus (28 buts) et se permettant même une petite célébration bien sentie, mimant un appareil photo... Après la rencontre, l’attaquant du PSG s’est montré satisfait de son rôle au sein de l’animation offensive tricolore : « Je joue différemment. On me demande d’autres choses ici par rapport au club. J’ai beaucoup plus de liberté, le coach sait qu’il y a un numéro 9 comme “Olive” (Giroud) qui occupe les défenses, moi je peux me balader, aller dans les espaces, demander les ballons. » Et ce avant de vanter la fluidité de son association avec ses acolytes du soir : « La complicité avec Giroud ? Oui. Avec Antoine (Griezmann) aussi. Il était plus haut sur le terrain, on a pu se chercher à trois sans être coupés du reste de l’équipe. On est très contents, maintenant il faut confirmer. Il y a Karim (Benzema) qui va revenir aussi, on va voir comment ça va se passer. »


À deux mois jour pour jour du coup d’envoi du Mondial, l’avenir en bleu de Giroud demeure incertain. Depuis la fin de l’Euro 2021, Deschamps n’a plus jamais appelé l’actuel joueur de l’AC Milan pour laisser toute la place à Karim Benzema sur le front de l’attaque. Mais vu la performance du Grenoblois face à l’Autriche, on voit mal comment le sélectionneur pourrait se passer d’un attaquant à la fois prolifique et capable de mettre en valeur le jeu de ses partenaires. De plus, en inscrivant son 49e but sous le maillot tricolore, il continue de s’approcher du fameux record de buts détenu par Thierry Henry. Il revient ainsi à seulement deux unités de l’ancien Gunner (qui en avait marqué 51). Aura-t-il l’opportunité de les inscrire ? C’est l’une des interrogations qui pèseront sur Deschamps dans les prochaines semaines. Le groupe des supporters de l’équipe de France, qui fêtait ses 12 ans, ne serait pas opposé à l’idée de revoir l’un de ses chouchous à Saint-Denis...


À deux mois, jour pour jour, de défier l’Australie au Qatar pour la défense de son titre, l’équipe de France semble en tout cas avoir retrouvé de la confiance. Une victoire dimanche au Danemark pour son dernier match avant Doha lui apporterait, en plus, quelques certitudes.

Ligue des nations : résultats 5e journée – Ligue A

Groupe 1 : France 2-0 Autriche

Mbappé 56, Giroud 65

Croatie 2-1 Danemark, Sosa 49, Eriksen 77, Majer 79

Groupe 2 : Pologne 0-2 Pays-Bas Gakpo 14, Bergwijn 60

Belgique 2-1 Pays de Galles

De Bruyne 10, Moore 50, Batsuhayi 37

Antoine MAIGNAN/AFP


Jusqu’à l’éclair de génie du Parisien à la 56e minute, la soirée des Bleus pouvait être résumée en deux mots. La frustration d’abord, celle de voir autant d’occasions gâchées, comme sur le magnifique ciseau retourné tenté par Aurélien Tchouaméni en fin de première période. Puis la poisse, avec deux nouvelles blessures, celles de Jules Koundé (ischio-jambiers) et de Mike...

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