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Culture

Haendel, Rossini et Barenboim pour Cecilia Bartoli

La mezzo-soprano italienne Cecilia Bartoli occupera le rôle-titre dans l’opéra Alcina de Haendel, pour sa première saison à la tête de l’Opéra de Monte-Carlo, qui proposera également le Stabat Mater de Rossini ainsi qu’un hommage à Daniel Barenboim.

« Nous embarquerons dans un voyage musical qui couvrira trois siècles (...) et reflète mon cheminement personnel », a expliqué la diva italienne dans la présentation de cette saison 2023.

Un voyage lors duquel la cantatrice de 55 ans a embarqué quelques-uns de ses chanteurs baroques préférés, Philippe Jaroussky, Sandrine Piau et Varduhi Abrahamyan.

La saison s’ouvrira avec la production d’Alcina de Georg Friedrich Haendel présentée pour la première fois en version scénique dans l’opéra Garnier de Monaco. Les Musiciens du Prince-Monaco, orchestre international fondé par Cecilia Bartoli et qui joue sur des instruments d’époque, seront dirigés par Gianluca Capuano.

Pour rendre hommage à celui qui l’a découverte alors qu’elle n’était encore qu’une très jeune chanteuse, la « barock star », ainsi qu’elle est surnommée, a également invité pour un récital de piano le chef d’orchestre israélo-argentin Daniel Barenboim.

Un nouveau cycle de concerts de chœur s’ouvrira avec le Stabat Mater de Rossini, présenté par le chœur de l’Opéra et l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo.

Au programme figureront aussi Andrea Chénier, opéra de l’Italien Umberto Giordano avec le ténor allemand Jonas Kaufmann dans le rôle-titre du poète français Chénier, ainsi qu’une reprise de La Traviata, Le Mariage de Figaro par le Staatsoper de Vienne et un Barbier de Séville signé Rolando Villazon.

Les femmes sont rares à diriger de grands opéras. Dans le sillage de Cecilia Bartoli, première femme à diriger l’Opéra de Monte-Carlo, on trouve également la Néerlandaise Lotte de Beer, qui à 41 ans vient de prendre la tête du Volksoper, l’opéra populaire de Vienne.

La Romaine Cecilia Bartoli a succédé à Monte-Carlo à Jean-Louis Grinda, qui était en fonction depuis juillet 2007.

« Roméo et Juliette », un ballet hors genre et... hors scène

Adrian Freeland Jr., qui interprète Roméo, et Mario Gonzalez, sa Juliette, s’échappent du plateau vers les coulisses, puis à l’extérieur de la salle, pour danser un pas de deux amoureux, s’enlaçant et se roulant ensemble par terre, suivis par un vidéaste.

En recréant une œuvre ultrarevisitée au cinéma et dans le ballet, le chorégraphe français Benjamin Millepied a voulu faire exploser les frontières non seulement entre la scène et le grand écran mais également entre les genres.

Jusqu’au 25 septembre, cette création mondiale, maintes fois reportée en raison de la pandémie et présentée cet été en avant-première aux Nuits de Fourvière à Lyon, est donnée à la Seine Musicale (Boulogne-Billancourt) par les danseurs du L.A. Dance Project, la compagnie créée par Millepied à Los Angeles il y a dix ans.

Sur la musique de Sergueï Prokofiev, le chorégraphe fait alterner au gré des soirées une version masculine, féminine et mixte de la célèbre histoire des amants de Vérone dans une succession de tableaux, avec une intrigue beaucoup plus resserrée que la version classique.

Exit la nourrice, le frère Laurent ou encore Pâris à qui Juliette est promise. Ici, comme un clin d’œil à West Side Story ou encore le Romeo + Juliet avec Leonardo DiCaprio, c’est une affaire de clans rivaux et non de familles. Le couple se rencontre dans une discothèque de Los Angeles d’aujourd’hui, ambiance filmée dans les coulisses lors d’une scène magnifiée par des boules à facettes, sur la célèbre musique de la Danse des chevaliers.

Comme dans une réalité augmentée, certaines scènes se doublent d’images filmées en direct et projetées sur un grand écran.

Sommes-nous au cinéma ou au théâtre ? La vidéo via une steadicam est devenue très courante au théâtre et à l’opéra mais, dans ce ballet narratif, elle amplifie la dramaturgie : un gros plan sur le visage de Tybalt, le rival de Roméo, pour exacerber son sentiment de haine, la bagarre entre Tybalt et Mercutio et, surtout, le pas de deux qui correspond à « la scène du balcon » et qui est entièrement filmé à l’extérieur de la scène musicale.

Pour Adrian Freeland Jr., très émouvant dans le rôle de Roméo, « dans le monde dans lequel on vit, l’histoire ne doit pas être à propos (de genre) mais à propos de la force de l’amour et comment on peut (...) communiquer cela au public ».

La mezzo-soprano italienne Cecilia Bartoli occupera le rôle-titre dans l’opéra Alcina de Haendel, pour sa première saison à la tête de l’Opéra de Monte-Carlo, qui proposera également le Stabat Mater de Rossini ainsi qu’un hommage à Daniel Barenboim.« Nous embarquerons dans un voyage musical qui couvrira trois siècles (...) et reflète mon cheminement personnel », a expliqué la diva italienne dans la présentation de cette saison 2023.Un voyage lors duquel la cantatrice de 55 ans a embarqué quelques-uns de ses chanteurs baroques préférés, Philippe Jaroussky, Sandrine Piau et Varduhi Abrahamyan. La saison s’ouvrira avec la production d’Alcina de Georg Friedrich Haendel présentée pour la première fois en version scénique dans l’opéra Garnier de Monaco. Les Musiciens du Prince-Monaco, orchestre...
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