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Sport - Basket

Les Bleus en demi-finale grâce à leur bonne étoile

Les Bleus en demi-finale grâce à leur bonne étoile

Timothe Luwawu-Cabarrot dunk le panier italien devant ses coéquipiers Rudy Gobert et Terry Tarpey célébrant la victoire à l’arraché de l’équipe de France face à l’Italie en quarts de finale de l’Eurobasket à Berlin. Oliver Behrendt/AFP

À Berlin, les Bleus ne sont pas à court de miracles. Déjà dos au mur à 12 secondes de la fin face à la Turquie au tour précédent, les Bleus se sont retrouvés dans la même situation ce mercredi contre l’Italie. Menés au score de 2 points (75-77) à 16 secondes du terme, Rudy Gobert et les siens ont une 2de fois vu leurs adversaires rater les lancers francs de la victoire. Comme le malheureux Cedi Osman, Simone Fontecchio a vu ses tentatives rebondir sur les 4 coins du cercle sans que la balle ne daigne tomber dans les filets français.

Une nouvelle aubaine que les hommes de Vincent Collet n’ont pas laissée passer. Héroïque tout au long du dernier quart-temps, Thomas Heurtel se saisit du rebond sécurisé par Gobert et se précipite vers le panier italien. « Les gens qui me connaissent savent que j’adore ces moments-là », déclara-t-il en fin de match. Meilleur marqueur de son équipe (20 pts) et recordman du nombre de passes décisives réussies dans un tournoi international en bleu, Heurtel a su prendre ses responsabilités de second leader offensif. Après avoir comblé un désavantage de 8 pts à l’entame de la dernière reprise, l’ancien joueur du Real Madrid arrache la prolongation à 5 secondes du buzzer d’un lay-up bien senti.

Lui qui avait déjà dû offrir son short à un commentateur français – après avoir scellé la victoire des Bleus en demi-finale de l’Euro 2014 face à l’Espagne d’un tir à 3 points plein de culot –, il va devoir passer à l’étape supérieure. « On a la même taille de caleçon lui et moi », a osé Gobert (19 pts, 14 rebonds) tout sourire devant les caméras en zone mixte. Peu importe la dimension des sous-

vêtements de son sauveur du soir, la France a montré qu’elle pouvait se sortir des pires situations.

« Ça fait deux fois maintenant », a soufflé le capitaine Evan Fournier (17 pts). « Il faut qu’on arrête d’avoir ce trou d’air pendant lequel on ne fait plus rien », allusion au nouveau 3e quart-temps catastrophique (18-31 en faveur des Italiens).

Si les miracles se succèdent, il en va de même pour les trous d’air au retour des vestiaires. Devant à la pause (38-31), les Bleus ont ensuite encaissé un sévère 17-3 permettant aux transalpins de prendre le score jusqu’à l’égalisation de Heurtel.

La Squadra Azzura est passée à deux lancers francs de réitérer son exploit des 8es face à la Serbie de Nikola Jokic. Meilleur marqueur de la partie (21 pts), Fontecchio a frôlé la perfection avant de craquer sur la ligne à 16 secondes du coup de sifflet final. Une issue cruelle pour celui qui rejoindra la franchise du Jazz de Utah lors de la prochaine saison de NBA. « Simone ne dormira probablement pas ce soir, mais il comprendra aussi ce qu’il a fait dans cet Euro, assure le sélectionneur italien. Pour moi, il était de loin le MVP. Il sera une grande star en NBA. »

La Pologne en demi-finale

Au-delà de Heurtel, MVP de la rencontre, 3 autres Bleus ont inscrit 15 points ou plus : Yabusele (15), Fournier (17) et Gobert (19). La dernière fois que l’équipe de France s’était montrée aussi adroite dans un même match, elle avait fini par décrocher son premier et seul titre international, lors de l’Euro 2013.

Le rêve des hommes de Vincent Collet de conquérir un second titre continental reste entier. Ils atteignent pour la 3e fois de suite le stade des demi-

finales d’un grand tournoi. Les Bleus retrouveront ce soir la Pologne, tombeuse surprise de la Slovénie de Luka Doncic (90-87). Un exploit retentissant pour des Polonais qui n’avaient plus figuré dans le dernier carré d’un Eurobasket depuis 1971. « C’est de ma faute. J’ai très mal joué, j’ai laissé tomber mon équipe et tout le pays qui nous soutenait », a assumé Doncic.

Cette avant-dernière marche avant la grande finale de dimanche sera donc loin d’être une formalité pour les Bleus, qui plus est dans un Euro où les rapports de force sur le papier se sont tant de fois renversés sur le terrain. Si elle parvenait, ce soir, à se débarrasser de cette inconstance endémique et à se défaire de la Pologne, l’équipe de France retrouverait l’un des deux plus gros morceaux de la compétition : l’Allemagne ou l’Espagne.

G.B. avec AFP

À Berlin, les Bleus ne sont pas à court de miracles. Déjà dos au mur à 12 secondes de la fin face à la Turquie au tour précédent, les Bleus se sont retrouvés dans la même situation ce mercredi contre l’Italie. Menés au score de 2 points (75-77) à 16 secondes du terme, Rudy Gobert et les siens ont une 2de fois vu leurs adversaires rater les lancers francs de la victoire. Comme le malheureux Cedi Osman, Simone Fontecchio a vu ses tentatives rebondir sur les 4 coins du cercle sans que la balle ne daigne tomber dans les filets français. Une nouvelle aubaine que les hommes de Vincent Collet n’ont pas laissée passer. Héroïque tout au long du dernier quart-temps, Thomas Heurtel se saisit du rebond sécurisé par Gobert et se précipite vers le panier italien. « Les gens qui me connaissent savent que j’adore ces...
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