L’Union européenne a exprimé lundi sa « grave préoccupation » à propos des « remarques hostiles » du président turc Recep Tayyip Erdogan à l’encontre d’Athènes à propos des îles grecques proches de la Turquie. Le dirigeant turc a, lors d’un meeting samedi, menacé la Grèce de payer un « prix élevé », estimant qu’elle violait l’espace aérien turc et « harcelait » les avions turcs en mer Égée. « Votre occupation des îles (de la mer Égée, proches de la Turquie, NDLR) ne nous lie en rien. Le moment venu, nous ferons le nécessaire. Nous pouvons arriver subitement la nuit », a-t-il lancé, reprenant une formule souvent utilisée lorsqu’il parlait de lancer une opération en Syrie. « Ces remarques hostiles de la part du leadership politique turc contre la Grèce et le peuple grec (...) soulèvent de graves préoccupations », a déclaré Peter Stano, porte-parole du chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell. « Nous attendons de la Turquie qu’elle s’abstienne de toute escalade verbale et qu’elle s’engage à promouvoir des relations de bon voisinage », a-t-il ajouté. « La Grèce est un État membre de l’Union européenne, et la souveraineté et l’intégrité des États membres de l’Union européenne doivent être respectées », a-t-il ajouté.
Moyen-Orient - Tensions
L’UE préoccupée par les remarques hostiles d’Erdogan à l’encontre de la Grèce
OLJ / le 06 septembre 2022 à 00h00


Ça nous manque une autre guerre, Erdogan est un Poutine. Que Dieu nous protège. Mais celle ci sera une vraie guerre
18 h 46, le 06 septembre 2022