La Turquie n’a pas de conditions préalables au dialogue avec le gouvernement syrien et les pourparlers doivent être axés sur des objectifs, a déclaré mardi le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, dans un nouvel assouplissement de la position d’Ankara vis-à-vis de Damas. La Turquie a soutenu les rebelles qui luttent pour renverser le président syrien Bachar el-Assad et a rompu ses relations diplomatiques avec Damas au début du conflit qui dure depuis 11 ans. Mais l’intervention russe a aidé le gouvernement de Bachar el-Assad à repousser les rebelles dans une poche du nord-ouest de la Syrie. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré, après des entretiens en Russie au début du mois, que son homologue russe Vladimir Poutine avait suggéré à la Turquie de coopérer avec le gouvernement syrien pour lutter contre la violence le long de leur frontière commune. Recep Tayyip Erdogan a prévenu que la Turquie pourrait lancer une nouvelle incursion militaire dans le nord de la Syrie, visant les combattants kurdes syriens, afin d’étendre une « zone de sécurité » dans laquelle Ankara estime que certains des 3,6 millions de réfugiés syriens qu’elle accueille actuellement pourraient retourner.
Moyen-Orient - Syrie
Ankara ne pose pas de conditions préalables au dialogue avec Damas
OLJ / le 24 août 2022 à 00h00

