La présidente de Green Cedar Lebanon entourée des ministres Hamiyé, Nassar, Corm, Salam et Fayad, lors de cette journée de reboisement à Kfardebiane. Photo DR
C’est sous le signe de l’amour infini – celui de la patrie, de l’environnement et particulièrement de l’arbre emblématique du Liban – qu’une nouvelle forêt de cèdres a été plantée dimanche à Kfardebiane, sur les hauteurs du Kesrouan, à l’initiative de l’association Green Cedar Lebanon. Huit premiers cèdres viennent d’être plantés sur le site, choisi en collaboration avec la municipalité de Kfardebiane, en présence de plusieurs ministres actuels, dont les cèdres portent le nom : les ministres du Tourisme Walid Nassar, des Transports Ali Hamiyé, des Télécommunications Johnny Corm, de l’Énergie Walid Fayad, de l’Industrie Georges Bouchikian, de l’Économie Amine Salam et de la Culture Mohammad Mortada. Deux autres ministres, ceux de l’Environnement Nasser Yassine et de l’Information Ziad Makari, se sont excusés et se sont fait représenter.
« L’objectif est de planter 300 cèdres au total, mais ce sera à la saison propice, après la première pluie, explique Pascale Saad, présidente de Green Cedar Lebanon. Mais nous avons aimé lancer cette initiative plus tôt, par ces huit premiers cèdres. » Pourquoi avoir choisi de consacrer des cèdres à des ministres ? « Nous avons voulu les engager tous ensemble dans= une action environnementale, pour rappeler à tout le monde combien l’environnement est important, répond-elle. Ces ministres viennent de tous bords, des députés étaient là aussi. Les voir ensemble en train de planter les arbres m’a donné espoir de voir les différentes forces politiques du pays rassemblées autour de la cause de l’environnement. »
Cette forêt porte le nom anglais de « Loops », en référence au signe de l’infini, explique Pascale Saad. Mais c’est aussi, poursuit-elle, un clin d’œil à un ami de l’association qui dirige lui-même une organisation caritative à Washington où il réside, un travail humanitaire dans lequel il s’est lancé après un drame personnel. Cet homme a été cette année le plus gros acheteur des œuvres d’art qui ont permis de financer cette forêt. Car, comme d’autres projets de Green Cedar Lebanon, celui-ci a été financé grâce à l’exposition annuelle de l’association, sous le titre Dessine-moi un cèdre. Cet événement consiste à demander à des artistes de créer des œuvres sous le thème du cèdre, dont la vente vient alimenter les caisses de l’ONG.
« Cela faisait deux ans que l’on consacrait les bénéfices de l’exposition à des activités en relation avec les conséquences de l’explosion de Beyrouth, le 4 août 2020, poursuit Pascale Saad. Cette année, avec tous les incendies qu’il y a eu, nous avons voulu renouer avec notre vocation de reboisement, tout en persévérant dans notre action pour Beyrouth. Ainsi, cette exposition a été organisée à la villa Sursock, et une partie des bénéfices est consacrée à la réhabilitation de ce lieu mythique, et le reste à la forêt de l’amour infini. »
Cette « Loops Forest » jouxte une autre parcelle de cèdres plantés en 2019 par la même association.

