Après s’être imposée sur 400 m et 400 m haies, l’athlète néerlandaise Femke Bol a signé un triplé inédit aux championnats d’Europe d’athlétisme en remportant le relais 4 x 400 m avec ses coéquipières. Elle pare ainsi d’or son palmarès, jusque-là constitué de bronze olympique (400 m haies) et d’argent mondial (400 m haies et relais 4 x 400 m mixte). Andrej Isakovic/AFP
Armand Duplantis vit un été radieux : à l’or mondial venu compléter son palmarès il y a un mois, le perchiste prodige a ajouté un second titre européen consécutif avec un saut à 6,06 m, mais sans s’attaquer à son record du monde, samedi soir à Munich (Allemagne) lors des championnats d’Europe d’athlétisme. Dans des conditions fraîches et humides, après qu’un orage eut copieusement arrosé la cité bavaroise dans l’après-midi, le Suédois s’est imposé devant l’Allemand Bo Kanda Lita Baehre, qui a plafonné à 5,85 m, et le Norvégien Pal Haugen Lillefosse, qui a franchi 5,75 m au premier essai. Pour « Mondo » (surnom de Duplantis), ce concours munichois a eu des airs de promenade de santé avec cinq barres franchies dès sa première tentative et avec aisance, de 5,65 m à 6,06 m – record des championnats d’Europe.
Le perchiste suédois Armand Duplantis est désormais champion olympique en titre (à Tokyo en 2021), champion du monde en plein air et en salle (en 2022), double champion d’Europe en plein air (en 2018 et 2022) et champion d’Europe en salle (en 2021). Andrej Isakovic/AFP
Le jeune Suédois rayonne cet été : il y a un mois, il s’est offert à Eugene (États-Unis) un premier sacre de champion du monde en plein air, le seul qui manquait encore à son brillant palmarès. Et avec la manière, puisqu’il l’a assorti d’un nouveau record du monde (6,21 m). C’était la première fois depuis près de 30 ans (1994 précisément, avec Sergueï Bubka à 6,14 m) que le record du monde du saut à la perche était battu en plein air. Si bien que Duplantis est désormais champion olympique en titre (à Tokyo l’été dernier), champion du monde en plein air et en salle (les deux en 2022), double champion d’Europe en plein air (2018 et 2022) et champion d’Europe en salle (2021). Le perchiste scandinave n’a pas perdu le moindre concours de l’année, aussi bien en plein air qu’en salle. Il en est à seize disputés et gagnés en 2022, dont treize au-dessus des six mètres. Sa dernière défaite remonte à fin août 2021, à Lausanne (Suisse).
Sur la piste, Femke Bol vit elle aussi une semaine dorée : après s’être déjà imposée sur 400 m et 400 m haies, la Néerlandaise a signé un triplé inédit aux championnats d’Europe en remportant le relais 4 x 400 m avec ses coéquipières. Bol, qui s’est élancée samedi en quatrième position dans le rôle de la dernière relayeuse, a permis aux Pays-Bas de s’imposer en 3 min 20 sec 87, devant la Pologne (3 min 21 sec 68) et la Grande-Bretagne (3 min 21 sec 74). Avant ça, elle s’était imposée sur 400 m (49 sec 44) mercredi dernier. Puis deux jours plus tard, vendredi, sur 400 m haies (52 sec 67), sa course de prédilection, celle dont elle est médaillée de bronze olympique à Tokyo et récente vice-championne du monde à Eugene, en reléguant très loin ses adversaires : la plus proche est à plus d’une seconde et demie. Sur 400 m haies, Bol est la troisième meilleure performeuse mondiale de l’histoire depuis ses 52 sec 03 (record d’Europe) courues en finale olympique à Tokyo. Avec sa semaine bavaroise idéale, elle pare d’or son palmarès, jusque-là constitué du bronze olympique 2021 du 400 m haies et de l’argent mondial 2022 du 400 m haies et du relais 4 x 400 m mixte.
L’athlète norvégien Karsten Warholm, champion olympique en titre et recordman du monde du 400 m haies (45 sec 94), a écrasé l’épreuve aux championnats d’Europe d’athlétisme (47 sec 12), retrouvant les sommets après une saison mitigée marquée par une blessure. Andrej Isakovic/AFP
Warholm retrouve sa couronne
Vendredi, le champion olympique et recordman du monde du 400 m haies, le Norvégien Karsten Warholm, a écrasé l’épreuve, retrouvant les sommets après une saison marquée par une blessure. En 47 sec 12, Warholm a laminé la concurrence, repoussant le Français Wilfried Happio à près d’une seconde et demie (48 sec 56), le Turc Yasmani Copello prenant le bronze en 48 sec 78.
Après un départ tonitruant, Karsten Warholm est revenu à son meilleur niveau pour enfin apporter un peu de soleil dans une saison jusque-là déprimante. Au plus bas après une déchirure à un ischio-jambier le 5 juin pour sa reprise à Rabat (Maroc), c’est à Munich, déjà, qu’il avait posé les fondations de son retour, débutant son processus de guérison chez le célèbre docteur Müller-Wohlfahrt que consultait Usain Bolt à son époque. Trop court aux Mondiaux de Eugene le mois dernier, Warholm avait explosé pendant la finale, prenant une anecdotique 7e place. À Munich, il a retrouvé sa place, la 1re, lui qui est désormais champion olympique, double champion du monde et double champion d’Europe. Il avait remporté à Tokyo en 2021 une course entrée dans la légende de l’olympisme, en fracassant le record du monde de la discipline (45 sec 94).
Source : AFP


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