Les intervenants et les officiels au séminaire organisé à Tripoli. Photo ANI
L’association « Lilkhayr ana w anta » a organisé un séminaire sur le « modèle touristique de Tripoli : entre opportunités et défis ». À cette occasion, le producteur Omar el-Imadi a ainsi témoigné : « Il est vrai que ma famille vit en Afrique, mais j’ai choisi de rester à Tripoli. J’ai adoré la description que mon grand-père puis mon père m’en ont fait, et partout où je vais, j’aime en parler. Tripoli a beaucoup d’ingrédients pour faire partie des premières villes du Liban. »
Puis, l’auteur et professeur, Majed Darwiche a parlé de l’histoire de Tripoli à l’époque des Mamelouks. Il a exprimé sa contrariété face à « la négligence par les officiels de la seconde capitale du Liban » en réclamant plus d’attention à Tripoli.
Dans son intervention, le directeur des antiquités, du patrimoine et du tourisme de la municipalité de Tripoli et professeur à l’Université libanaise, Khaled Tadmoury, a évoqué l’importance unique de Tripoli aux niveaux du patrimoine et du tourisme, considérant qu’elle constitue « une ville historique, un musée vivant depuis 700 ans ».
Pour sa part, Jean Touma, professeur universitaire, a soulevé un des points essentiels : « Tripoli ne doit pas rester isolée. Le tourisme devrait y être diversifié tout en accordant une priorité au tourisme culturel (…) Qu’en est-il de l’édition, de la bibliothèque spécialisée dans les livres concernant Tripoli et du prix culturel sur la créativité ? »
Quant à l’architecte Wassim Naghi, il a souligné qu’à Tripoli, il y a « le front de mer, les monuments historiques, les ports, les îles et sept kilomètres de corniche sur la mer. Mais les entraves résident dans l’insécurité, le chaos, la paralysie municipale, le changement démographique et la restauration défaillante. Première ville mamelouke au monde, elle compte aujourd’hui le parc d’exposition internationale Rachid Karamé, qui devrait être bientôt inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco ».
Toutes les interventions et discussions qui ont suivi ont porté sur la nécessité de prêter attention à l’esthétique de Tripoli et d’en faire une destination touristique tout en appelant l’État à intervenir dans le développement et l’amélioration des infrastructures.


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