Des unes historiques de « L’OLJ » en format imposant ornaient samedi la façade de la municipalité de Jounieh. Photo DR
Ornant la façade imposante de la belle bâtisse traditionnelle en pierres blanches qui sert de siège à la municipalité de Jounieh, plusieurs unes historiques de L’Orient-Le Jour, en format imposant, frappées du slogan « La francophonie à l’honneur ». Samedi soir, c’est L’OLJ qui était à l’honneur dans la ville côtière de Jounieh, chef-lieu du Kesrouan, dans le cadre de son festival « Bnoss Jounieh » qui s’étend sur un mois entier. Au cours de cette soirée dédiée à la francophonie, le conseil municipal et son chef, Juan Hobeiche, ont tenu à rendre hommage au journal auquel l’Académie française a décerné, le 30 juin, sa Grande médaille de la francophonie. Une première pour un média.
Dans son discours prononcé en français, M. Hobeiche a rendu un vibrant hommage au journal. Rappelant que la municipalité a déjà célébré plusieurs occasions sur le thème de la francophonie « qui a enrichi notre culture et notre histoire », il a exprimé sa « fierté que l’Académie française (ait) décerné sa Grande médaille de la francophonie à L’Orient-Le Jour, le grand journal libanais indépendant qui, depuis 1924 (pour L’Orient), 1934 (pour Le Jour) et 1971 (année de la fusion), reflète les mêmes valeurs démocratiques du pluralisme, de l’ouverture vers l’autre du dialogue des cultures et des religions ». Il a rendu hommage « à tous ceux qui persistent dans la bataille dans des circonstances aussi difficiles, comme L’Orient-Le Jour, prouvant chaque jour qu’ils sont pionniers et remarquables ».
Le président du conseil municipal de Jounieh a également énuméré d’autres motifs de fierté nationale liés à la francophonie, notamment l’étudiant Thomas Abi Zeid, originaire de Jounieh, premier au bac dans le sud de la France cette année, ou encore Rima Abdel Malak, nouvelle ministre de la Culture en France, d’origine libanaise. Il a ensuite remis un trophée au journal en souvenir de cette cérémonie d’hommage.
Cette soirée dédiée à la francophonie s’est poursuivie par un concert donné par le chanteur Marc Hatem, qui a repris un répertoire majoritairement français, pour le plus grand bonheur du public nombreux du festival.


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