Le président du Parlement Nabih Berry a appelé hier à « rectifier » la disparité de salaires entre certaines professions du secteur public et les autres, alors qu’un tollé a été suscité au Liban suite à des mesures entrées en vigueur dernièrement, permettant aux juges et aux députés de retirer leurs salaires au taux de change du dollar bancaire, ou « lollar », c’est-à-dire à 8 000 LL pour un dollar, et non pas au taux officiel de 1 500 LL, la livre libanaise s’échangeant à différents taux dans un pays en pleine crise.
Le chef du législatif « a appelé à rectifier cette mesure, même si cela nécessite de la suspendre immédiatement, avant qu’il ne soit trop tard ». Ces propos ont été tenus suite à une réunion au cours de laquelle Nabih Berry a abordé la question des salaires dans le secteur public, et plus particulièrement « la discrimination actuelle entre un secteur et les autres ». « Cette disparité mènera à des effondrements bien pires que les catastrophes économique et financière actuelles », a-t-il dit, estimant que celle-ci « aura des conséquences socio-économiques sans précédent ». Le président du Parlement a ainsi mené plusieurs contacts avec des responsables sur cette question.


Berry veut distribuer de l’argent que l’état ne possède plus. Il devrait mettre la main à la poche s’il veut redorer son blouson face aux fonctionnaires qui empêchent le fonctionnement de cet état et qui ont été recruté par ses soins. Dans un autre pays ils auraient été condamnés pour le délit d’emplois fictifs, mais nous sommes au Liban et cela reste un détail sans importance vu les crimes qu’on leur reprochent et qui restent toujours impunis et les truants toujours à leurs postes.
11 h 34, le 16 juillet 2022