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Geagea appelle l'opposition à s'unifier pour éviter l'élection d'un président du 8 Mars


Geagea appelle l'opposition à s'unifier pour éviter l'élection d'un président du 8 Mars

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea lors d'un entretien à Meerab. Photo Joseph Eid/AFP

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea a plaidé en faveur de l'unification de l'opposition au sein du Parlement en vue d'éviter l'élection d'un nouveau président affilié à la coalition du 8 Mars, comprenant notamment le Hezbollah, le mandat de son rival chrétien, Michel Aoun, prenant fin en octobre. 

"Le pas le plus important à effectuer, le plus tôt possible, est d'unifier l'opposition. Si l'opposition s'unifie autour d'un même candidat à la présidentielle, cela nous protègera d'un président affilié à la coalition du 8 Mars", a affirmé M. Geagea lors d'un entretien accordé à Euronews et publié mardi. "Si l'opposition ne s'unifie pas, il existe un réel danger si le camp du 8 Mars parvient à faire élire son président, quel qu'il soit", a-t-il estimé. Le leader chrétien a également estimé que "si l'opposition s'entend sur son élection à la tête de l'État, tout changera". Il a également noté ne pas avoir officiellement pris la décision de se porter candidat, réitérant toutefois qu'il est un candidat naturel vu qu'il dispose du plus grand groupe parlementaire.

M. Geagea a par ailleurs affirmé être prêt à "s'asseoir à une même table" avec le Hezbollah si celui-ci "change pour ressembler à n'importe quel autre parti libanais, s'il n'accapare plus les décisions stratégiques, sécuritaires et militaires de l'État et s'il remet ses armes à l'armée libanaise". Interrogé au sujet d'un possible troc entre son élection en échange d'un arrêt des critiques qu'il lance contre l'arsenal du parti pro-iranien, le leader maronite a indiqué "refuser d'être élu président si cela signifie qu'il devient comme le président Aoun, sous l'influence du Hezbollah". "Si je veux être élu président, je devrais exercer pleinement les prérogatives de cette fonction, conformément à l'accord de Taëf", a-t-il conclu. 

Fin juin, le chef des FL s'était également montré ouvert à l'idée de soutenir d'autres candidats à la présidentielle, à condition qu'ils soient issus de la coalition souverainiste du 14 Mars et qu'ils prônent des réformes. Dans ce cadre, il a estimé que le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, avait des qualités qui pourraient en faire un bon candidat à la magistrature suprême.

Des craintes d'une crise politique à l'approche de la présidentielle d'octobre se font ressentir ces dernières semaines. Le mandat de Michel Aoun s'achève sur un bilan désastreux, six ans après son élection. Le Premier ministre désigné Nagib Mikati doit toujours former son gouvernement. Mais il risque de ne pas pouvoir le faire avant la présidentielle, ce qui amènerait son équipe sortante à gérer les affaires courantes et même à assumer les fonctions du chef de l’État en l'absence d'un nouveau président de la République.


Le chef des Forces libanaises Samir Geagea a plaidé en faveur de l'unification de l'opposition au sein du Parlement en vue d'éviter l'élection d'un nouveau président affilié à la coalition du 8 Mars, comprenant notamment le Hezbollah, le mandat de son rival chrétien, Michel Aoun, prenant fin en octobre. "Le pas le plus important à effectuer, le plus tôt possible, est d'unifier...