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Dernières Infos - Crise au Liban

Critiquée par certains de ses membres, l'ABL affirme son unité

Critiquée par certains de ses membres, l'ABL affirme son unité

Le siège de l'Association des banques du Liban. Photo d’archives ANI

Après avoir été la cible de critiques de certains de ses membres, l'Association des banques du Liban (ABL) a affirmé mardi son unité et réitéré la nécessité que le Liban conclue un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour sortir de sa crise économique.

Dans un communiqué publié au lendemain d'une réunion de son Conseil d'administration, l'ABL a confirmé son unité et appelé à conclure un accord avec le FMI pour venir en aide à un Liban en pleine crise. Elle a également appelé l'État à assumer une partie des pertes du secteur financier, estimées à près de 70 milliards de dollars.

Peu après sa publication, le communiqué de l'ABL a été vivement critiqué par le PDG de la BankMed, Michel Accad. "L'ABL a publié encore une déclaration non pertinente, approuvée par une majorité de ses membres, réaffirmant sa position suivant laquelle +l'État dispose de ressources suffisantes+ pour couvrir le déficit. En fait, ce n'est pas le cas, et c'est là le problème", a estimé M. Accad dans un tweet. "Si l'État, à travers toutes ses institutions, assume la responsabilité première de la crise, il n'est pas raisonnable de s'attendre à ce qu'il couvre la totalité du déficit", a-t-il ajouté. Selon lui, "l'État doit participer à la perte, mais en fonction de ses capacités, et sans hypothéquer les générations futures". 

Vendredi dernier, l'AM Bank (al-Mawarid Bank) a annoncé suspendre son adhésion à l’association et incité les autres banques libanaises membres à faire de même. Pour sa part, la Bankmed s'est contentée de critiquer la gouvernance de l'ABL. Ces développements interviennent suite à la fuite, la semaine dernière, d'une lettre adressée au FMI par un conseiller de l'ABL, Carlos Abadi, dans laquelle il qualifie d'"illégal et inconstitutionnel" le plan de redressement préparé par l’équipe du vice-Premier ministre sortant et négociateur en chef de l’équipe libanaise avec le FMI, Saadé Chami. Ce plan avait été approuvé le 20 mai dernier par le gouvernement sortant dans le sillage de cet accord préliminaire. Il présente les grands axes de la répartition des pertes du pays et propose, entre autres mesures, de restructurer le secteur bancaire et de ponctionner une partie conséquente des dépôts afin d’absorber ces pertes.



Après avoir été la cible de critiques de certains de ses membres, l'Association des banques du Liban (ABL) a affirmé mardi son unité et réitéré la nécessité que le Liban conclue un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour sortir de sa crise économique.Dans un communiqué publié au lendemain d'une réunion de son Conseil d'administration, l'ABL a confirmé son unité...