L’US Open, qui débute aujourd’hui sur le parcours de Brookline dans le Massachusetts, marque les retrouvailles de l’élite du golf, coupée en deux depuis la naissance en fin de semaine dernière de la ligue concurrente LIV Golf. D’un côté, les traditionnalistes comme Rory McIlroy, vainqueur dimanche dernier de l’Open du Canada comptant pour le PGA Tour et remonté lundi au 3e rang mondial, derrière Scottie Scheffler et Jon Rahm, ou encore Justin Thomas, autre ex-n° 1 mondial. De l’autre, Dustin Johnson et Phil Mickelson, mais aussi Sergio Garcia et bientôt Patrick Reed et Bryson Dechambeau, tous des vainqueurs de tournois majeurs, qui ont cédé aux chants des sirènes de la richissime LIV Golf financée par des fonds saoudiens. Ils sont tous bannis du PGA Tour, jusqu’à nouvel ordre, mais tous autorisés à participer à l’US Open cette semaine, sur les terres de la victoire historique de l’Amérique sur l’Europe lors de la Ryder Cup 1999. Car les Majeurs, c’est autre chose, et cela restera peut-être les seuls tournois où tous les cadors du golf se retrouveront quatre fois par an. C’est la plus grosse crise depuis la création du PGA Tour, le circuit professionnel nord-américain où jouent les meilleurs mondiaux, en 1968.
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L’US Open ou les retrouvailles avec les dissidents de LIV Golf
OLJ / le 16 juin 2022 à 00h00


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