Après une victoire au match n° 1 et une défaite au n° 2, les Boston Celtics se sont adjugés (116-100) la rencontre n° 3 de la finale NBA, reprenant l’avantage (2-1) sur les Golden State Warriors. Elsa/Getty Images/AFP
Les Boston Celtics l’ont encore prouvé en s’adjugeant (116-100) le match n° 3 de la finale NBA pour reprendre l’avantage (2-1) sur les Golden State Warriors : ils ne perdent pas deux fois d’affilée dans ces play-offs et sont souvent irrésistibles au 4e quart-temps.
Cette série très intense ressemble à un combat de boxe, entre deux combattants qui se rendent coup pour coup. Et pour l’heure, Boston mène aux points. Avec peut-être un avantage psychologique non négligeable, résultant d’une très bonne habitude, qui démontre surtout une grande force de caractère : après une défaite, suit une victoire. Les Celtics ont perdu sept matches au cours de l’actuelle campagne, trois fois contre le champion en titre Milwaukee en demi-finale de conférence Est, trois fois contre Miami au tour suivant, une fois contre Golden State dans cette finale. Et à chaque fois, ils ont répondu par une victoire. Cette force, qui leur a permis d’éliminer les Milwaukee Bucks et le Miami Heat au bout d’un match n° 7 décisif, leur donne des raisons de croire en leur étoile, pour tenter d’ajouter un 18e titre record à leur palmarès.
Car voilà des mois que ça dure. La dernière fois où les Celtics ont chuté deux fois de rang remonte à mars, dans la dernière ligne droite d’une saison régulière, par ailleurs marquée par leur spectaculaire redressement au classement. Onzièmes à mi-parcours en janvier, loin des play-offs avec un bilan négatif, ils ont été irrésistibles en seconde partie de championnat pour finir 2es à l’Est. « Notre groupe de joueurs est résilient et capable de se battre contre beaucoup de choses », explique l’entraîneur Ime Udoka qui, pour sa première année en charge sur le banc, a conduit Boston à sa première finale en 12 ans.
Dans cette finale, à chaque équipe son quart-temps : le 3e pour les Warriors, le 4e pour les Celtics. Lors de la première joute, à San Francisco, Boston a effacé 15 points de retard pour survoler les 12 dernières minutes (40-16) avec neuf paniers à 3 points. Sans réponse lors du match n° 2, l’équipe du Massachusetts a encore trouvé les ressources morales pour s’imposer dans le n° 3. Les Californiens, pourtant menés de 18 longueurs en première période, avaient réussi un gros come-back dans le sillage de Stephen Curry (31 pts) et semblaient avoir le « momentum » de leur côté. « Mais on a manqué de gaz ensuite », déplore leur coach Steve Kerr, au contraire de leurs adversaires qui ont repris les devants comme si rien ne les affectait.
Une équipe capable
« Plus tôt dans la saison, on aurait perdu des matches comme ça, alors que maintenant... Ces choses arrivent. On sait qu’il y a de grands joueurs en face, qu’ils vont mettre des paniers à la suite. Mais nous n’avons pas baissé la tête. Nous avons appelé un temps mort, on s’est regroupés, on a compris et on a fait des actions gagnantes », commente Jayson Tatum, responsable de beaucoup d’entre elles (26 pts, 9 passes). « Je pense que lorsque nous devons réagir face aux situations difficiles, c’est là que nous sommes meilleurs. C’est arrivé encore ce soir et nous avons fini par gagner le match. On a su rester concentrés, compétitifs et sur la même longueur d’ondes. Nous allons avoir besoin de continuer comme ça pour finir le travail », ajoute l’ailier. « Il s’agissait de rester calme. Nous sommes déjà passés par là », a laconiquement rappelé son coéquipier Marcus Smart (24 pts), également prépondérant dans le succès de leur équipe.
Une équipe capable « au moment où c’est le plus nécessaire de resserrer la défense », souligne Ime Udoka, évidemment satisfait d’avoir limité Golden State à 11 points inscrits dans le dernier quart-temps. « C’est une preuve supplémentaire de notre capacité à rebondir. Mon message adressé au groupe après la rencontre a été celui-ci : si on est capable de le faire à chaque fois après une défaite, il va falloir désormais enchaîner une victoire après l’autre », conclut-il.
Source : AFP

