Le chef de l’État Michel Aoun remettant l’insigne de chevalier de l’ordre du Cèdre à Greta Massoud Achkar, en hommage à la mémoire de son mari. Photo Dalati et Nohra
Hier, le palais de Baabda a vibré en évoquant la mémoire de Massoud Achkar. Devant les membres de la famille, ses amis et l’archevêque de Beyrouth, Mgr Boulos Abdel Sater, le chef de l’État Michel Aoun a remis l’insigne de chevalier de l’ordre du Cèdre à sa veuve Greta, en hommage à sa mémoire et à ses réalisations pour le pays. Le chef du protocole au palais présidentiel Nabil Chédid a, dans une courte allocution, rappelé aux présents les qualités de Massoud Achkar et son dévouement pour son pays et pour son quartier Achrafieh. Plus d’un an et demi après sa disparition (son absence s’est fait sentir pendant les élections législatives à Beyrouth 1), ses proches et amis se sont retrouvés à Baabda pour lui rendre un ultime hommage et exprimer leur fidélité à sa mémoire. Pour tous les présents, Massoud, connu sous le nom de Poussy, était le symbole de la noblesse de cœur, de l’empathie avec les autres et de l’amour du pays : combattant pendant la guerre, militant après, pour les valeurs qu’il a voulu défendre malgré les difficultés, les obstacles et les déceptions. Fidèle à ses principes, ne cédant pas aux tentations ni aux sirènes du pouvoir, Massoud est parti des suites du Covid-19, sans jamais changer, toujours prêt lorsque le pays avait besoin de lui, toujours présent aussi pour tous ceux qui demandaient de l’aide.
Achrafieh était toujours dans son cœur et aujourd’hui, elle veut préserver sa mémoire. D’ailleurs, le chef de l’État a demandé à la municipalité de Beyrouth de donner son nom à l’une des rues de ce quartier si particulier et qu’il a marqué de sa présence. Greta Achkar et les membres de la famille ont remercié M. Aoun pour son double hommage et pendant le temps accordé à cette cérémonie, les présents ont évoqué Massoud Achkar parti trop tôt pour tous ceux qui l’aiment.

