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Sport - Football / Ligue Des Nations

Renouvelée, l’Italie résiste à l’Allemagne

La Hongrie met un terme à l’invincibilité de l’Angleterre ; la France, tenante du titre, battue par le Danemark.

Renouvelée, l’Italie résiste à l’Allemagne

Vendredi soir, le Danemark a vaincu (2-1) la France, tenante du titre de la Ligue des nations de football, dans un match qui a vu Kylian Mbappé être touché au genou gauche et Raphaël Varane être blessé à une cuisse. Les deux joueurs sont très incertains pour la rencontre Croatie-France cette nuit à Split Franck Fife/AFP

Une Italie profondément renouvelée, avec six nouveaux Azzurri lancés au cours des 90 minutes dans le grand bain par Roberto Mancini, a résisté à l’Allemagne (1-1), samedi à Bologne, lors de la 1re journée de la Ligue des nations de football.

Toujours invaincue (huit victoires, deux nuls) depuis l’arrivée d’Hansi Flick au poste de sélectionneur en septembre 2021, la Mannschaft pourra regretter de ne pas avoir profité de l’inexpérience de son adversaire pour remporter cette 36e édition de ce classique du foot européen. La Nazionale, malgré son moral douché trois jours après avoir été giflée par l’Argentine (3-0) dans la « Finalissima », a marqué la première, après l’entrée d’un jeune de 18 ans, Wilfried Gnonto, évoluant au FC Zürich, auteur d’un débordement décisif pour Lorenzo Pellegrini (70e). L’Allemagne n’a certes pas eu le temps de douter en égalisant juste après par Joshua Kimmich (73e). Pas de quoi satisfaire « complètement » Flick, qui a regretté le manque de « vitesse » de son équipe mais salué son « caractère pour revenir tout de suite après avoir encaissé un but ». Mais sa Mannschaft est bien redevenue solide, moins d’un an après l’Euro dont elle était sortie fragilisée, battue par l’Angleterre (2-0) en 8es de finale, alors que l’Italie triomphait de ces mêmes Anglais en finale.

Remise en selle par Flick, l’Allemagne a même été la première nation (hors pays organisateur) à décrocher son billet pour le Mondial 2022, où elle aura son mot à dire. L’Italie, elle, a raté l’avion pour le Qatar en trébuchant face à la Macédoine du Nord (0-1) en barrage en mars, et est redevenue quelconque, pâle comme son nouveau maillot bleu clair. Mais quoi de mieux qu’une affiche ancestrale pour reprendre des couleurs ? C’était l’espoir de Mancini, sur ce terrain où il a joué son premier match de Serie A comme joueur, il y a plus de 40 ans, décidé à tout changer pour sa 50e sur le banc de la Nazionale.

Nombre des héros de l’Euro étaient chez eux (Verratti, Chiesa, Jorginho, Insigne, Immobile) et les autres sur le banc (Barella), voire en tribunes (Bonucci, Locatelli, Belotti). Seuls Gianluigi Donnarumma et Alessandro Florenzi, avec le brassard, rappelaient les « nuits magiques » de l’Euro dans cette équipe confiée à la jeunesse d’Alessandro Bastoni en défense, de Sandro Tonali au milieu et de Gianluca Scamacca en attaque. Le milieu de Sassuolo Davide Frattesi, 22 ans, a fêté sa première cape en titulaire, suivi par cinq autres jeunes Azzurri lancés en seconde période : Dimarco, Ricci, Pobega, Cancellieri et, donc, Gnonto. « On a de bons jeunes joueurs, je les fais jouer et j’espère qu’ils vont grandir rapidement », a expliqué Mancini.

Cette Italie en reconstruction a souffert dès que les attaquants allemands ont accéléré. Donnarumma a bien repoussé une frappe en angle fermé de Serge Gnabry (15e) et Florenzi s’est sacrifié sur un tir de Thomas Müller (25e). Puis Gnabry a manqué le cadre au terme d’une belle action allemande (38e). Mais, peu à peu, la Nazionale a davantage osé. Scamacca, notamment, s’est illustré en trouvant le poteau de loin (35e), en manquant une tête d’un rien (47e) puis en tentant un retourné trop central (53e). Gnonto, ensuite, a fait rêver l’Italie trois minutes en débordant Thilo Kehrer pour trouver Pellegrini dans les six mètres (70e). « L’entraîneur m’a donné une occasion, je profite », a souri le jeune attaquant. Mancini a regretté l’égalisation rapide, signée Joshua Kimmich, opportuniste sur un ballon mal repoussé (73e) : « On a été un peu naïfs de prendre le but égalisateur tout de suite après avoir marqué. » Mais il peut remercier Donnarumma qui a su préserver ce point, aux allures de point de (nouveau) départ.

Dans les autres matches du week-end, la Hongrie a battu l’Angleterre pour la première fois depuis soixante ans (1-0), samedi à Budapest, et mis un terme à une série record des Trois Lions de 22 matches sans défaite dans le temps réglementaire. Il faut remonter au 31 mai 1962, lors de la Coupe du monde disputée au Chili, pour retrouver la trace d’un tel succès des Hongrois, qui étaient alors au crépuscule de leur âge d’or. Le dernier revers de la sélection de Gareth Southgate dans le temps réglementaire était celui infligé par la Belgique le 15 novembre 2020 en Ligue des nations déjà (2-0). L’Angleterre s’était inclinée en finale de l’Euro en juillet 2021 face à l’Italie, mais aux tirs au but. En outre, l’Autriche, grâce à son large succès vendredi en Croatie (3-0), est leader de son groupe à égalité de points avec le Danemark, vainqueur surprise (2-1) vendredi aussi de la France tenante du titre à Saint-Denis. Lors de ce match, Kylian Mbappé a été touché au genou gauche et Raphaël Varane blessé à une cuisse. Ils sont très incertains pour Croatie-France cette nuit à Split, a annoncé le sélectionneur adjoint Guy Stéphan. Dans le groupe 4 de cette même Ligue A, vendredi encore, les Pays-Bas ont signé une victoire écrasante sur la pelouse de la Belgique (4-1), Memphis Depay s’illustrant par un doublé face à une équipe belge qui a perdu Romelu Lukaku sur blessure.

Tevez prend sa retraite

Hors des pelouses, l’attaquant argentin Carlos Tevez, ancienne star des deux clubs de Manchester (City et United) et de la Juventus Turin, a annoncé samedi qu’il prenait sa retraite, à 38 ans, un an après avoir quitté Boca Juniors, le club de ses débuts. « Je prends ma retraite, c’est confirmé. On m’a fait beaucoup de propositions, aux États-Unis et aussi en Argentine, mais en tant que joueur, c’est fini. J’ai tout donné et je pars tranquille », a déclaré Carlos Tevez.

Sélectionné à 76 reprises avec l’Albiceleste, il a disputé deux Coupes du monde (2006, 2010) et joué trois finales de la Copa America (2004, 2007, 2015). Il a en outre été champion olympique en 2004. En club, cet attaquant très technique et puissant, doté d’un grand sens du but, a gagné la Ligue des champions avec Manchester United (2008), trois championnats d’Angleterre – deux avec les Red Devils (2008, 2009) et un avec Manchester City (2012) – et deux championnats d’Italie avec la Juventus (2014, 2015). Avant de partir en Europe, il avait remporté la Copa Libertadores avec Boca (2003).

Tevez a exprimé sa volonté de devenir manager d’un club. « Je me sens armé pour diriger un beau projet et je continue de travailler pour cela », a-t-il dit, ajoutant qu’il travaillait avec l’ancien sélectionneur argentin de hockey sur gazon Carlos Retegui.

Source : AFP

Une Italie profondément renouvelée, avec six nouveaux Azzurri lancés au cours des 90 minutes dans le grand bain par Roberto Mancini, a résisté à l’Allemagne (1-1), samedi à Bologne, lors de la 1re journée de la Ligue des nations de football.Toujours invaincue (huit victoires, deux nuls) depuis l’arrivée d’Hansi Flick au poste de sélectionneur en septembre 2021, la Mannschaft pourra regretter de ne pas avoir profité de l’inexpérience de son adversaire pour remporter cette 36e édition de ce classique du foot européen. La Nazionale, malgré son moral douché trois jours après avoir été giflée par l’Argentine (3-0) dans la « Finalissima », a marqué la première, après l’entrée d’un jeune de 18 ans, Wilfried Gnonto, évoluant au FC Zürich, auteur d’un débordement décisif pour Lorenzo...
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