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Sport - Tennis / Roland-Garros

Swiatek et Gauff à la hauteur des promesses

La Polonaise et l’Américaine s’affrontent aujourd’hui en finale.

Swiatek et Gauff à la hauteur des promesses

Ce photomontage montre les deux finalistes dames de Roland-Garros : la Polonaise Iga Swiatek (à gauche) et l’Américaine Cori Gauff. Thomas Samson et Anne-Christine Poujoulat/AFP

Hier vendredi, la 13e journée du tournoi de tennis de Roland-Garros – seconde levée du Grand Chelem – était consacrée aux demi-finales messieurs, qui ne devaient pas débuter avant 15h45, heure de Beyrouth, avec, pour commencer, celle opposant l’Espagnol Rafael Nadal à l’Allemand Alexander Zverev puis celle entre le Croate Marin Cilic et le Norvégien Casper Ruud (pas avant 18h30 au Liban).

Une seule victoire sépare encore Iga Swiatek de la Coupe Suzanne-Lenglen : lauréate surprise en 2020 devenue grandissime favorite, la joueuse n° 1 mondiale polonaise a fusé jeudi après-midi en finale de Roland-Garros. Elle y affrontera l’adolescente américaine Cori Gauff, promise depuis ses jeunes années à un grand avenir et en finale majeure pour la première fois, deux mois après ses 18 ans. Sous le soleil retrouvé, Swiatek n’a abandonné que trois jeux à la joueuse russe Daria Kasatkina (20e mondiale), surclassée (6-2, 6-1) en 64 minutes. Gauff (23e mondiale) a quant à elle dominé (6-3, 6-1) en moins de 1h30 l’inattendue joueuse italienne Martina Trevisan (59e mondiale), visiblement touchée à la cuisse droite.

Plus de 100 jours sans défaite

Se souvient-elle encore du goût de la défaite ? Sur le Central ensoleillé, Swiatek a aligné un 34e succès consécutif. Elle égale ainsi la plus longue série de matches gagnés par Serena Williams, achevée à l’été 2013, et se rapproche à une unité de la série record des années 2000, réussie par la sœur aînée de la famille Williams, Venus, en 2000 justement. « J’essaie de traiter chaque match de la même façon parce que si je commence à penser que c’est mon match le plus important de la saison jusque-là, ça me stresse », reconnaît Swiatek. Après Doha, Indian Wells, Miami, Stuttgart et Rome, la jeune femme, 21 ans depuis mardi dernier, n’est plus qu’à une victoire d’un sixième trophée d’affilée.

Sa dernière défaite ? Elle remonte à plus de cent jours. Précisément au 16 février à Dubaï (en 8es de finale contre la Lettonne Jelena Ostapenko). « J’ai l’impression que cette saison, tout s’est mis en place, tout le travail que j’ai fait physiquement, tennistiquement et mentalement, explique celle qui est fan de Rafael Nadal. L’année dernière, je prenais encore de l’expérience. Maintenant, j’utilise mon expérience pour que tout fonctionne comme il faut. » Un an et demi après son sacre surprise à la porte d’Auteuil en 2020, au bout d’une édition exceptionnellement automnale en raison du Covid-19, Swiatek est exactement là où on l’attendait, elle qui assume parfaitement son statut encore nouveau de n° 1 mondiale dont elle a soudainement hérité début avril après la retraite surprise de l’Australienne Ashleigh Barty.

La native de Varsovie, accompagnée depuis l’intersaison par un nouvel entraîneur, Tomasz Wiktorowski, n’a laissé qu’un set en route pour rallier la finale sur la terre battue parisienne : en quarts de finale face à la jeune Chinoise Qinwen Zheng (6-7 (5/7), 6-0, 6-2), dans un match long de 2h45. À part ça, Swiatek a passé en moyenne moins d’une heure et quart sur le court par match. « Je sens que mon jeu est de plus en plus solide, que je joue de mieux en mieux à chaque match », apprécie la jeune Polonaise.

Record de précocité

Sa future adversaire, Cori Gauff, s’était révélée il y a trois ans déjà, à 15 ans seulement, en s’offrant Venus Williams au 1er tour de Wimbledon 2019 et en s’invitant en 8es de finale. Elle s’était de nouveau distinguée en janvier 2020 en éliminant Naomi Osaka, alors championne sortante, au 3e tour de l’Open d’Australie. La voilà désormais la plus jeune finaliste de Roland-Garros depuis plus de vingt ans (Kim Clijsters en 2001). Et la plus jeune en Grand Chelem depuis Maria Sharapova à Wimbledon en 2004. Le tout sans perdre le moindre set.

« Je suis sous le choc... Je n’ai pas de mots pour exprimer ce que je ressens », sourit la Floridienne, dont le meilleur résultat en tournoi majeur avant cette édition 2022 de Roland-Garros était un quart de finale, atteint à Paris déjà en 2021. « Elle a eu énormément de pression en étant toujours ‘‘la plus jeune à...’’, celle qui est censée être l’avenir... Ça a dû être difficile. J’imagine que ça lui a demandé beaucoup d’énergie » pour le gérer, estime pour sa part Swiatek. « Elle a de la régularité dans son jeu et dans ses résultats. Elle progresse année après année, décrit-elle encore. Quand je la vois, j’ai tendance à oublier qu’elle a 18 ans. »

Source : AFP

Hier vendredi, la 13e journée du tournoi de tennis de Roland-Garros – seconde levée du Grand Chelem – était consacrée aux demi-finales messieurs, qui ne devaient pas débuter avant 15h45, heure de Beyrouth, avec, pour commencer, celle opposant l’Espagnol Rafael Nadal à l’Allemand Alexander Zverev puis celle entre le Croate Marin Cilic et le Norvégien Casper Ruud (pas avant 18h30 au Liban).Une seule victoire sépare encore Iga Swiatek de la Coupe Suzanne-Lenglen : lauréate surprise en 2020 devenue grandissime favorite, la joueuse n° 1 mondiale polonaise a fusé jeudi après-midi en finale de Roland-Garros. Elle y affrontera l’adolescente américaine Cori Gauff, promise depuis ses jeunes années à un grand avenir et en finale majeure pour la première fois, deux mois après ses 18 ans. Sous le soleil retrouvé,...
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