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Amnesty exhorte Londres à enquêter sur la "prise d'otage" de Nazanin Zaghari-Ratcliffe par Téhéran

Amnesty exhorte Londres à enquêter sur la

Nazanin Zaghari-ratcliffe avec sa fille Gabriella, le 10 juin 2016. PHOTO AFP / FREE NAZANIN CAMPAIGN

L'ONG Amnesty International a qualifié mercredi de "prise d'otage" la détention pendant six ans en Iran de l'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, libérée en mars, appelant les autorités britanniques à enquêter et le cas échéant poursuivre les responsables iraniens.

"Les autorités iraniennes ont délibérément et éhontément privé Nazanin Zaghari-Ratcliffe de sa liberté. Elles ont recouru à des accusations fallacieuses de sécurité nationale et à des simulacres de procédures judiciaires contre elle dans le but de faire pression sur le gouvernement britannique pour qu'il règle ses dettes", a dénoncé Diana Eltahawy, directrice adjointe d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

"La prise en otage de Nazanin Zaghari-Ratcliffe ne doit pas rester impunie", a-t-elle ajouté dans un communiqué. Elle a exhorté le Royaume-Uni à "enquêter sur les officiels iraniens suspectés d'être responsables de ce crime" et, "là où suffisamment de preuves existent", à "demander leur extradition" et à "les poursuivre".

Mme Zaghari-Ratcliffe est rentrée au Royaume-Uni mi-mars après avoir passé six ans en détention en Iran, accusée notamment de complot pour renverser la République islamique, ce qu'a toujours nié cette employée de la Fondation Thomson Reuters. Elle avait été libérée avec un autre binational, Anoosheh Ashoori, après le règlement par Londres d'une vieille dette de 394 millions de livres (environ 463 millions d'euros) due à l'Iran.

Amnesty International a dénoncé le "climat d'impunité" permettant aux autorités iraniennes d'utiliser les binationaux et ressortissants étrangers comme "monnaie d'échange". En mai, l'ONG avait estimé que l'universitaire irano-suédois Ahmadreza Djalali, condamné à la peine de mort pour espionnage, était également pris en "otage" et servait de "pion" pour Téhéran, qui cherche à l'échanger contre deux cadres iraniens en Belgique et en Suède. Plus d'une douzaine d'Occidentaux, majoritairement binationaux, sont actuellement détenus en Iran qui est soupçonné de vouloir les monnayer en échange de concessions de l'Occident.

L'ONG Amnesty International a qualifié mercredi de "prise d'otage" la détention pendant six ans en Iran de l'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, libérée en mars, appelant les autorités britanniques à enquêter et le cas échéant poursuivre les responsables iraniens."Les autorités iraniennes ont délibérément et éhontément privé Nazanin Zaghari-Ratcliffe de sa liberté. Elles...