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Sport - Tennis / Roland-Garros

Swiatek en coup de vent, Osaka éliminée

Jabeur déjà hors jeu, Alcaraz au rendez-vous, la pluie s’invite sur les courts.

Swiatek en coup de vent, Osaka éliminée

Attendue comme une des rares à pouvoir menacer la n° 1 mondiale Iga Swiatek, Ons Jabeur (sur la photo), n° 6 mondiale et joueuse la plus prolifique de la saison sur terre battue, a mordu la poussière dès le 1er tour à Roland-Garros. Anne-Christine Poujoulat/AFP

Iga Swiatek, joueuse n° 1 mondiale et grandissime favorite du tournoi de tennis de Roland-Garros, a fait un passage éclair hier lundi sur le court Philippe-Chatrier en balayant en 54 minutes la qualifiée Lesia Tsurenko (6-2, 6-0) au 1er tour de cette deuxième levée du Grand Chelem. Sous le toit fermé du Central, pour échapper à l’humidité parisienne, Swiatek a imposé son rythme étouffant et n’a jamais laissé respirer Tsurenko. Dans la première comme dans la seconde manche, elle s’est échappée 3 jeux à 0 en moins de dix minutes. En face, Tsurenko n’a inscrit que dix points dans le set initial, et douze dans le second. Au 2e tour, la joueuse n° 1 mondiale, lauréate à Roland-Garros en 2020, affrontera Alison Riske ou Dayana Yastremska.

De son côté, l’ex-n° 1 mondiale Naomi Osaka s’est inclinée dès le 1er tour face à Amanda Anisimova (7-5, 6-4). La joueuse, retombée au 38e rang, ne bénéficiait pas de la protection d’une tête de série et avait hérité d’un tirage difficile avec Anisimova (n° 28), demi-finaliste à Roland-Garros en 2019. Moins à l’aise sur terre battue que sur dur, la double lauréate de l’Open d’Australie (2019 et 2021) et de l’US Open (2018 et 2020) n’a pu jouer que deux matches sur l’ocre cette saison en raison de douleurs au tendon d’Achille gauche, qu’elle a manipulé plusieurs fois lors du match. Osaka, qui a alerté sur le sujet de la santé mentale dans le sport en confiant avoir « traversé de longues périodes de dépression depuis l’US Open 2018 (son premier sacre en Grand Chelem) » et souffrir de troubles anxieux, a malgré tout quitté le court visage souriant.

En outre, les matches du 1er tour hier ont été interrompus par la pluie, sauf donc sous le toit du court Central (Philippe-Chatrier), au deuxième jour du Grand Chelem parisien. Au moment de l’interruption, Corentin Moutet et Stan Wawrinka, sur le court Suzanne-Lenglen, et Manuel Guinard et Cameron Norrie, sur le court Simonne-Mathieu, s’apprêtaient à commencer leur match. Sur le court Philippe-Chatrier, les parties suivaient leur rythme normal. Et, pour la première nocturne de cette édition 2022, devaient se succéder hier soir « l’ogre de l’ocre » Rafael Nadal puis le tenant du titre hommes Novak Djokovic.

Attendue comme une des rares à pouvoir menacer Iga Swiatek, Ons Jabeur, n° 6 mondiale et joueuse la plus prolifique de la saison sur terre battue, a mordu la poussière dès le 1er tour dimanche. « C’est très dur, parce que je voulais vraiment aller très loin », a tristement souri Jabeur, les yeux encore rougis en conférence de presse, une grosse heure après sa défaite (3-6, 7-6 (7/4), 7-5) en près de 2h30 face à Magda Linette (52e mondiale). Avec sa saison sur ocre très réussie jusque-là et forte de son meilleur classement, forcément, Jabeur voyait grand à Paris et s’imaginait bien faire tomber une barrière de plus porte d’Auteuil après avoir ouvert la voie année après année.

En soirée, le jeune phénomène Carlos Alcaraz, aux portes du top 5 à 19 ans et déjà prétendant au titre au bout d’un printemps ébouriffant, a répondu présent : il n’a laissé que six jeux au lucky loser Juan Ignacio Londero, dominé (6-4, 6-2, 6-0) en moins de deux heures. Comment a-t-il vécu ses premiers pas sur le Central parisien, un an seulement après être passé par les qualifications pour se faire une place dans le tableau principal ? « Ça m’a surpris, quand j’ai entendu mon nom, que tout le monde m’encourage, s’étonne Alcaraz. J’ai vu des grands matches sur ce court, et je me suis senti très fier d’y être. J’aimerais soulever le trophée sur ce court, devant tout le monde. »

Pour Dominic Thiem, malheureusement, le voir éliminé dès le 1er tour n’est plus une surprise : le double finaliste de Roland-Garros (2018 et 2019), à l’époque deuxième meilleur joueur du monde sur ocre derrière le roi Rafael Nadal, et lauréat de l’US Open 2020, a toutes les peines du monde à essayer de redevenir lui-même. Depuis son retour à la compétition au printemps après une blessure longue durée au poignet droit, Thiem n’a pas gagné le moindre match en sept tentatives (dont une en Challenger). Dimanche matin, il n’a inscrit que neuf jeux face au 87e joueur mondial Hugo Dellien, vainqueur (6-3, 6-2, 6-4). « Je ne suis pas encore au niveau, je dois l’accepter, même si c’est une défaite vraiment douloureuse », constate l’ex-n° 3 mondial dégringolé autour du 190e rang, qui veut croire que « la clé est simplement la patience ». Tombée d’entrée également, Garbiñe Muguruza (2-6, 6-3, 6-4 contre Kaia Kanepi), lauréate à Paris en 2016.

Entrées en lice maîtrisées en revanche pour Alexander Zverev, n° 3 mondial et demi-finaliste sortant, vainqueur (6-2, 6-4, 6-4) du qualifié Sebastian Ofner, et pour Grigor Dimitrov, qui n’a lâché qu’un jeu par set (6-1, 6-1, 6-1 contre Marcos Giron). Comme pour la demi-finaliste 2021 Maria Sakkari (6-2, 6-3 contre Clara Burel), remontée hier au classement WTA de la 4e place au 3e rang mondial. En outre, après deux tentatives infructueuses, Félix Auger-Aliassime (n° 9) a enfin obtenu la toute première victoire de sa carrière à Roland-Garros. Mais Auger-Aliassime a dû combler un retard de deux sets à zéro pour y parvenir aux dépens du 122e joueur mondial Juan-Pablo Varillas, finalement battu (2-6, 2-6, 6-1, 6-3, 6-3) en près de 3h15.

Wimbledon, une prestigieuse exhibition ?

Par ailleurs, Wimbledon, troisième levée du Grand Chelem et considéré comme le plus grand tournoi du monde, pourrait devenir cet été la plus prestigieuse exhibition de tennis : l’ATP et la WTA, qui gèrent les circuits masculin et féminin, ont décidé vendredi dernier de ne distribuer aucun point au Majeur sur gazon s’il maintient sa décision d’exclure les joueurs et joueuses russes et biélorusses en raison de la guerre en Ukraine. « Si rien ne change, c’est avec un immense regret et à contrecœur que nous ne voyons pas d’autre possibilité que de retirer les points ATP à Wimbledon pour l’édition 2022 », a annoncé l’instance dans un communiqué. Une position imitée quelques minutes plus tard par la WTA. Pour l’ATP, si Wimbledon exclut les joueurs et joueuses de nationalités russe et biélorusse, c’est le principe considéré comme « fondamental » d’équité entre tous les joueurs de participer à tous les tournois « en fonction de leur mérite et sans discrimination » qui est remis en cause.

Le tournoi britannique du Grand Chelem a annoncé le 20 avril son intention d’exclure les Russes et les Biélorusses de l’édition 2022 car « dans les circonstances d’une agression militaire injustifiée et sans précédent, il serait inacceptable que le régime russe tire le moindre bénéfice de la participation de joueurs russes ou biélorusses ». Le Majeur sur gazon a cependant précisé que cette décision pourrait être revue si les « circonstances changent radicalement d’ici à juin ». Vendredi, les organisateurs du tournoi, programmé cette année entre le 27 juin et le 10 juillet, ont réaffirmé qu’ils s’en tenaient à leur position et ont dénoncé les décisions « disproportionnées » et « dommageables pour tous les joueurs présents sur le circuit » prises par les instances du tennis mondial. Mais la Fédération internationale de tennis (ITF) a également annoncé retirer à Wimbledon les points pour les tournois juniors et de tennis fauteuil programmés durant la quinzaine du Majeur. « La position de l’ITF demeure que les joueurs russes et biélorusses doivent être autorisés à participer en tant qu’athlètes neutres », explique la Fédération qui a, par ailleurs, interdit depuis le 1er mars la Russie et la Biélorussie de participer à toute compétition par équipe nationale.

Source : AFP


Iga Swiatek, joueuse n° 1 mondiale et grandissime favorite du tournoi de tennis de Roland-Garros, a fait un passage éclair hier lundi sur le court Philippe-Chatrier en balayant en 54 minutes la qualifiée Lesia Tsurenko (6-2, 6-0) au 1er tour de cette deuxième levée du Grand Chelem. Sous le toit fermé du Central, pour échapper à l’humidité parisienne, Swiatek a imposé son rythme...

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