Le Parlement libanais réuni à Beyrouth le 22 mai 2021. Photo d'archives Ali Fawwaz/Parlement Libanais
Le chef du Parlement libanais, Nabih Berry, a convoqué mardi la Chambre à une séance plénière, jeudi à 14h, pour se prononcer sur la demande déposée par certains députés de retirer la confiance au ministre des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib.
Cette demande avait été présentée par le groupe parlementaire des Forces libanaises (FL), parti chrétien de Samir Geagea, à la suite d'accusations contre la diplomatie libanaise selon lesquelles elle aurait intentionnellement "compliqué" le vote des émigrés libanais en amont des législatives prévues à l'étranger les 6 et 8 mai.
En marge de la réunion du Conseil des ministres tenue à Baabda, M. Bou Habib a affirmé mardi que "la partie lésée peut recourir au pouvoir judiciaire ou à la Commission de supervision des élections".
Le vote des Libanais résidant au Liban doit, lui, se tenir le 15 mai. La problématique de la répartition des électeurs de l'étranger avait, elle, été soulevée ces derniers jours par des Libanais installés en Australie. Ceux-ci avaient dénoncé le fait que des bureaux de vote distants parfois de plusieurs heures de route avaient été assignés aux différents membres de certaines familles, ce qui pourrait rendre leur accès difficile, voire impossible.
Des critiques avaient été adressées à ce sujet au consul général du Liban à Sydney, Charbel Macaron, qui a été accusé d'avoir modifié les listes électorales. M. Macaron est, comme le chef de la diplomatie, considéré comme proche du président Michel Aoun et du parti qu'il a fondé, le Courant patriotique libre (CPL), grand rival des FL sur la scène politique chrétienne. Les Affaires étrangères avaient toutefois rejeté ces critiques, affirmant que les électeurs avaient été répartis géographiquement selon les codes postaux australiens, tels qu'ils apparaissent sur les formulaires d'inscription.


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