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Lifestyle - Coolitude

Les ballerines font leur come-back et détrônent les stilettos

Nouveau pied de nez pour se libérer entièrement des deux ans de Covid, le retour des chaussures légères et des ballerines qui donnent des ailes.

Les ballerines font leur come-back et détrônent les stilettos

Le modèle « Cendrillon » créé par Repetto pour Brigitte Bardot. Photo tirée de la page officielle de Repetto

Une envie de légèreté avec l’arrivée du printemps ? Les chaussures plates, et plus précisément les ballerines, font leur grand retour sur le pavé et les podiums. La marque Miu Miu a donné le ton de cette tendance au cours de la récente présentation de sa collection automne-hiver en faisant défiler ses mannequins en minijupes et ballerines portées avec des chaussettes hautes. Il souffle aussi sur les réseaux sociaux un vent d’indie sleaze, cette tendance proche du grunge qui privilégie une certaine nonchalance vestimentaire, sans doute pour balayer le souvenir de la pandémie. Il n’en fallait pas plus pour abandonner les stilettos et sauter à pieds joints dans les ballerines, inspirées par l’élégance suprême d’Audrey Hepburn qui les portait si bien. Sans compter les personnages de la série Les chroniques de Bridgerton qui cartonne avec ses héroïnes vêtues de longues robes Empire qui laissent dépasser des bouts de pied glissés dans de petites chaussures en velours. Ainsi, l’industrie de la mode a suivi à grands pas ce retour aux chaussons de danseuse reconvertis.

Les ballerines-chaussures reviennent à la mode. Photo Bigstock

Rose Repetto et Salvatore Capezio

Cette nouvelle fonction, plus pratique et urbaine, avait été lancée dans les années 60 par la célèbre Rose Reppeto (1900-1982). Couturière puis styliste, elle s’était spécialisée dans la confection de chaussons de ballet après que son fils, le danseur de renom Roland Petit, l’a priée de lui créer des paires plus confortables que les siennes, qui lui mettaient les pieds en sang après chaque performance. C’est ce qu’elle fit, perfectionnant ce travail jusqu’à devenir la fournisseuse numéro un des danseurs de ballet, parmi lesquels les grands Béjart, Noureïev, Barychnikov... De même, en 1956, elle imagine des ballerines – chaussures baptisées Cendrillon qu’elle dédie à Brigitte Bardot. Lorsque cette dernière apparaît avec, vêtue de sa célèbre robe à carreaux roses et blancs, le look était lancé dans le monde. Pourtant, Rose Repetto n’était pas la première à l’avoir fait, puisque outre-Atlantique, un autre grand fabricant de chaussons de ballet s’était imposé bien avant elle. Il s’agit de Salvatore Capezio, qui avait collaboré en 1943 avec la griffe de Claire McCardell, surnommée la mère du sportswear américain, pour produire des chaussures ballerines qui connaîtront un grand succès. La magnifique Audrey Hepburn avait adopté ces Capezio et avait contribué à en faire une icône de la mode. La collaboration McCardell-Capezio avait pour but de contourner le rationnement du cuir qui était alors exclusivement réservé aux bottes des militaires. Le duo, découvrant que les chaussons de danseuse étaient exempts de cette restriction, a eu l’idée de créer ces ballerines qui, en plus, étaient confortables pour la marche. Aujourd’hui, la designeuse américaine Tory Burch rend hommage à Claire McCardell dans le cadre de sa nouvelle collection printemps-été.

Les ballerines-chaussures reviennent à la mode. Photo tirée de la page officielle de Repetto

Une chaussure polyvalente

Le confort allié à un look stylish a toujours joué en faveur de ces petites chaussures. À ce sujet, Alexa Buckley, cofondatrice de la marque Margaux spécialisée dans les talons plats, a mis en relief pour le Wall Street Journal les avantages des ballerines : « Le confort mène à la confiance, a-t-elle dit, et la confiance mène au style. Après ces deux dernières années de pandémie, le comfy est devenu vraiment important. » Sa partenaire, Sarah Pierson, a ajouté : « C’est la chaussure polyvalente ultime. Elle résiste à l’épreuve du temps et se marie avec n’importe quel style ou occasion. » Ce besoin d’être bien dans sa peau et « bien dans ses pompes » a augmenté après la pandémie de Covid-19, mettant en avant le besoin de chaussures légères aux antipodes de la rigueur des stilettos et des volumineuses sneakers. L’an dernier déjà, Hedi Slimane avait senti la tendance en proposant des chaussures inspirées de la ballerine pour sa collection Céline printemps 2021. Parallèlement, les éditions printanières d’un grand nombre de médias spécialisés, de même que les réseaux sociaux, se sont mises à l’heure des iconiques chaussons des danseuses détournés en plusieurs versions. « Are we ready for ballet flat comeback? », titre le magazine Vogue US. La réponse est oui, partout dans le monde, et tombe aussi comme un cri de soulagement lancé avec les années de la pandémie…


Une envie de légèreté avec l’arrivée du printemps ? Les chaussures plates, et plus précisément les ballerines, font leur grand retour sur le pavé et les podiums. La marque Miu Miu a donné le ton de cette tendance au cours de la récente présentation de sa collection automne-hiver en faisant défiler ses mannequins en minijupes et ballerines portées avec des chaussettes hautes. Il souffle aussi sur les réseaux sociaux un vent d’indie sleaze, cette tendance proche du grunge qui privilégie une certaine nonchalance vestimentaire, sans doute pour balayer le souvenir de la pandémie. Il n’en fallait pas plus pour abandonner les stilettos et sauter à pieds joints dans les ballerines, inspirées par l’élégance suprême d’Audrey Hepburn qui les portait si bien. Sans compter les personnages de la série Les chroniques de...
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