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Monde - France / Présidentielle

Les candidats jettent leurs dernières forces avant le 1er tour dimanche

L’écart se resserre entre les deux favoris : Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Les candidats jettent leurs dernières forces avant le 1er tour dimanche

Par ordre alphabétique, les candidats à la présidentielle en France : Nathalie Arthaud, Nicolas Dupont-Aignan, Anne Hidalgo, Yannick Jadot, Jean Lassalle, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Valerie Pécresse, Philippe Poutou, Fabien Roussel et Eric Zemmour. Photos Joël Saget et Éric Feferberg/AFP

Les douze candidats à la présidentielle française jetaient hier leurs dernières forces dans la bataille pour convaincre les électeurs avant le premier tour dimanche, alors que l’écart s’est resserré entre les deux favoris, le président sortant Emmanuel Macron et son adversaire d’extrême droite Marine Le Pen.

Deux grands défis s’imposent avant la fin officielle, ce soir à minuit, de cette première partie de campagne, qui sera suivie d’un second tour le 24 avril : mobiliser leurs partisans alors que l’abstention pourrait flirter ou dépasser le record de 2002 (28,4 %) et aller chercher les indécis, qui représentent un tiers des personnes certaines d’aller voter. Pour y parvenir, ils se démultiplient dans les réunions publiques ou dans les médias.

D’après les différents sondages, les deux candidats qui devraient se hisser au second tour sont Emmanuel Macron et Marine Le Pen, qui a mené une campagne de terrain, sans grand-messe électorale, axée sur le pouvoir d’achat, principale préoccupation des Français. Elle devait tenir en soirée un meeting à Perpignan, dans le sud de la France, une ville acquise à son parti.

Emmanuel Macron est, lui, entré en campagne tardivement, d’abord par calcul politique, puis accaparé par la guerre en Ukraine. Son objectif est de ne pas trop s’impliquer dans la bagarre du premier tour pour se concentrer sur le second. Il prend garde à ne pas avoir de débats directs avec les autres candidats, ce qui a fait dire jeudi au candidat communiste Fabien Roussel que la campagne était « sous morphine » et que le refus de débattre du président était « grave ».

55 % de « mécontents »

Dans ce contexte, Marine Le Pen surfe sur une dynamique de campagne positive et les écarts dans les intentions de vote au second tour tendent à se resserrer. Depuis plusieurs années, elle polit l’image autrefois abrasive de son parti, et profite de son choix de faire campagne sur le pouvoir d’achat, tout comme d’autres candidats. C’est en effet le principal enjeu pour les électeurs, d’après différentes études. La guerre en Ukraine, elle, « n’a pas véritablement le même statut que les questions de pouvoir d’achat, d’environnement, et même les questions d’immigration et de sécurité », a souligné Martial Foucault, directeur du Cevipof, sur la chaîne Public Sénat.

Selon une étude de ce centre de recherche rattaché à l’école Sciences Po, 55 % des Français se sentent mécontents mais pas en colère, 37 % en colère et 8 % seulement « satisfaits et apaisés ». « Le vote est un moment où on révèle un certain nombre de crispations, de mécontentements, la colère peut se manifester dans le vote ou dans le non-vote, en privilégiant les formes d’abstention », selon M. Foucault.

Sur le pouvoir d’achat, le président-candidat a promis mercredi soir d’indexer les retraites sur l’inflation « dès cet été », sans attendre l’indexation annuelle en janvier, tout en réaffirmant qu’il faudrait mener la réforme des retraites « à l’automne ».

« Notre objectif est d’abord de conforter notre avance, éviter qu’elle (Marine Le Pen) soit devant au premier tour », a confié un membre de la majorité présidentielle.

Derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen, le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon est aussi en progression régulière dans les sondages, sans pour autant parvenir à accrocher la deuxième place. Mais il met les bouchées doubles et son parti La France insoumise (LFI) multiplie les réunions publiques, au moins une dans chaque département.

L’autre candidat d’extrême droite Éric Zemmour, celle de droite Valérie Pécresse et l’écologiste Yannick Jadot ont, eux, décroché, selon les sondages. Ils tiennent tous des meetings dans différentes villes. Au final, « on a une configuration qui est extrêmement difficile à analyser », estime M. Foucault, tout en relevant que « la marche est très très haute entre les candidats » qui occupent les trois premières places d’après les sondages. Celui de Cevipof donne M. Macron à 26,5 %, Mme Le Pen à 21,5 % et M. Mélenchon à 16 %.

Source : AFP

Les douze candidats à la présidentielle française jetaient hier leurs dernières forces dans la bataille pour convaincre les électeurs avant le premier tour dimanche, alors que l’écart s’est resserré entre les deux favoris, le président sortant Emmanuel Macron et son adversaire d’extrême droite Marine Le Pen.Deux grands défis s’imposent avant la fin officielle, ce soir à minuit, de cette première partie de campagne, qui sera suivie d’un second tour le 24 avril : mobiliser leurs partisans alors que l’abstention pourrait flirter ou dépasser le record de 2002 (28,4 %) et aller chercher les indécis, qui représentent un tiers des personnes certaines d’aller voter. Pour y parvenir, ils se démultiplient dans les réunions publiques ou dans les médias.D’après les différents sondages, les deux candidats...
commentaires (1)

non mais, serieusement, sans aucun parti pris, surement pas par conviction, par racisme ou autres accusations : pourquoi craindre M Le Pen ?extreme droite peut nuir en quoi dans un pays qui bouillonne de democratie, ou les libertes peuvent changer le jeu de qui que ce soit au pouvoir - exception faite de macron-trop , bcp trop malin cui-la !? les francais ont essaye la gauche, la droite sans couleur, sans odeur sans saveur,et trouvent encore a les blamer tous deux, reclament mieux et autre chose. ben l'extreme droite pourrait bien le faire pourquoi pas ? aurait on justement peur qu'elle ne reussisse la ou droite&gauche ont echoue? d'ou l'alliance des contraires contre elle?

Gaby SIOUFI

15 h 40, le 08 avril 2022

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Commentaires (1)

  • non mais, serieusement, sans aucun parti pris, surement pas par conviction, par racisme ou autres accusations : pourquoi craindre M Le Pen ?extreme droite peut nuir en quoi dans un pays qui bouillonne de democratie, ou les libertes peuvent changer le jeu de qui que ce soit au pouvoir - exception faite de macron-trop , bcp trop malin cui-la !? les francais ont essaye la gauche, la droite sans couleur, sans odeur sans saveur,et trouvent encore a les blamer tous deux, reclament mieux et autre chose. ben l'extreme droite pourrait bien le faire pourquoi pas ? aurait on justement peur qu'elle ne reussisse la ou droite&gauche ont echoue? d'ou l'alliance des contraires contre elle?

    Gaby SIOUFI

    15 h 40, le 08 avril 2022

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