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Sport - Football / Tour Des Stades D’Europe

« Finale » en Angleterre, matches pièges en Italie

« Finale » en Angleterre, matches pièges en Italie

Un triplé de Karim Benzema (sur la photo) a permis au Real Madrid de s’imposer (3-1) chez le champion en titre Chelsea, mercredi soir lors des quarts de finale aller de la Ligue des champions. Adrian Dennis/AFP

L’Europe du football a les yeux rivés sur le choc Manchester City-Liverpool, sommet de la Premier League aux allures de « finale », ce week-end. En Espagne, en Allemagne et en Italie, les « gros » craignent un faux pas dans le sprint final, tandis que la course au maintien va rythmer la Ligue 1 française.

– Angleterre : la 32e journée de Premier League sera dominée par le choc dimanche entre le leader Manchester City et son dauphin Liverpool, séparés d’un point. Mi-janvier, lorsque les Reds comptaient 11 points de retard sur les Citizens, personne n’imaginait que leur confrontation trois mois plus tard aurait un tel enjeu. Mais les Reds, qui restent sur 10 victoires de suite en championnat, ont refait leur retard et redonné à la Premier League un suspense pour le titre dont elle avait été largement privée ces deux dernières années. Avec encore six journées à jouer après celle-ci, mais sept matches à jouer pour City et les Reds qui ont une rencontre en retard, rien ne sera joué mathématiquement, mais un éventuel vainqueur aurait un avantage psychologique certain, alors que les deux clubs s’affronteront à nouveau en demi-finale de la Coupe d’Angleterre six jours plus tard. Les autres affiches paraissent bien anodines en comparaison, mais le Southampton-Chelsea de demain samedi sera aussi très suivi après les deux déroutes des Blues à Stamford Bridge, contre Brentford (1-4) en championnat et le Real Madrid (1-3) en Ligue des champions (C1). Arsenal, qui accueille Brighton dans le même temps, et Tottenham, qui ira à Aston Villa demain aussi, sont à l’affût du moindre faux pas pour se rapprocher encore du podium. Manchester United essaiera quant à lui de s’accrocher encore aux places européennes, en déplacement à Everton. En outre, l’actuel entraîneur de l’Ajax Amsterdam, Erik ten Hag, apparaît comme le grand favori pour devenir le prochain coach de United, ce qui pourrait mettre fin aux espoirs du technicien du Paris SG, Mauricio Pochettino, affirmaient les médias britanniques hier jeudi. Manchester United, entraîné par intérim par Ralf Rangnick depuis le licenciement d’Ole Gunnar Solskjaer en novembre dernier, est actuellement 7e au classement, à 3 points de Tottenham qui occupe la 4e et dernière place qualificative pour la C1.

– Espagne : qui sera le dauphin du Real Madrid à l’issue de cette 31e journée de LaLiga ? Le FC Barcelone (Barça), l’Atlético Madrid et le Séville FC sont à égalité parfaite avec 57 points, chacun à huit journées de la fin, distancés à 12 longueurs par le Real, à qui le sacre semble promis. Le Barça paraît le mieux placé pour prétendre à cette 2e place : les Catalans ont joué un match en moins, qu’ils rattraperont dans 15 jours face au Rayo Vallecano, et se déplacent dimanche sur le terrain de Levante, avant-dernier du championnat à égalité de points avec la lanterne rouge, Alavés (22 pts). L’Atlético, qui sort d’un duel fermé et perdu contre Manchester City (1-0) en C1, devrait pouvoir se refaire à Majorque demain samedi. Idem pour Séville, qui n’a plus rien d’autre à jouer que le championnat et qui reçoit Grenade, à la lutte pour le maintien, pour un duel andalou en ouverture cette nuit. Après son récital à Chelsea (3-1) en C1, le Real aura un défi plus facile, sur le papier, avec la réception demain soir de son voisin Getafe, actuel 14e de LaLiga.

Mercredi soir, en quarts de finale aller de la Ligue des champions, le Bayern Munich a chuté (1-0) à Villarreal. Le but a été inscrit par le milieu français Francis Coquelin, qui a surpris le gardien Manuel Neuer. Pierre-Philippe Marcou/AFP

– Allemagne : le Bayern Munich, le Borussia Dortmund et le Bayer Leverkusen, qui composent le trio de tête, affrontent des équipes mal classées lors de la 29e journée du championnat ce week-end. Mais attention ! La Bundesliga est riche en surprises. Dortmund, dauphin à 9 points, ouvre le bal cette nuit à Stuttgart. Ce dernier n’a qu’un point d’avance sur le premier relégable, mais n’a perdu aucune de ses quatre dernières rencontres. Et le Borussia, connu pour ses « trous d’air » dévastateurs, vient de s’incliner (4-1) à domicile contre le RB Leipzig. Demain samedi, le Bayern reçoit Augsbourg (13e). Apparemment facile. Mais les Bavarois restent sur une prestation désastreuse à Villarreal en C1 (défaite 1-0). Si l’écart de 9 points se maintient encore deux journées, le titre pourrait se jouer le 23 avril lors du « Klassiker » Bayern-Dortmund, lors de la 32e journée. Dimanche, Leverkusen (3e) se déplace à Bochum, un modeste promu qui avait bousculé la hiérarchie en février en battant le Bayern (4-2).

– Italie : attention ! Matches pièges pour le trio de tête de la Serie A, lors la 32e journée, contre des équipes réputées pour leur intensité et leur capacité à gêner les grosses cylindrées cette saison. L’Inter Milan (3e), requinquée par sa victoire difficile contre la Juventus Turin (1-0), ouvrira le bal demain à San Siro contre l’Hellas Vérone (9e), en se méfiant particulièrement de l’attaquant Giovanni Simeone, auteur de sa meilleure saison en Italie (16 buts). Naples (2e), loin d’être impérial dans son stade Diego-Maradona, sera aussi sur ses gardes dimanche contre la Fiorentina (8e), en course pour les places européennes. Le leader AC Milan tentera, lui, de rattraper dimanche sur le terrain du Torino les points perdus contre Bologne (0-0) lundi dernier. La Juve (4e), hors course pour le scudetto de l’aveu de son entraîneur Massimiliano Allegri et désormais concentrée sur la défense du 4e billet qualificatif pour la C1, se déplacera pour sa part à Cagliari.

– France : la course au maintien va rythmer la 31e journée de Ligue 1, avec notamment un duel de la peur entre Lorient et Saint-Étienne cette nuit en ouverture, tandis que la bataille pour le podium se poursuivra à distance entre Marseille, Rennes, Strasbourg et Nice. À huit journées de la fin du championnat, les cinq dernières équipes ne se tiennent qu’en 5 points, et ce week-end de Ligue 1 pourrait bien marquer un tournant dans la saison. La lutte pour rester dans l’élite se poursuivra aussi avec Bordeaux-Metz dimanche, qui a tout d’une dernière chance pour les deux dernières formations du championnat (23 pts). Elles n’ont plus goûté à la victoire depuis janvier et comptent cinq unités de retard sur Clermont, premier non relégable. La situation est d’ailleurs très inquiétante pour les Clermontois, qui ont perdu leurs quatre dernières rencontres et accueillent l’ogre Paris SG.

L’UEFA réforme son FPF

Plus souple mais plus ciblé : l’UEFA a réformé hier jeudi son fair-play financier (FPF), permettant aux clubs européens un déficit accru tout en leur interdisant de flamber tous leurs revenus en salaires et indemnités de transfert. Comme attendu, le comité exécutif de l’instance a modifié les règles budgétaires introduites en 2010 pour assainir un foot européen lucratif, mais qui fait souvent passer les ambitions sportives avant la rigueur financière. « La principale innovation va être l’introduction d’un contrôle des frais liés à l’équipe », mis en œuvre progressivement et destiné à limiter l’envol des salaires, a indiqué à la presse le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin.

L’instance s’éloigne de la stricte logique comptable du FPF première époque, en doublant le déficit admis sur trois ans pour chaque club (à 60 millions d’euros), le portant même à 90 millions d’euros sur la même période pour un club « en bonne santé financière ». Mais parallèlement, l’organisation introduit une forme très atténuée de « plafond salarial », règle chère aux franchises sportives nord-américaines, mais qu’il était impossible de transposer à l’identique avec 55 fédérations aux législations distinctes. Concrètement, les clubs devront limiter les salaires de leurs joueurs et entraîneurs, les indemnités de transfert et les commissions d’agent à 70 % de leurs revenus à partir de la saison 2025-2026. Si l’échéance est aussi lointaine, c’est parce que les contrats en cours ont une échéance moyenne de près de trois ans, obligeant à une mise en œuvre progressive : 90 % des revenus en 2023-2024, puis 80 % des revenus pour la saison 2024-2025. Les clubs fautifs devront s’acquitter d’amendes préalablement établies selon l’ampleur du dépassement et qui seront ensuite réparties parmi les clubs vertueux.

Par ailleurs, et pour les entorses graves ou répétées, l’UEFA prévoit des sanctions sportives : interdiction d’utiliser un joueur précis acquis sur le marché, limitation du nombre de joueurs ou retrait de points lors des minichampionnats qui remplaceront les phases de groupes des Coupes d’Europe à partir de 2024. La rétrogradation d’une compétition à l’autre, par exemple de la Ligue des champions vers la Ligue Europa, est, elle, toujours en discussion. Les nouvelles règles joueront nécessairement dans la bataille entre clubs historiques et nouveaux ogres aux ressources illimitées, d’autant que l’abaissement progressif du plafond salarial permettra à ces derniers de flamber encore deux saisons.

Source : AFP

L’Europe du football a les yeux rivés sur le choc Manchester City-Liverpool, sommet de la Premier League aux allures de « finale », ce week-end. En Espagne, en Allemagne et en Italie, les « gros » craignent un faux pas dans le sprint final, tandis que la course au maintien va rythmer la Ligue 1 française.– Angleterre : la 32e journée de Premier League sera dominée par le choc dimanche entre le leader Manchester City et son dauphin Liverpool, séparés d’un point. Mi-janvier, lorsque les Reds comptaient 11 points de retard sur les Citizens, personne n’imaginait que leur confrontation trois mois plus tard aurait un tel enjeu. Mais les Reds, qui restent sur 10 victoires de suite en championnat, ont refait leur retard et redonné à la Premier League un suspense pour le titre dont elle avait été...
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