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Dernières Infos - Crise au Liban

Mikati : Ils veulent la chute du gouvernement pour reporter les élections, mais je ne démissionnerai pas

Mikati : Ils veulent la chute du gouvernement pour reporter les élections, mais je ne démissionnerai pas

Le Premier ministre libanais, Nagib Mikati (c), le 30 mars 2022 au palais de l'Unesco, lors d'une séance plénière du Parlement. Photo Nabil Ismail

Le Premier ministre libanais, Nagib Mikati, qui s'était dit prêt mardi à subir un vote de confiance sur son cabinet, après avoir essuyé un revers concernant un projet de loi sur le contrôle des capitaux, a répété dans un entretien que ses adversaires voulaient la chute de son gouvernement afin de pouvoir reporter les législatives du 15 mai. Il a dans ce contexte répété qu'il ne comptait pas démissionner afin de ne pas fournir de prétexte pour l'annulation d'un scrutin attendu par la communauté internationale et de nombreux Libanais dans un pays en plein effondrement.

"Ils ne veulent pas des élections et pensent que leur dernière carte pour sauver leur peau serait de faire chuter le gouvernement. Mais je ne me laisserai pas entraîner vers cela. Il n'y aura pas de démission. Personne ne démissionnera", a affirmé Nagib Mikati, dans des propos accordés au quotidien Al-Joumhouria publiés mercredi. Il n'a toutefois pas nommé ceux qu'il critique. "Je tire la sonnette d'alarme. La situation ne se gère pas de la sorte. Je n'accepterai pas ce qu'ils font car cela se fait aux dépens du pays et des Libanais et cela ne mènera à rien", a prévenu le chef du gouvernement.

Une réunion du Conseil des ministres est prévue cet après-midi au palais présidentiel de Baabda afin de modifier la mouture du projet de loi sur le contrôle des capitaux qui a été rejeté par les commissions parlementaires puis retiré de l'ordre du jour de la séance plénière du Parlement qui s'est tenue mardi.

Ce revers a provoqué l'ire de Nagib Mikati. Ce dernier a même demandé hier à ce qu'une séance du Parlement autour du vote de la confiance à son cabinet se tienne. Une demande rejetée par le président de la Chambre, Nabih Berry. Au final, M. Mikati a fait savoir mardi qu'il ne comptait pas démissionner, affirmant que cela servirait de prétexte au report des législatives.

Le projet de loi initial – dont plusieurs versions intermédiaires ont fuité dans la presse ces derniers jours – a été vivement critiqué par plusieurs acteurs institutionnels et de la société civile. Ce texte est censé légaliser et uniformiser les restrictions bancaires illégales en place depuis fin 2019 avec le début de la crise. Le gouvernement affirme que le projet de loi qu'il a préparé prend en compte des remarques formulées par le Fonds monétaire international (FMI) avec qui le Liban est en discussion pour obtenir une assistance financière.


Le Premier ministre libanais, Nagib Mikati, qui s'était dit prêt mardi à subir un vote de confiance sur son cabinet, après avoir essuyé un revers concernant un projet de loi sur le contrôle des capitaux, a répété dans un entretien que ses adversaires voulaient la chute de son gouvernement afin de pouvoir reporter les législatives du 15 mai. Il a dans ce contexte répété qu'il ne...