#BreakTheBias (Briser les préjugés), slogan de l’événement organisé par USaid à Qaraoun. Photo ANI
L’Agence des États-Unis pour le développement international (USaid), dans le cadre du projet « Des forêts pour améliorer la vie » (LiF), a célébré la Journée internationale de la femme avec les communautés locales de la ville de Qaraoun dans la Békaa.
L’Association de reboisement du Liban (LRI), en coopération avec la Fédération des municipalités de Buhaira, a organisé cet événement sous le slogan #BreakTheBias (Briser les préjugés) pour souligner l’importance d’une participation équilibrée entre les sexes dans le travail environnemental et briser les préjugés entre les femmes et les hommes pour en finir avec toutes les formes d’inégalité entre les sexes.
La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur adjoint de l’USaid au Liban Nicholas Vivio, de la directrice de la LRI, la Dr Maya Nehmé, du président de la Fédération des municipalités de Buhaira Yahya Daher, ainsi que de nombreux responsables de la région et de diverses associations.
Dans le cadre des activités du projet « Des forêts pour améliorer la vie », quatre conférenciers ont participé à une table ronde portant sur « l’implication des femmes dans l’agriculture forestière, la plantation d’arbres locaux et le premier parc national à protéger l’environnement, le parc environnemental d’Anjar ». Un arbre symbolique a été planté sur un site voisin de la ville de Qaraoun, suivi de l’activité de plantation de 500 végétaux de diverses espèces locales.
Dans son allocution, Nicholas Vivio a déclaré que « la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes font partie intégrante de toutes les initiatives du gouvernement américain, car nous savons ce que les années passées ont confirmé, l’inclusion des femmes, qui représentent près de 50 % de la population du Liban, est la clé du développement durable. C’est pourquoi le gouvernement américain, à travers USaid, soutient depuis longtemps les femmes dans tous les projets de développement dans les secteurs de l’eau, de l’éducation, de l’autonomisation économique et de la bonne gouvernance ».
Pour sa part, la Dr Maya Nehmé s’est exprimée ainsi : « Aujourd’hui, on parle davantage d’égalité, de briser les préjugés, et donc d’améliorer ensemble la vie des hommes et des femmes en créant une société juste qui donne des chances à l’être humain, c’est-à-dire de réaliser ses rêves et de contribuer au développement de sa famille, de sa communauté et de son pays. »
Depuis septembre 2018, le projet LiF de 6,1 millions de dollars s’emploie à conserver et à étendre les forêts tout en améliorant leurs avantages économiques en créant des modèles pour l’agroforesterie, la foresterie urbaine et le tourisme rural. À cette fin, le projet a impliqué plus de 1 200 femmes locales (34 % de la main-d’œuvre totale) dans le reboisement, la prévention des incendies, le tourisme, l’agroforesterie, l’apiculture et d’autres activités du Nord jusqu’à Rachaya. Grâce à leur travail acharné, leur dévouement et leur engagement, les femmes ont démontré leur capacité à atteindre de plus hauts sommets.

