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Agenda - Droits De La Femme

L’ambassade du Canada et UN Women appellent à lutter contre les inégalités

L’ambassade du Canada et UN Women appellent à lutter contre les inégalités

L’événement a réuni des figures politiques et associatives, ainsi que des représentants de la société civile et de l’ONU. Photo UN Women

L’ambassade du Canada au Liban, UN Women et l’équipe de la pièce de théâtre Mafroukeh, qui traite du parcours d’une femme divorcée libanaise confrontée à une société patriarcale aux traditions archaïques, ont organisé une table ronde au Théâtre Monnot, à Achrafieh, à l’occasion de la Journée internationale de la femmes (8 mars).

L’événement a réuni des figures politiques et associatives, dont Claudine Aoun Roukoz, présidente de la Commission nationale pour la femme libanaise, ainsi que des représentants de la société civile et de l’ONU. Le débat a porté sur les limites du statut personnel au Liban et sur ses répercussions quant à l’accès des femmes à la protection, à l’égalité des droits et à la justice. En soulignant les effets paralysants du système confessionnel sur la société libanaise, les intervenants ont appelé à des réformes législatives urgentes.

L’ambassadrice du Canada Chantal Chastenay a indiqué que « la table ronde s’inscrivait dans le cadre de l’engagement du Canada envers l’égalité des genres, l’autonomisation des femmes et des filles et la réalisation de leurs droits humains en vertu de l’Agenda universel 2030 pour le développement durable ». « C’est grâce à un engagement soutenu et en travaillant avec nos partenaires que les objectifs de l’agenda sont effectivement mis en œuvre », a-t-elle ajouté.

La directrice de UN Women, Rachel Dore-Weeks, a noté pour sa part que « l’ensemble complexe de lois libanaises relatives au statut personnel codifie les inégalités entre les genres et contribue à la perpétuation des normes sociales qui concentrent le pouvoir relatif aux décisions personnelles des femmes entre les mains des chefs religieux et des membres masculins de la famille, détournant ainsi l’autorité de l’État ». Mme Dore-Weeks a par ailleurs appelé à la mise en place d’« une loi unifiée pour le statut personnel civil ».

Michèle Fenianos, de l’équipe Mafroukeh, a défendu, quant à elle, la lutte pour les droits de la femme au Liban. « L’égalité des genres n’est pas un luxe. Il n’y a pas de bon moment pour l’activisme, il s’agit d’une bataille continue. Si nous voulons véritablement changer les mentalités, l’éducation et la culture, ils sont d’une importance primordiale », a-t-elle déclaré.

L’ambassade du Canada au Liban, UN Women et l’équipe de la pièce de théâtre Mafroukeh, qui traite du parcours d’une femme divorcée libanaise confrontée à une société patriarcale aux traditions archaïques, ont organisé une table ronde au Théâtre Monnot, à Achrafieh, à l’occasion de la Journée internationale de la femmes (8 mars).L’événement a réuni des figures politiques et associatives, dont Claudine Aoun Roukoz, présidente de la Commission nationale pour la femme libanaise, ainsi que des représentants de la société civile et de l’ONU. Le débat a porté sur les limites du statut personnel au Liban et sur ses répercussions quant à l’accès des femmes à la protection, à l’égalité des droits et à la justice. En soulignant les effets paralysants du système confessionnel sur la société...