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Monde - Invasion De L’Ukraine

Biden décrète un embargo sur les importations de pétrole et de gaz russes

Les civils fuient les villes bombardées ; le conflit conduit deux millions de personnes à l’exode.

Biden décrète un embargo sur les importations de pétrole et de gaz russes

Des réfugiés ukrainiens entassés dans un centre à la frontière polonaise, le 8 mars 2022. Louisa Gouliamaki/ AFP

Le président américain Joe Biden a décrété hier un embargo sur les importations américaines de pétrole et de gaz russes, afin d’alourdir les sanctions imposées à la Russie et « porter un nouveau coup puissant à Poutine ».

Quasiment simultanément, le Royaume-Uni a annoncé l’arrêt de ses importations d’énergie russe d’ici à fin 2022, par la voix du ministre britannique Kwasi Kwarteng.

Cette décision a été prise « en coordination étroite » avec les alliés des États-Unis, a précisé Joe Biden. « Nous ne contribuerons pas à subventionner la guerre de Poutine. »

L’Europe s’est pour l’instant refusée à décréter un embargo sur les importations russes, qui assurent 40 % de ses besoins en gaz naturel et 30 % pour le pétrole.

Les États-Unis sont, eux, exportateurs nets d’énergie, c’est-à-dire qu’ils produisent plus de pétrole et de gaz qu’ils n’en consomment, a rappelé Joe Biden. « Nous pouvons prendre cette décision, alors que d’autres ne le peuvent pas », a-t-il expliqué. « Mais nous travaillons étroitement avec l’Europe et nos partenaires pour mettre en place une stratégie de long terme afin de réduire leur dépendance vis-à-vis de l’énergie russe », a ajouté le président américain.

Selon des médias japonais, le Japon étudierait aussi, entre autres options, l’application d’un embargo sur les importations d’énergie russe. Quant aux compagnies pétrolières, elles annoncent les unes après les autres leur retrait de Russie. Mardi, c’était au tour de Shell, qui a emboîté le pas à BP, ExxonMobil ou à l’italien Eni.

En dépit des avancées militaires des forces russes, l’Ukraine ne sera jamais synonyme de victoire pour Poutine, a par ailleurs assuré le président américain. « Poutine aura beau poursuivre coûte que coûte son avancée à un prix effroyable, il est clair que l’Ukraine ne sera jamais synonyme de victoire pour lui », a déclaré M. Biden. « Poutine peut éventuellement s’emparer d’une ville, mais jamais il ne pourra tenir le pays. » Il a par ailleurs appelé le Congrès à adopter un plan de 12 milliards de dollars d’aide humanitaire et militaire à l’Ukraine. « Nous allons continuer à soutenir le courageux peuple ukrainien qui se bat pour son pays », a-t-il lancé.

Villes bombardées ou encerclées

Sur le terrain, des milliers d’Ukrainiens fuyaient hier leurs villes bombardées ou encerclées par les forces russes, alors que le conflit a conduit deux millions de personnes à l’exode. Des civils ont notamment commencé à évacuer la ville ukrainienne de Soumy, bombardée la veille. Au moins 21 personnes ont été tuées lundi soir dans des frappes aériennes russes contre cette ville située à 350 km au nord-est de Kiev, près de la frontière russo-ukrainienne. Après un premier convoi de bus de civils évacués de cette ville de 250 000 habitants dans la matinée, un second s’est ébranlé dans la journée en direction de Poltava, au sud de Soumy, a annoncé le gouverneur de la région, Dmitry Lunin.

À Marioupol, grand port stratégique sur la mer d’Azov (Sud-Est), quelque 300 000 civils restaient en revanche coincés, selon Kiev, qui accuse les Russes de ne pas respecter le couloir humanitaire. « L’ennemi a lancé une attaque exactement en direction du couloir humanitaire », a dénoncé le ministère ukrainien de la Défense.

La Russie avait annoncé lundi soir vouloir instaurer des couloirs humanitaires pour la population de cinq métropoles particulièrement exposées : la capitale Kiev, Soumy, Marioupol, Kharkiv, deuxième ville du pays, et Tchernihiv, après plusieurs tentatives avortées depuis vendredi.

Mais la plupart des voies d’évacuation proposées par Moscou passent par la Russie ou la Biélorussie, allié de Moscou, option inacceptable pour Kiev.

Par ailleurs, les forces russes ont continué à se déployer autour des grandes villes ou intensifié leurs bombardements, au treizième jour de l’invasion, selon des responsables ukrainiens. Les États-Unis ont fait état hier d’une nouvelle ligne russe avançant vers Kiev depuis le nord-est de la capitale ukrainienne, alors que la colonne principale des forces de Moscou venant du nord se trouve à l’arrêt depuis plusieurs jours.

Parmi les victimes de cette invasion, trois adultes tués et trois enfants blessés hier par une mine antipersonnel dans la région de Tchernihiv, au nord de Kiev, a affirmé Liudmyla Denisova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien, soulignant que l’usage de ces armes est prohibé par le droit international. Dans cette région située au nord de la capitale, la situation humanitaire est de plus en plus critique dans plusieurs localités, sous le feu ennemi. L’eau, le gaz, l’électricité et la nourriture commencent à manquer, selon les autorités ukrainiennes.

À Boutcha, aux portes nord de Kiev, les habitants essaient désespérément de quitter la ville. À Irpin, des centaines de personnes patientaient en file indienne pour franchir à pied la rivière du même nom, sur des passerelles de fortune faites de planches, de palettes en bois et de carcasses métalliques, en direction de Kiev, seule direction encore non occupée par l’armée russe. Environ 2 000 habitants ont pu s’extraire de la ville, selon la police ukrainienne. De violents combats ont aussi eu lieu dans la ville d’Izioum (Est), mais les troupes russes ont battu en retraite, a affirmé l’état-major ukrainien. L’hôpital central y est totalement détruit, a annoncé la mairie.

À Mykolaïv (Sud), près d’Odessa, des queues de voitures remplies de civils fuyant l’avancée des combats s’étiraient sur des kilomètres, alors que résonnent les tirs depuis la ligne de front dans la partie orientale de la ville. Le porte-parole de l’armée russe, Igor Konachenkov, a annoncé de son côté qu’un aérodrome militaire situé au sud de Jitomir, à 150 km à l’ouest de Kiev, avait été détruit.

2 000 à 4 000 Russes tués

Le ministère ukrainien de la Défense a par ailleurs affirmé que le général russe Vitali Guerassimov avait été tué près de Kharkiv, information non confirmée à Moscou et invérifiable dans l’immédiat de source indépendante. Selon le Pentagone, « 2 000 à 4 000 » soldats russes ont été tués en Ukraine depuis le début de l’offensive le 24 mars. Le 2 mars, la Russie avait fait état de 497 morts dans ses rangs, mais n’a donné aucun nouveau bilan depuis.

Dans ce contexte, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé ne plus insister sur une adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, une des questions qui ont officiellement déclenché l’invasion russe de son pays, dans un entretien à la chaîne américaine ABC. Autre ouverture apparente en direction de Moscou, il s’est dit prêt à un « compromis » sur le statut des territoires séparatistes de l’est de l’Ukraine dont le président russe Vladimir Poutine a reconnu unilatéralement l’indépendance juste avant de lancer sa guerre le 24 février. « Nous nous battrons jusqu’au bout », a déclaré en outre le président ukrainien devant le Parlement britannique, invoquant l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill. Le président ukrainien s’exprimait par lien vidéo, lors d’une intervention historique visant à obtenir davantage de soutien pour son pays après l’invasion russe. Il a été salué par une ovation debout des députés britanniques.

L’invasion de l’Ukraine, plus grave conflit militaire en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, a provoqué l’une des plus graves crises humanitaires du continent. Les Ukrainiens continuent de prendre massivement la route de l’exode. La guerre a déjà poussé plus de deux millions de personnes à se réfugier dans les pays voisins, a indiqué mardi l’ONU. La Pologne en a accueilli à elle seule plus de la moitié, devant la Hongrie et la Slovaquie. L’Europe s’attend à recevoir cinq millions d’exilés si le conflit se poursuit.

Source : AFP

Le président américain Joe Biden a décrété hier un embargo sur les importations américaines de pétrole et de gaz russes, afin d’alourdir les sanctions imposées à la Russie et « porter un nouveau coup puissant à Poutine ».Quasiment simultanément, le Royaume-Uni a annoncé l’arrêt de ses importations d’énergie russe d’ici à fin 2022, par la voix du ministre britannique Kwasi Kwarteng.Cette décision a été prise « en coordination étroite » avec les alliés des États-Unis, a précisé Joe Biden. « Nous ne contribuerons pas à subventionner la guerre de Poutine. » L’Europe s’est pour l’instant refusée à décréter un embargo sur les importations russes, qui assurent 40 % de ses besoins en gaz naturel et 30 % pour le pétrole.Les États-Unis sont, eux, exportateurs...
commentaires (3)

biden est "fier" de pouvoir boycotter les gaz&petrole russes car son pays en est exportateur, tandis que l'europe ne peut le faire. a qui la faute ? ben aux europeens qui dormaient sur leur laurier, qui s'etaient contentes d'avaler les diverses lubies militaires de poutine grace a son gaz... sans reflechir que ceci lui donnait carte blanche a encore faire mieux, pt't meme CHEZ EUX !

Gaby SIOUFI

10 h 33, le 09 mars 2022

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Commentaires (3)

  • biden est "fier" de pouvoir boycotter les gaz&petrole russes car son pays en est exportateur, tandis que l'europe ne peut le faire. a qui la faute ? ben aux europeens qui dormaient sur leur laurier, qui s'etaient contentes d'avaler les diverses lubies militaires de poutine grace a son gaz... sans reflechir que ceci lui donnait carte blanche a encore faire mieux, pt't meme CHEZ EUX !

    Gaby SIOUFI

    10 h 33, le 09 mars 2022

  • Pour aller mendier le petrole de l Iran, l arabie et le venezuella! Hassan Nasralla l a dit hier et il a raison! Poutine doit vraiment sourire!

    Nassar Jamal

    08 h 00, le 09 mars 2022

  • Biden est vraiment coincé , il se comporte comme un vraie poule-mouillée qui veut regarder de très loin son poulain Zelenski recevoir la raclée finale ! Pauvres Ukrainiens entrainés comme des moutons de Panurge dans une guerre qui n'est vraiment pas la leur !

    Chucri Abboud

    02 h 33, le 09 mars 2022

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