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Moyen-Orient - Turquie

L’opposition veut promouvoir un retour au régime parlementaire

Six partis turcs d’opposition au régime du président Recep Tayyip Erdogan ont dévoilé hier un protocole d’entente pour le retour du pays à un « système parlementaire renforcé », lors du prochain scrutin présidentiel prévu en juin 2023. Les dirigeants du CHP, le Parti républicain du peuple – principal parti d’opposition (social-démocrate), qui tient les municipalités d’Ankara, Izmir et Istanbul –, du Bon parti (Iyi Parti, droite nationaliste), du Parti de la Félicité (Saadet, conservateur), du Parti démocrate (DP, centre-droite), du Parti de la démocratie et du progrès (Deva) et du Parti de l’avenir, tous représentés au Parlement, sont signataires. À l’issue du dernier scrutin en juin 2018, qui avait reconduit pour cinq ans le président Erdogan – au pouvoir depuis 2003 –, la Turquie avait basculé d’un régime parlementaire avec Premier ministre à un régime présidentiel dans lequel les pouvoirs du chef de l’État sont élargis. La révision constitutionnelle, adoptée par le Parlement puis validée par un référendum populaire, a supprimé le poste de Premier ministre, dont les prérogatives ont été transférées au chef de l’État. Ce qui l’autorise notamment à gouverner par décret, à déclarer l’état d’urgence, à dissoudre le Parlement et à nommer certains hauts fonctionnaires et magistrats.

Six partis turcs d’opposition au régime du président Recep Tayyip Erdogan ont dévoilé hier un protocole d’entente pour le retour du pays à un « système parlementaire renforcé », lors du prochain scrutin présidentiel prévu en juin 2023. Les dirigeants du CHP, le Parti républicain du peuple – principal parti d’opposition (social-démocrate), qui tient les municipalités d’Ankara, Izmir et Istanbul –, du Bon parti (Iyi Parti, droite nationaliste), du Parti de la Félicité (Saadet, conservateur), du Parti démocrate (DP, centre-droite), du Parti de la démocratie et du progrès (Deva) et du Parti de l’avenir, tous représentés au Parlement, sont signataires. À l’issue du dernier scrutin en juin 2018, qui avait reconduit pour cinq ans le président Erdogan – au pouvoir depuis 2003 –, la Turquie...
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