Plus d'une centaine d'enseignants manifestent devant les locaux de la Mission laïque française (MLF) à Beyrouth, le 28 février 2022. Photo fournie à L'Orient-Le Jour
Plus d'une centaine d'enseignants du Grand lycée franco-libanais de Beyrouth, du Lycée franco-libanais de Verdun et du Lycée franco-libanais de Nahr Ibrahim manifestaient lundi devant les locaux de la Mission laïque française (MLF) et de Direction régionale de l'administration financière immobilière et du numérique (DRAFIN), à Beyrouth, pour réclamer une revalorisation de leurs salaires au moment ou la livre a perdu plus de 90% de sa valeur au cours des deux dernières années.
"La dévalorisation de la livre libanaise a commencé depuis plus de deux ans et les salaires des professeurs libanais des établissements de la MLF au Liban sont restés indexés à un dollar à 1.500 LL", expliquent les enseignants dans un communiqué transmis à L'Orient-Le Jour. Ces enseignants attendent depuis, en vain jusqu'à ce jour, des solutions durables qui permettent de vivre dignement. Alors qu'un grand nombre d'entreprises, de sociétés et d'établissements scolaires au Liban ont adopté de véritables améliorations des salaires, la MLF a suivi, par le biais de la DRAFIN, une gestion qui ignore les enseignants de droit libanais et leur minimum vital en oubliant qu'un établissement scolaire c'est d'abord et avant tout des enseignants et des élèves".
Les enseignants appellent la MLF et la DRAFIN à trouver "des solutions équitables et durables pour freiner l'exode des professeurs libanais". "En temps de crise, il est important d'être solidaires et de soutenir les enseignants locaux pour maintenir un niveau d'enseignement ambitieux", conclut le communiqué.
Le Liban traverse la pire crise économique et financière de son histoire contemporaine, caractérisée par une forte dépréciation de la livre. Plus de 75% de la population libanaise vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté. Le dollar US s'échangeait autour de 20.000 LL sur le marché parallèle.

