Fouad nous a quittés.... Emportant avec lui toutes les bonnes actions qu’il a faites en silence, sans bruit! Emportant avec lui les mercis de tous ceux qu’il a aidés, soutenus, conseillés, accompagnés dans leurs problèmes.
Fouad nous a quittés... Un peu tôt! Nous laissant impuissants face à cette maladie, ne sachant quoi faire ! Avec comme seule arme de combat l’espoir : « Ça va aller mieux! » Vivre au jour le jour en se disant : « C’est un combattant, il va s’en tirer ! »
Fouad nous a quittés... Poussant « légitimement » certains à en arriver au sacrilège ! « Je ne crois plus en Dieu ! » disent-ils. Pourquoi Dieu nous fait ça ? Pourquoi tant de malédictions infligées à cette famille exemplaire ? Pourquoi son adorable mère, notre très chère « Mammina » doit-elle assister au départ de Karine, de Jawad, de Joe et de Fouad ? Le Bon Dieu sait qu’il a devant lui une famille de géants capable de supporter tous ces douloureux coups, une famille d’exception, une famille exemplaire comme on n’en trouve plus ! On a envie de lui dire : « Mon Dieu, cette fois tu as été un peu trop loin ! Tu sais que nous sommes forts, mais pourquoi cherches-tu tant à nous briser ? »
Fouad nous a quittés... Que sa volonté soit faite ! Car après la tempête vient le beau temps. Après la colère vient le recueillement et la foi ! Dans le livre de Job, Dieu permet au diable de tester sa famille ! Le diable argumente avec Dieu : « Si Job te vénère c’est parce que tu lui donnes la santé, la richesse, les amis, le pouvoir. Laisse-moi lui retirer tout cela et tu verras qu’il va te renier ! » Dieu a permis ! Le diable s’est régalé ! Il a tué la famille de Job, brûlé sa maison, anéanti son bétail, éloigné ses amis. Job a tout perdu mais il n’a pas renié Dieu ! Le diable a perdu, mais entre-temps Job et sa famille ont souffert énormément avant de revoir le jour du repos.
Pourquoi Seigneur reproduire chez nous l’expérience de Job ? Pourquoi vouloir tant nous tester ? Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel !
Fouad nous a quittés... Il nous a devancés pour nous préparer la place, s’assurer que nous allons être bien au chaud, bien installés, bien reçus...
Fouad, tu nous a devancés ! C’est normal ! Fouad, tu as toujours été au-devant pour nous guider, nous aider. Prends ton élan et va retrouver l’éternel pour défendre notre cause même si ici tu laisses un amer et horrible vide. Tu vas terriblement nous manquer !
Ton frère José.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir