Shaun White, légende américaine du snowboard, a fait ses adieux à la compétition en terminant hier à la 4e place de l’épreuve de half-pipe. À 35 ans, il n’a pas réussi à ajouter de médaille à son triplé en or (2006, 2010 et 2018). Ben Stansall/AFP
La légende américaine du snowboard Shaun White a fait ses adieux à la compétition en terminant à la 4e place de l’épreuve de half-pipe hier vendredi, alors qu’en coulisses des JO de Pékin a éclaté une retentissante affaire de dopage concernant la patineuse russe Kamila Valieva.
Des larmes et des applaudissements. À Zhangjiakou, c’est une page de l’histoire du snowboard qui s’est tournée avec les adieux émouvants de White. À 35 ans, il n’a pas réussi à ajouter de médaille à son triplé en or (2006, 2010, 2018) et s’est classé quatrième, comme en 2014, son plus mauvais résultat aux JO. White a réussi malgré tout un sacré tour de main : instiller un peu d’émotion, avec ses larmes et l’hommage unanime de ses adversaires et des spectateurs, à des Jeux qui en manquent cruellement jusque-là. « Je voulais plus aujourd’hui évidemment, a-t-il lâché en larmes. Je suis quand même fier de ce que j’ai fait. »
Celui qui fut surnommé « Flying Tomato » ou « Red Zeppelin » a laissé une trace durable dans l’histoire de son sport : « Son héritage transparaît dans chaque rider ici, a assuré son compatriote Taylor Gold (5e). Nous faisons toutes ces figures en partie grâce à lui. » White peut partir l’esprit libre : il n’avait plus de quoi rivaliser avec la nouvelle génération incarnée par Ayumu Hirano. Le Japonais de 23 ans a décroché l’or en devenant le premier à passer en compétition trois triples cork, soit triples saltos combinés à quatre tours sur lui-même. Le double vice-champion olympique a devancé, avec 96 points, l’Australien Scotty James (92,50 pts) et le Suisse Jan Scherrer (87,25 pts).
Shiffrin loin du podium
En super-g de ski alpin, le titre est revenu à la Suissesse Lara Gut-Behrami qui s’est offert pour la première fois l’or olympique, sa seconde médaille à Yanqing après le bronze du géant. « C’est génial d’avoir réussi à skier comme ça, c’était facile à skier avec cette neige. C’est une piste qu’on ne connaissait pas. On n’a même pas eu les entraînements de descente, donc c’était l’inconnu », a résumé Gut-Behrami, qui n’a pas été épargnée par les blessures. L’Américaine Mikaela Shiffrin, éliminée en slalom et en géant, est restée loin du podium (9e).
Son épreuve n’est programmée que mardi prochain, mais Kamila Valieva, grande favorite pour l’or en patinage artistique, suscite beaucoup d’intérêt. Celle qui a permis à la Russie de remporter l’épreuve par équipe s’est entraînée normalement hier matin, quoique brièvement. Peu après cet entraînement, coup de tonnerre : l’ITA, l’instance chargée des contrôles antidopage durant les JO, a annoncé que la patineuse prodige de 15 ans a été contrôlée positive à la trimétazidine, une substance qui faciliterait la circulation sanguine, lors d’un test effectué le 25 décembre dernier au cours des championnats de Russie. Notifiée du contrôle positif mardi dernier – soit au lendemain de la victoire de l’équipe russe sous drapeau neutre dans la compétition par équipe à Pékin –, l’agence antidopage russe a alors suspendu Valieva « provisoirement avec effet immédiat », avant que cette suspension ne soit levée. Sa participation à la suite des Jeux de Pékin est désormais suspendue à une décision du Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi par le CIO et la Fédération internationale de patinage. Le verdict du TAS est attendu avant le début de la compétition féminine mardi prochain. Cette affaire pourrait relancer la fracture, déjà profonde depuis le scandale des JO 2014 de Sotchi, entre la Russie et les instances sportives internationales. « Les délais d’analyse de l’échantillon soulèvent des interrogations sérieuses », a déjà contre-attaqué le président du Comité olympique russe, Stanislav Pozdnyakov, qui lance la thèse du complot : « Quelqu’un a retenu l’échantillon jusqu’à la fin de la compétition de patinage par équipe. »
En patinage de vitesse, le Suédois Nils Van der Poel a ajouté à son titre sur 5 000 m celui du 10 000 m, avec un record du monde à la clef, devant le Néerlandais Patrick Roest, déjà médaillé d’argent sur 5 000 m, et l’Italien Davide Ghiotto. Van der Poel est le seul à troubler l’insolente domination des Pays-Bas sur la glace de l’anneau national de Pékin. Toujours sur la glace, la Néerlandaise Suzanne Schulting a remporté, comme en 2018 aux JO de Pyeongchang, le 1 000 m au programme des épreuves de short-track, après sa médaille d’argent sur 500 m. Elle imite la Sud-Coréenne Chun Lee-kyung, qui était jusque-là la seule à avoir réussi le doublé sur cette distance, en 1994 et 1998. Aux JO 2018, la Néerlandaise était devenue la première concurrente non asiatique à remporter la médaille d’or sur 1 000 m.
L’Allemagne en tête des médailles
En biathlon, la Norvégienne Marte Olsbu Roeiseland – leader de la Coupe du monde – a survolé le sprint pour décrocher son second titre de la quinzaine chinoise, devant la Suédoise Elvira Oeberg et l’Italienne Dorothea Wierer. Elle fera figure de grande favorite de la poursuite demain dimanche.
Enfin, l’Allemand Christopher Grotheer a été sacré champion olympique de skeleton, devant son compatriote Axel Jungk et le Chinois Yan Wengang. Il s’agit du premier titre en skeleton et des premières médailles chez les hommes dans la discipline aux Jeux olympiques pour l’Allemagne, qui repasse en tête du tableau des médailles de cette édition 2022 devant la Norvège.
Source : AFP


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine