Rechercher
Rechercher

Sport - Jo D’Hiver 2022 De Pékin

Gu tourbillonne, Hanyu trébuche

Comme en 2018, Mayer a remporté le super-G en ski alpin et il est entré un peu plus dans l’histoire olympique.

Gu tourbillonne, Hanyu trébuche

Pour ses grands débuts olympiques, Eileen Gu ne pouvait rêver meilleur scénario : à 18 ans, elle a décroché hier son premier titre, dans la spectaculaire épreuve de ski big air. Manan Vatsyayana/AFP

Les JO d’hiver 2022 et la Chine ont sans doute trouvé leur star : à 18 ans, Eileen Gu a décroché hier mardi son premier titre olympique dans la spectaculaire épreuve de ski big air, alors que le duel sur la glace très attendu entre Nathan Chen et Yuzuru Hanyu a mal débuté pour le second.

Pour ses grands débuts olympiques, Eileen Gu ne pouvait rêver meilleur scénario. Deuxième avant le troisième et dernier saut derrière la Française Tess Ledeux, elle s’est emparée de la médaille d’or grâce à un saut, un double cork à 1 620° – une rotation de quatre tours et demi – qu’elle n’avait, assure-t-elle, jamais réussi jusque-là. À l’issue des trois manches disputées sur une impressionnante rampe construite sur un ancien site industriel de Pékin avec d’immenses tours de refroidissement en béton en arrière-plan, Gu a devancé in extremis, avec son total de 188,25 points, Ledeux (187,50 pts) et la Suissesse Mathilde Gremaud (182,50 pts).

À l’annonce de sa victoire, Gu – connue en Chine sous le nom de Gu Ailing – s’est agenouillée dans l’aire d’arrivée et a crié sa joie, juste devant le président du Comité international olympique, Thomas Bach, et la Chinoise Peng Shuai, avant de verser quelques larmes. « C’est le plus beau jour de ma vie, je n’ai jamais été aussi heureuse, je n’arrive pas encore à réaliser », a-t-elle expliqué. « J’ai pleuré, mais c’était des larmes de joie, car j’ai dû repousser mes limites. (...) Je n’avais jamais passé le 16 (double cork à 1 620°) en compétition », a poursuivi Gu, qui intégrera l’université de Stanford l’an prochain et qui fait mannequin à ses heures perdues.

Née en Californie d’un père américain et d’une mère chinoise, Gu a décidé en 2019 de représenter la Chine, où elle est rapidement devenue très populaire et une attraction pour les annonceurs et publicitaires. Et ses JO 2022 ne sont pas finis : la double championne du monde 2021 est en lice pour réaliser un impressionnant triplé dans les épreuves de ski freestyle, puisqu’elle s’alignera aussi en slopestyle le 14 février et en half-pipe quatre jours plus tard.

Loin de l’agitation de Pékin autour du phénomène Gu, le placide Matthias Mayer a remporté, comme en 2018, le super-G du ski alpin. Déjà titré en descente en 2014 à Sotchi puis en super-G en 2018 à Pyeongchang, l’Autrichien est entré un peu plus dans l’histoire olympique. Après 1 min 19 sec 94/100es d’effort, Mayer a devancé l’Américain Ryan Cochran-Siegle, auquel il n’a manqué que 4/100es pour créer une énorme surprise, et battu de 42/100es le favori norvégien Aleksander Aamodt Kilde, n° 1 mondial en descente comme en super-G. Troisième de la descente lundi, l’Autrichien de 31 ans décroche une quatrième médaille olympique et devient le troisième skieur alpin titré dans trois éditions différentes après le Norvégien Kjetil Andre Aamodt (super-G 1992, 2002, 2010) et l’Italienne Deborah Compagnoni (super-G 1992, géant 1994 et 1998).

Record pour Chen

Sur la patinoire du Capital Indoor Stadium, l’un des rendez-vous les plus attendus de cette quinzaine pékinoise a débuté, avec le programme court de l’épreuve masculine de patinage artistique. Le triple champion du monde américain Nathan Chen a pris les commandes avec 113,97 points, nouveau record du monde pour un programme court. Il devance bien un Japonais, comme largement attendu, mais pas son grand rival Yuzuru Hanyu qui pointe à une décevante 8e place (95,15 pts). Hanyu, qui vise un rarissime triplé, réussi une seule fois jusque-là par le Suédois Gillis Grafström, entre 1920 et 1928, va devoir multiplier les quadruples sauts lors du programme libre, et compter sur une défaillance de Chen, pour entrer dans l’histoire.

Enfin, le Norvégien Johannes Klaebo, star du ski de fond, a pris sa revanche après sa déroute du skiathlon (classé 40e) en remportant le sprint individuel, son quatrième titre olympique à 25 ans.

Source : AFP

Les JO d’hiver 2022 et la Chine ont sans doute trouvé leur star : à 18 ans, Eileen Gu a décroché hier mardi son premier titre olympique dans la spectaculaire épreuve de ski big air, alors que le duel sur la glace très attendu entre Nathan Chen et Yuzuru Hanyu a mal débuté pour le second.Pour ses grands débuts olympiques, Eileen Gu ne pouvait rêver meilleur scénario. Deuxième avant le troisième et dernier saut derrière la Française Tess Ledeux, elle s’est emparée de la médaille d’or grâce à un saut, un double cork à 1 620° – une rotation de quatre tours et demi – qu’elle n’avait, assure-t-elle, jamais réussi jusque-là. À l’issue des trois manches disputées sur une impressionnante rampe construite sur un ancien site industriel de Pékin avec d’immenses tours de refroidissement en béton...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut