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Sport - Football / Mercato

Après son arrêt cardiaque, Eriksen renaît à Brentford

Après son arrêt cardiaque, Eriksen renaît à Brentford

Le milieu offensif danois Christian Eriksen photographié juste avant le match de l’Euro Danemark-Finlande, le 12 juin 2021, lors duquel il avait subi un arrêt cardiaque. Jonathan Nackstrand/Sources variées/AFP

On le pensait perdu pour le football après avoir frôlé la mort lors d’un match de l’Euro entre le Danemark et la Finlande, mais le meneur de jeu danois Christian Eriksen a fait un come-back presque inespéré en signant à Brentford hier, à quelques heures de la clôture du marché des transferts (mercato) hivernal. Et si la dernière journée d’un mercato d’hiver est souvent riche en émotions, il n’y en aura pas de plus belle, cette année, que cette pige qui se limite pour l’heure à la fin de la saison 2021-2022. Les images terribles du joueur allongé sur la pelouse, le 12 juin dernier, et recevant des soins de réanimation ne sont pas encore effacées des mémoires que, déjà, le football reprend ses droits avec le rêve fou d’Eriksen d’être au Mondial 2022. La pose d’un défibrillateur cardiaque l’a contraint à résilier son contrat avec l’Inter Milan, ce type de dispositif étant jugé en Italie incompatible avec la pratique du football professionnel. Mais à 29 ans, le milieu offensif, à la technique soyeuse et au sens du jeu toujours aiguisé, avait trop à donner pour en rester là.

En Angleterre également, l’attaquant international néerlandais Wout Weghorst, qui évoluait à Wolfsbourg, a signé pour trois ans et demi avec la lanterne rouge de la Premier League, Burnley. Avec ses 59 buts en 118 matches de Bundesliga avec le club de Basse-Saxe, l’athlétique avant-centre de 29 ans (1,97 m) remplacera Chris Wood, parti à Newcastle au début du mercato, dont il récupérera le maillot

n° 9. Sélectionné pour le dernier Euro (12 capes, 2 buts), Weghorst devra aider les Clarets à se sauver dans une course au maintien serrée et rendue difficilement lisible par les matches décalés. De son côté, très discret jusqu’ici lors du mercato, Manchester City a annoncé avoir recruté le jeune attaquant international argentin Julian Alvarez (22 ans), en provenance de River Plate où il restera en prêt jusqu’à l’été. Alvarez, auteur de 36 buts et 25 passes décisives en 96 rencontres avec les Millonarios, s’est engagé pour cinq ans et demi avec les Citizens, qui ont déboursé près de 18 millions d’euros pour l’acquérir, selon la presse anglaise. En outre, hier aussi, le club d’Everton a annoncé la nomination au poste d’entraîneur de l’ancien international anglais Frank Lampard, qui s’est engagé pour une durée de deux ans et demi avec l’ambition de maintenir l’autre club de Liverpool dans l’élite et de relancer sa carrière de technicien. Ancien milieu de terrain international et entraîneur de Derby puis de Chelsea, avec qui il avait fait le plus gros de sa carrière de joueur, Lampard remplace Rafael Benitez, renvoyé juste avant la dernière trêve internationale.

La fin du « trading » fou ?

Par ailleurs, annoncée ces derniers jours par la FIFA, une réforme visant à limiter les prêts de joueurs, parfois utilisés à l’excès, va entrer en vigueur l’été prochain. Mais peu de clubs sont menacés par l’évolution réglementaire, qui doit s’intégrer à un projet plus global.

Effectifs pléthoriques, jeunes trimballés d’une équipe à l’autre, prêts avec option d’achat obligatoire pour étaler les paiements dans le temps, partenariats avec des écuries « satellites » : le prêt trouve une place de choix parmi les dérives récentes du « trading » de joueurs. « Le prêt peut être intéressant dans un parcours de postformation, pour se tester ailleurs, se confronter à un environnement différent. Mais ce modèle a été détourné », remarque Sylvain Kastendeuch, coprésident de l’UNFP, le syndicat français des joueurs. « Quand un joueur est prêté continuellement ou à des fins spéculatives, cela devient une industrie au service de l’inflation des effectifs. Et cela ne contribue pas à l’épanouissement du joueur », explique-t-il.

Certains clubs en font une spécialité. En Italie, l’Atalanta compte actuellement 65 joueurs en prêt loin de Bergame, selon le site spécialisé Transfermarkt. En France, l’Olympique de Marseille a privilégié ce type de mouvement ces derniers mois, et se retrouve avec six joueurs prêtés, comme William Saliba et Mattéo Guendouzi, et six joueurs ayant fait le chemin inverse. En tout, plus d’une mutation sur quatre concernait un prêt ou un retour de prêt en 2020, selon un rapport de la FIFA, contre 11,6 % seulement pour les transferts de joueurs sous contrat.

Idéal pour renforcer temporairement un secteur de jeu sans débourser d’indemnités – sauf cas de prêt payant –, le prêt n’en reste pas moins une barrière aux jeunes talents des centres de formation, souvent privés par ce mécanisme d’une chance de figurer en équipe première. « Avec le système actuel, certains bons joueurs passent au travers », confirme l’agent de joueurs Frédéric Guerra.

La FIFA, soucieuse de « favoriser le développement des jeunes joueurs et l’équilibre compétitif », s’est donc saisie du dossier. Elle compte limiter à six le nombre de prêts par saison et par équipe à l’horizon 2024, dans les deux sens de circulation (6 départs et 6 arrivées au maximum). La réforme, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet 2022, sera appliquée progressivement (8 en 2022-2023, puis 7). Des exceptions rendent toutefois le projet moins menaçant pour les grandes écuries : la réforme ne s’appliquera pas aux joueurs de 21 ans ou moins, ni aux footballeurs formés au club. Le projet de la FIFA ne concerne par ailleurs pour le moment que les transferts internationaux, l’instance ayant donné trois ans aux ligues nationales pour adapter leurs règlements domestiques à ce cadre.

« La réforme reste une petite révolution, mais les clubs semblent l’avoir anticipée », juge Simon Darricau, qui s’interroge sur la limite d’âge fixée à 21 ans, laissant « la possibilité à certains clubs de continuer d’acheter des jeunes de 18 ans et de les couver pendant trois ans ». Ces évolutions réglementaires « restent un peu limitées », juge Sylvain Kastendeuch, qui promet que la ligue française « ira plus loin ».

Source : AFP

On le pensait perdu pour le football après avoir frôlé la mort lors d’un match de l’Euro entre le Danemark et la Finlande, mais le meneur de jeu danois Christian Eriksen a fait un come-back presque inespéré en signant à Brentford hier, à quelques heures de la clôture du marché des transferts (mercato) hivernal. Et si la dernière journée d’un mercato d’hiver est souvent riche en émotions, il n’y en aura pas de plus belle, cette année, que cette pige qui se limite pour l’heure à la fin de la saison 2021-2022. Les images terribles du joueur allongé sur la pelouse, le 12 juin dernier, et recevant des soins de réanimation ne sont pas encore effacées des mémoires que, déjà, le football reprend ses droits avec le rêve fou d’Eriksen d’être au Mondial 2022. La pose d’un défibrillateur cardiaque l’a...
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