Les rebelles houthis au Yémen ont fermé six stations de radio dans la capitale Sanaa, sous prétexte qu’elles ne disposaient pas de certaines autorisations nécessaires, a indiqué le syndicat national des journalistes. Les forces de sécurité des rebelles « ont opéré une descente mardi dans les locaux de la radio “La voix du Yémen” et arrêté sa diffusion », a rapporté samedi le syndicat des journalistes, citant un communiqué de la radio, en raison de l’absence des documents de travail nécessaires. Le syndicat, qui précise sans donner de date que cinq autres radios avaient été fermées, a condamné des « mesures arbitraires qui restreignent la liberté d’expression », appelant à la reprise des diffusions. Des membres de la presse yéménite ont affirmé, sous couvert d’anonymat, qu’il était probable que les radios aient été fermées après avoir refusé de retransmettre de la propagande des insurgés, dont des chants guerriers, ou pour avoir diffusé de la musique, interdite selon l’interprétation rigoriste de l’islam des houthis. Les houthis se sont emparés de la capitale Sanaa en 2014 et de la majorité du nord du pays, déclenchant une guerre civile qui a dévasté le Yémen, plongé dans l’une des pires crises humanitaires au monde. Ils imposent des règles strictes en matière d’habillement, de ségrégation sexuelle et de loisirs dans les territoires conquis. Les houthis ont eux indiqué que les radios avaient été fermées car elles ne respectaient pas les règlements de leur ministère de l’Information.
Moyen-Orient - Yémen
Les houthis ferment six radios à Sanaa
OLJ / le 31 janvier 2022 à 00h00

