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Lifestyle - Coolitude

Balmain et Barbie, une collaboration rose en métavers

À 62 ans, Barbie a encore la vie et même l’éternité devant elle. Après avoir incarné toutes les femmes, elle vient de pénétrer au bras de la prestigieuse Maison Balmain dans le royaume futuriste de la réalité virtuelle et de la mode.

Balmain et Barbie, une collaboration rose en métavers

La collection Barbie X Balmain avec le personnage d’Olivier Rousteing parmi Barbie et ses amies. Photo tirée du compte Instagram Balmain

Le célèbre fabricant américain de jouets Mattel a annoncé le lancement d’un partenariat insolite et inédit entre sa production vedette, Barbie, et l’illustre maison de luxe française, Balmain. Pour célébrer leur impact combiné sur la mode et la culture de masse en ligne, les deux labels ont élaboré une nouvelle collection de vêtements et d’accessoires, soit environ 70 pièces de prêt-à-porter vendus en édition limitée. Ils ont ainsi introduit Barbie dans l’art numérique du métavers, par le biais de trois NFT (jetons non fongibles), bâtis autour de Barbie et de son compagnon Ken. Le tout complètement looké par des créations Balmain, identiques à celle de la collection, engendrant de cette manière une série d’art numérique et physique unique en son genre. Une mode unisexe et ludique, à la fois nostalgique et futuriste, brouillant les frontières entre fiction numérique et réalité, oscillant entre œuvre d’art et simple produit de consommation.

La collection Barbie X Balmain. Photo tirée du compte Instagram Balmain

Un NFT Barbie vendu aux enchères

Le produit de ce mélange de genres a été mis aux enchères en ligne sur le site Mint NFT, les 13 et 14 janvier dernier. Ces innovations ont été acquises à des prix souvent très élevés, car considérées comme des pièces de collection. Pour exemple, un ensemble (et sa Barbie), composé d’un caban géant et d’une robe tricot à rayures rose bonbon, a atteint la valeur de 11 557,22 dollars. Une volumineuse robe en satin fuchsia ornée d’un énorme nœud s’est arrachée au prix de 19 836,91 dollars et un costume de Ken, l’inamovible compagnon de Barbie, son manteau et sa casquette taillés dans un même ton de crêpe de satin rose tendre a été cédé à 7 811,54 dollars. Selon le site officiel Mattel, une telle vente « garantit aux acheteurs une place unique dans l’histoire de la mode, alors qu’elle se déplace vers le domaine virtuel ». Dans le jargon technique de métavers (ce monde virtuel fictif et la future version d’internet), est libellé NFT tout objet physique ayant sa propre identité, sa valeur déterminée et pouvant être monnayé. N’ayant jamais voulu rater le train en marche, l’éternelle jeune Barbie s’est donc propulsée dans l’avenir. La célèbre poupée a fait du chemin depuis sa naissance, d’abord mal accueillie car considérée comme ayant un mauvais impact pédagogique avec son allure de vamp aux jambes interminables. Avant de rectifier le tir en endossant le costume (d’avocate jusqu’au corps médical, en passant par le sport et la businesswoman) de l’Américaine empowered, forte de ses choix. Pour 2022, elle poursuit un parcours réfléchi, adapté aux temps qui changent, se taillant à présent une réputation dans le monde de la mode du virtuel.

La collection Barbie X Balmain. Photo tirée du compte Instagram Balmain

Multiculturelle et inclusive

« Ensemble, Barbie et Balmain créent un nouveau chapitre dans l’héritage des industries du jouet et de la mode », a déclaré Richard Dickson, président de l’exploitation de Mattel. « En tant que maison de couture engagée dans l’innovation de manière inattendue et joyeuse, Balmain, sous la direction créative d’Olivier Rousteing, est le partenaire idéal pour traduire l’iconographie propre à Barbie en une itération moderne de l’art numérique et de la mode physique. » Il est également précisé sur le site Mattel que la ligne de prêt-à-porter et ses accessoires, Barbie-Balmain, reprend l’esthétique et l’opulence que Rousteing a si bien construit au cours de la dernière décennie et qu’il parfaitement filtré à travers une lentille Barbie. Il s’est inspiré aussi bien d’un logo Barbie nostalgique des années 1990 que d’un Pantone Barbie Pink, en passant par l’emballage emblématique de Barbie. La collection de Rousteing et des équipes de Balmain mêle les signatures du jouet aux caractéristiques de la maison, comme sa marinière emblématique et son fameux motif Labyrinthe. Barbie et Balmain partagent un penchant pour l’iconographie brillante et optimiste. « Comme le montrent très clairement nos images de campagne, Barbie et Balmain se lancent dans une aventure résolument multiculturelle et inclusive, emplie de joie et de bonne humeur », relève Olivier Rousteing. « Je me souviens que mon père ne voulait pas que je tienne une Barbie en main, mais je pense que c’était une erreur. Parfois, la société veut vous mettre ainsi dans une boîte ! » confie-t-il par ailleurs au magazine Ancré. Il ne faut pas non plus oublier l’histoire d’amour qu’entretenait le grand patron de la Maison, Pierre Balmain, avec les petites créatures en tissus et qui remonte à bien loin. En 1945, en pleine période d’après-guerre, Monsieur Balmain avait participé aux côtés de Balenciaga, Carven et Cartier au Théâtre de la Mode. Un spectacle itinérant initié par la Chambre syndicale de la couture française au cours duquel défilaient des centaines de poupées habillées par les grands couturiers. Pierre Balmain avait pour l’occasion paré plus de 200 poupées de ses tenues miniaturisées. Avec le phénomène NFT qui envahit le monde de l’art digital, retour à l’artiste franco-américain Marcel Duchamp qui posait cette question : « Peut-on faire des œuvres qui ne soient pas de l’art ? »


Le célèbre fabricant américain de jouets Mattel a annoncé le lancement d’un partenariat insolite et inédit entre sa production vedette, Barbie, et l’illustre maison de luxe française, Balmain. Pour célébrer leur impact combiné sur la mode et la culture de masse en ligne, les deux labels ont élaboré une nouvelle collection de vêtements et d’accessoires, soit environ 70 pièces...

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