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Sport - Ski alpin / Coupe du monde messieurs

Braathen gagne le slalom de Wengen

Braathen gagne le slalom de Wengen

Le Norvégien Lucas Braathen a remporté le slalom de Wengen (Suisse) hier dimanche, signant la plus grande et plus belle remontée de l’histoire de la Coupe du monde de ski alpin. Braathen (21 ans), seulement 29e de la première manche, a écrasé la seconde manche avec près d’une seconde d’avance sur le 2e meilleur temps. Fabrice Coffrini/AFP

Le Norvégien Lucas Braathen, seulement 29e de la 1re manche, a remporté le slalom de Wengen (Suisse) hier dimanche, signant la plus grande remontée de l’histoire de la Coupe du monde de ski alpin. Braathen (21 ans) a écrasé la seconde manche (près d’une seconde d’avance sur le 2e meilleur temps), tracée par son entraîneur, pour devancer le Suisse Daniel Yule de 22/100es de seconde et l’Italien Giuliano Razzoli de 29/100es. C’est la seconde victoire de la carrière de Braathen après le géant de Sölden (Autriche) en octobre 2020. Meilleur temps de la première manche, le Norvégien Henrik Kristoffersen avait la victoire entre les mains avant une erreur sur les toutes dernières portes du tracé, qui l’a fait sortir de la piste.

Kriechmayr détrône Feuz

La veille, samedi, après la polémique, la victoire : l’Autrichien Vincent Kriechmayr a bouclé une drôle de semaine en remportant la seconde descente de Wengen, privant le Suisse Beat Feuz d’un quatrième succès dans cette étape mythique du ski alpin. En coiffant pour 34/100es de seconde le Bernois, alors leader provisoire, le champion du monde en titre du super-G et de la descente a douché l’euphorie des 19 500 spectateurs, marée de drapeaux suisses bordant la piste du Lauberhorn sous un ciel azur. Bien qu’il ait manqué les entraînements obligatoires de lundi et mardi derniers, la Fédération internationale de ski (FIS) a pris une décision inédite en l’autorisant à participer aux deux descentes de vendredi (12e) et samedi, après le super-G jeudi (9e).

« Évidemment, je comprends qu’il y ait des discussions », a reconnu Kriechmayr, embarrassé par la colère de certains skieurs soupçonnant un geste sur mesure, à l’heure où le circuit mondial vit dans la crainte de manquer des courses, voire les Jeux olympiques d’hiver de Pékin (4-20 février). Mais cette « situation difficile » nécessite « des décisions extraordinaires », a plaidé l’Autrichien, rappelant que sa contamination au Covid-19 l’avait contraint à patienter chez lui sans pouvoir skier, alors qu’il se sentait « en pleine forme ». Ce surcroît de fraîcheur physique a visiblement compensé le handicap de deux entraînements manqués, alors que les spécialistes de la vitesse sortent d’une étape de Wengen inhabituellement longue, avec donc un super-G repris de Bormio puis deux descentes.

Dans la reine de ces trois courses, la seule à partir du sommet, l’Italien Dominik Paris a pris la 3e place (à 44/100es) devant le prodige suisse Marco Odermatt, privé pour 2/100es de seconde d’un nouveau podium après sa victoire jeudi dernier en super-G, puis sa 2e place vendredi en descente. Toutefois, Odermatt caracole plus que jamais en tête de la course au gros globe de cristal, avec 390 points d’avance au classement général de la Coupe du monde sur le Norvégien Aleksander Aamodt Kilde, vainqueur vendredi de la première descente, mais 7e samedi dans la seconde. « Très satisfait » de son baptême sur le Lauberhorn, Odermatt frôle déjà son total de points de toute la saison dernière, lorsqu’il s’était incliné de justesse face au Français Alexis Pinturault – un temps de passage affolant après 20 courses sur 35 au total.

Kitzbühel dans le viseur

Beat Feuz – meilleur descendeur mondial des quatre dernières saisons – a, lui, préféré retenir son 7e podium à Wengen plutôt que l’occasion manquée d’entrer dans l’histoire de l’épreuve avec un quatrième succès. « Personne n’a parfaitement couru », a souligné le Bernois, reconnaissant des « fautes » sur le plus long tracé du circuit, qui commence comme une promenade au pied de l’Eiger et de la Jungfrau avant de plonger entre deux rochers, puis dans une chicane infernale. « Cinq jours ici ? Ça ferait mal à n’importe quel athlète », a plaisanté le champion de bientôt 35 ans, qui enchaînera la semaine prochaine avec une autre piste mythique, la Streif de Kitzbühel, où il s’était doublement imposé la saison dernière.

Et vendredi dernier donc, après une passe d’armes somptueuse sous le soleil de l’Oberland, Aleksander Aamodt Kilde a pris sa revanche sur Marco Odermatt, qui l’avait dominé la veille jeudi dans le super-G de Wengen, en remportant la première descente de cette mythique étape helvétique. « J’avais toujours rêvé de gagner une classique », s’est-il réjoui. Il fallait voir le Norvégien exploser de joie et de soulagement, dans son fauteuil de leader, pour mesurer l’âpreté du duel que lui a livré Odermatt, parti deux dossards après lui et finalement relégué à 19/100es de seconde, une poussière à l’échelle d’une course dépassant 1 min 42 sec. Acclamés par 13 500 spectateurs, les deux leaders du classement général ont devancé Beat Feuz (à 30/100es) sur sa piste fétiche.

Source : AFP


Le Norvégien Lucas Braathen, seulement 29e de la 1re manche, a remporté le slalom de Wengen (Suisse) hier dimanche, signant la plus grande remontée de l’histoire de la Coupe du monde de ski alpin. Braathen (21 ans) a écrasé la seconde manche (près d’une seconde d’avance sur le 2e meilleur temps), tracée par son entraîneur, pour devancer le Suisse Daniel Yule de 22/100es de seconde...

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