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Les talibans excluent 3.000 d'entre eux, accusés d'abus


Les talibans excluent 3.000 d'entre eux, accusés d'abus

Des talibans en Afghanistan, le 10 janvier 2022. Photo Mohd RASFAN / AFP

Les talibans ont exclu de leurs rangs 3.000 de leurs membres, accusés de pratiques illégales, dans le cadre d'un vaste "processus de filtrage" entamé depuis leur retour au pouvoir en Afghanistan, a annoncé samedi un responsable.

Les talibans ont pris Kaboul en août, à l'issue de 20 ans d'insurrection contre le gouvernement afghan soutenu par les Etats-Unis et une coalition étrangère sous bannière de l'OTAN. Les nouvelles autorités ont promis un régime moins rigoriste que celui que les talibans ont dirigé entre 1996 et 2001 et le mouvement islamiste a mis sur pied une commission pour identifier ceux de ses membres enfreignant ses règles.

Ces membres "donnaient une mauvaise réputation à l'Emirat islamique", nom du régime taliban en Afghanistan, a déclaré à l'AFP Latifullah Hakimi, chef de cette commission au sein du ministère de la Défense, "ils ont été exclus au cours de ce processus de filtrage, afin que nous puissions bâtir une armée et une police propres dans l'avenir".

Des organisations de défense des droits humains ont accusé les combattants talibans d'avoir exécuté d'anciens membres des forces afghanes de sécurité, malgré l'amnistie proclamée par le chef suprême du mouvement, Hibatullah Akhundzada. Jusqu'ici environ 2.840 membres ont été chassés des rangs dans 14 des 34 provinces du pays et le processus va se poursuivre dans les autres provinces, a ajouté M. Hakimi. "Ils étaient impliqués dans de la corruption, dans la drogue et s'immisçaient dans la vie privée des gens. Certains avaient des liens avec Daech", acronyme arabe du groupe Etat islamique (EI), a-t-il précisé.

La branche afghane de l'EI (EI-K), rivale des talibans, représente désormais la principale menace pour la sécurité du pays. Les talibans ont fait du retour de la sécurité leur priorité après des décennies de guerre et l'EI-K mène régulièrement des attentats, à Kaboul et dans d'autres villes, visant des responsables du mouvement, des membres des forces de sécurité ou des civils.

Depuis qu'ils ont repris les pouvoir, les talibans ont largement restreint les libertés des Afghans, particulièrement des femmes. Les femmes fonctionnaires ont dans une large mesure été empêchées de retourner au travail et de nombreuses écoles secondaires n'accueillent plus de filles. Il est en outre interdit aux femmes de voyager sur de longues distances sans être accompagnés par un proche masculin.


Les talibans ont exclu de leurs rangs 3.000 de leurs membres, accusés de pratiques illégales, dans le cadre d'un vaste "processus de filtrage" entamé depuis leur retour au pouvoir en Afghanistan, a annoncé samedi un responsable.
Les talibans ont pris Kaboul en août, à l'issue de 20 ans d'insurrection contre le gouvernement afghan soutenu par les Etats-Unis et une coalition étrangère...