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Sport - Football / Mercato

Newcastle se rêvait déjà à la table des grands...

Le club anglais devra se contenter de miettes, en dépit de son rachat par de richissimes propriétaires saoudiens.

Newcastle se rêvait déjà à la table des grands...

En attendant le mercato de l’hiver, en janvier, le championnat anglais se poursuit avec la 20e journée de Premier League. Liverpool (2e) a manqué l’occasion de revenir à 3 points du leader Manchester City en s’inclinant sur la pelouse de Leicester (1-0). De son côté, malgré une supériorité numérique durant une majorité de la rencontre (photo ci-dessus), Tottenham a concédé le match nul sur le terrain de Southampton (1-1). Glyn Kirk/AFP

Racheté en octobre dernier par de richissimes propriétaires saoudiens, Newcastle se voyait déjà comme une future grande puissance du football anglais sur le marché des transferts. Mais sa situation sportive et le contexte autour du mercato d’hiver ont sérieusement refroidi les espoirs.

« Yesssssssss. On peut enfin oser espérer à nouveau », avait tweeté, le jour du rachat, Alan Shearer, symbole de la dernière période glorieuse du club du nord de l’Angleterre, quand il jouait le podium au milieu des années 1990 et au tout début des années 2000. Les supporteurs, eux, imaginaient une trajectoire à la Chelsea ou Manchester City, propulsés au sommet en l’espace de quelques mois, à coups de dizaines de millions d’euros, par de nouveaux propriétaires.

Mais même si Newcastle vient de prendre un point face à Manchester United (1-1), pour le moment, c’est une « opération survie » que mène le club, tombé à la 19e place de la Premier League (1re division du championnat anglais) avec 11 points en 19 matches. Les Magpies ont deux longueurs de retard sur le premier non relégable, Watford, mais ce dernier a disputé deux matches de moins. Une situation très inconfortable avant un mercato d’hiver qui est bien souvent un marché de dupes et où le profil type de la recrue « hiver 2021-2022 » de Newcastle sera plutôt un soutier déjà rompu au championnat anglais plutôt qu’une star étrangère.

Mission impossible

Dans l’attente de la nomination d’un directeur sportif, c’est Nick Hammond, ancien directeur du football du Celtic Glasgow – mais surtout réputé pour avoir guidé Reading à ce poste jusqu’à l’élite pour la première fois de son histoire en 2006 –, qui mènera comme consultant une « mission impossible ». À savoir : améliorer l’effectif dans toutes les lignes sans alourdir exagérément la masse salariale au cas où un passage par l’étage inférieur s’avérerait inéluctable.

L’incertitude sportive contraindra sans doute les Magpies à procéder davantage par prêts avec option d’achat que par transferts secs, mais le contexte actuel, alourdi par la résurgence des cas de Covid-19, pourrait aussi compliquer les négociations. Avec la multiplication des reports de matches pour des raisons sanitaires dans le football anglais, qui sera leur terrain de chasse prioritaire, les équipes pourraient être réticentes à laisser partir des joueurs, même peu utilisés, d’autant que se profile la Coupe d’Afrique des nations qui va aussi tailler dans les effectifs de l’élite anglaise.

Les besoins sont clairement identifiés : un défenseur central bon relanceur, un arrière latéral offensif et un milieu axial au minimum pour accroître les chances de maintien. Un meneur de jeu et un buteur seraient également bienvenus.

Des internationaux hors de portée

Des noms circulent immanquablement, comme l’international anglais Kieran Trippier (Atlético Madrid) ou l’international français Lucas Digne (Everton) pour le poste de latéral, ou encore le pensionnaire de Ligue 1 française Sven Botman (Lille) dans l’axe. On voit cependant mal ce qui les inciterait à s’engager durablement avec Newcastle à ce stade de la saison, au risque d’évoluer en Championship (D2) la saison prochaine, année de Coupe du monde...

Il faudra sans doute se rabattre sur des joueurs en mal de temps de jeu ou en fin de contrat à l’été prochain, comme le Gallois Joe Rodon (Tottenham), l’ancien international anglais James Tarkowski (Burnley), Mason Holgate (Everton), voire Lloyd Kelly, qui évolue en Championship à Bournemouth, où Eddie Howe, l’entraîneur de Newcastle, l’avait recruté. Au milieu, le meneur de jeu gallois Aaron Ramsey, sur qui la Juventus ne compte plus depuis belle lurette, semble une cible un peu ambitieuse, de même que Ross Barkley qui cire le banc à Chelsea, alors qu’Arsenal pourrait être tenté de céder dès janvier prochain le joueur égyptien Mohammad Elneny, plutôt que de le voir partir libre cet été.

Des noms qui ne soulèveront pas l’enthousiasme, mais qui seraient déjà de vrais renforts dans un effectif géré trop souvent à l’économie par le propriétaire précédent, le milliardaire Mike Ashley, et qui aura besoin de bien plus d’une fenêtre de transferts pour grimper dans la hiérarchie.

Source : AFP

Racheté en octobre dernier par de richissimes propriétaires saoudiens, Newcastle se voyait déjà comme une future grande puissance du football anglais sur le marché des transferts. Mais sa situation sportive et le contexte autour du mercato d’hiver ont sérieusement refroidi les espoirs.« Yesssssssss. On peut enfin oser espérer à nouveau », avait tweeté, le jour du rachat, Alan Shearer, symbole de la dernière période glorieuse du club du nord de l’Angleterre, quand il jouait le podium au milieu des années 1990 et au tout début des années 2000. Les supporteurs, eux, imaginaient une trajectoire à la Chelsea ou Manchester City, propulsés au sommet en l’espace de quelques mois, à coups de dizaines de millions d’euros, par de nouveaux propriétaires.Mais même si Newcastle vient de prendre un point face à...
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